L’assurance-emploi au Canada : fonctionnement, admissibilité et prestations

L’assurance-emploi (AE) est le filet de sécurité social le plus important au Canada — mais son fonctionnement (admissibilité, calcul, types de prestations) reste mal compris par beaucoup de travailleurs. En 2026, l’AE verse 55 % de votre rémunération hebdomadaire moyenne assurable, jusqu’à un maximum de 729 $ par semaine (basé sur un revenu maximal assurable de 68 900 $). Pour y être admissible aux prestations régulières, vous devez avoir perdu votre emploi sans en être responsable et avoir accumulé entre 420 et 700 heures assurables dans les 52 dernières semaines — le seuil exact dépend du taux de chômage de votre région. Les prestations régulières durent de 14 à 45 semaines. Au-delà des prestations régulières (perte d’emploi), l’AE offre aussi des prestations de maladie (jusqu’à 26 semaines), de proche aidant et de compassion. Particularité importante au Québec : les prestations de maternité, paternité et parentales relèvent du RQAP, pas de l’AE — c’est pourquoi les Québécois cotisent à un taux réduit (1,32 % vs 1,66 % ailleurs). Points souvent ignorés : les prestations sont entièrement imposables (feuillet T4E), et il existe une règle de récupération qui oblige les hauts revenus (au-delà d’environ 73 500 $ de revenu net) à rembourser une partie des prestations reçues. Les travailleurs autonomes peuvent adhérer volontairement, mais seulement aux prestations spéciales. Ce guide vous explique tout le fonctionnement de l’AE, clairement et avec les chiffres 2026.

Comprendre l’assurance-emploi avant d’en avoir besoin, c’est s’assurer de pouvoir s’en prévaloir pleinement le moment venu. Que vous soyez salarié, travailleur autonome, ou simplement soucieux de connaître vos protections, ce guide démystifie un programme essentiel mais complexe.

Si vous venez de perdre votre emploi, consultez aussi notre guide pratique sur comment protéger ses finances en cas de perte d’emploi, qui complète celui-ci avec un plan d’action concret.

Sommaire

Qu’est-ce que l’assurance-emploi

L’assurance-emploi (AE) est un programme fédéral d’assurance sociale qui fournit un soutien au revenu temporaire aux Canadiens dans plusieurs situations :

  • Perte d’emploi sans faute de leur part (prestations régulières)
  • Incapacité de travailler en raison de maladie ou de blessure (prestations de maladie)
  • Besoin de s’occuper d’un proche gravement malade (prestations de proche aidant / compassion)
  • Au Québec : maternité, paternité et congé parental sont couverts par le RQAP, pas par l’AE

Comment l’AE est financée. L’AE est financée par les cotisations des travailleurs et des employeurs, prélevées directement sur la paie. En 2026 :

Cotisation Hors Québec Québec
Taux de l’employé 1,66 % (environ) 1,32 % (environ)
Maximum de la rémunération assurable 68 900 $ 68 900 $

Pourquoi les Québécois cotisent moins. Au Québec, les prestations de maternité, paternité et parentales sont couvertes par le RQAP (un régime provincial distinct), et non par l’AE fédérale. Comme l’AE n’a pas à couvrir ces prestations au Québec, le taux de cotisation des travailleurs québécois est réduit (1,32 % au lieu de 1,66 %). Les Québécois cotisent donc séparément au RQAP pour le volet parental.

Une fois le maximum atteint. Les retenues d’AE cessent une fois que vos gains assurables cumulés atteignent 68 900 $ dans l’année. Vos derniers chèques de paie de l’année (si vous gagnez plus) n’auront aucune retenue d’AE — ce qui donne un salaire net légèrement plus élevé en fin d’année.

L’idée à intégrer : l’AE n’est pas une « aide sociale » — c’est une assurance que vous payez à chaque paie pendant que vous travaillez. Vous y avez droit parce que vous avez cotisé, exactement comme une assurance habitation à laquelle vous faites une réclamation après un sinistre. Il ne faut donc avoir aucune hésitation ni gêne à réclamer ce à quoi vous avez droit en cas de perte d’emploi ou de maladie. C’est précisément la fonction du système : vous soutenir dans les moments difficiles, financé par vos propres cotisations accumulées.

Les critères d’admissibilité

Pour recevoir des prestations régulières de l’AE (en cas de perte d’emploi), vous devez remplir plusieurs conditions.

Les critères de base :

  • Vous occupiez un emploi assurable (la plupart des emplois salariés le sont)
  • Vous avez perdu votre emploi sans en être responsable (mise à pied, abolition de poste, fin de contrat, manque de travail)
  • Vous êtes sans travail et sans rémunération pendant au moins 7 jours consécutifs (sauf exception)
  • Vous avez accumulé assez d’heures assurables dans la période de référence (voir section 3)
  • Vous êtes prêt, disposé et capable de travailler chaque jour
  • Vous cherchez activement un emploi (et conservez vos preuves de recherche)

Les situations où vous pourriez NE PAS être admissible :

  • Vous avez quitté volontairement votre emploi sans motif valable
  • Vous avez été congédié pour inconduite
  • Vous êtes en arrêt de travail dû à un conflit collectif (grève, lock-out)
  • Vous n’avez pas accumulé assez d’heures assurables

Le cas du départ volontaire. Si vous quittez votre emploi de votre propre initiative, vous n’êtes généralement pas admissible aux prestations régulières — sauf si vous aviez un motif valable (« juste cause ») reconnu, comme du harcèlement, des conditions de travail dangereuses, une obligation de suivre un conjoint qui déménage, ou d’autres situations précises. Si vous envisagez de démissionner, sachez que cela peut compromettre votre admissibilité à l’AE.

Conseil important : même si vous doutez de votre admissibilité, faites quand même votre demande. Service Canada déterminera si vous êtes admissible — vous ne perdez rien à essayer, et vous pourriez être admissible même dans des situations ambiguës. Ne présumez pas que vous n’y avez pas droit.

Les heures assurables requises

L’un des critères les plus importants — et les plus mal compris — est le nombre d’heures d’emploi assurable que vous devez avoir accumulées.

La règle générale : vous devez avoir travaillé entre 420 et 700 heures assurables au cours des 52 dernières semaines (ou depuis votre dernière demande d’AE, selon la plus courte période). Le seuil exact dépend du taux de chômage de votre région économique.

Taux de chômage régional Heures assurables requises (approximatif)
Élevé (région avec beaucoup de chômage) Moins d’heures requises (vers 420 heures)
Faible (région avec peu de chômage) Plus d’heures requises (vers 700 heures)

La logique : dans une région où le chômage est élevé, il est plus difficile de retrouver un emploi, donc le seuil d’admissibilité est abaissé (moins d’heures requises) et la durée des prestations est généralement plus longue. À l’inverse, dans une région prospère où les emplois abondent, le seuil est plus élevé.

Comment trouver votre seuil exact. Le taux de chômage est déterminé par région économique (votre code postal détermine votre région). Service Canada met à jour ces taux mensuellement. Au moment de votre demande, le système calcule automatiquement le seuil applicable selon votre région et le taux de chômage en vigueur.

Qu’est-ce qu’une « heure assurable » ? Ce sont les heures pour lesquelles vous avez touché une rémunération assurable et payé des cotisations d’AE. La plupart des heures de travail salarié sont assurables. Les heures supplémentaires, congés payés et certains autres types de rémunération comptent aussi.

Comment sont calculées vos prestations

Le calcul de vos prestations hebdomadaires suit une formule précise.

Le taux de base : 55 %. Pour la plupart des gens, l’AE verse 55 % de votre rémunération hebdomadaire assurable moyenne, jusqu’au maximum de 729 $/semaine en 2026.

La méthode des « meilleures semaines ». Pour calculer votre rémunération hebdomadaire moyenne, Service Canada utilise vos meilleures semaines de rémunération (celles où vous avez gagné le plus) dans votre période de référence. Le nombre de meilleures semaines utilisé varie de 14 à 22 selon le taux de chômage de votre région.

Le calcul en 3 étapes :

  1. On additionne votre rémunération assurable de vos meilleures semaines
  2. On divise ce total par le nombre de meilleures semaines (14 à 22 selon votre région)
  3. On multiplie le résultat par 55 %

Exemple concret. Salaire de 55 000 $/an, 52 semaines travaillées, région de Québec métropolitain :

  • Rémunération hebdomadaire moyenne : 55 000 $ ÷ 52 = ~1 058 $
  • Prestation hebdomadaire : 1 058 $ × 55 % = ~582 $/semaine
  • Durée estimée : ~36 semaines
  • Total potentiel : ~20 952 $ sur la période
Salaire annuel Prestation hebdomadaire (55 %)
35 000 $ ~370 $/semaine
45 000 $ ~476 $/semaine
55 000 $ ~582 $/semaine
68 900 $ et plus 729 $/semaine (maximum)

Le supplément familial. Si votre revenu familial net annuel est de 25 921 $ ou moins, que vous avez au moins un enfant de moins de 18 ans, et que vous ou votre conjoint recevez l’Allocation canadienne pour enfants, vous pourriez recevoir un supplément familial qui augmente votre taux de prestation au-delà de 55 %. Ce supplément est ajouté automatiquement si vous y êtes admissible.

La durée des prestations régulières. Elle varie de 14 à 45 semaines, selon le taux de chômage régional et le nombre d’heures assurables accumulées. Plus vous avez d’heures et plus le chômage régional est élevé, plus la durée est longue.

Les différents types de prestations

L’AE ne se limite pas aux prestations en cas de perte d’emploi. Voici les principaux types de prestations offerts.

Type de prestation Pour qui Durée maximale
Régulières Perte d’emploi sans faute (mise à pied, fin de contrat) 14 à 45 semaines
Maladie Incapacité de travailler pour raisons médicales (maladie, blessure, quarantaine) Jusqu’à 26 semaines
Proche aidant (enfant gravement malade) S’occuper d’un enfant gravement malade ou blessé Jusqu’à 35 semaines
Proche aidant (adulte gravement malade) S’occuper d’un adulte gravement malade ou blessé Jusqu’à 15 semaines
Compassion (fin de vie) S’occuper d’un proche en fin de vie Jusqu’à 26 semaines
Maternité / paternité / parentales Au Québec : couvert par le RQAP, pas l’AE. Ailleurs au Canada : par l’AE Variable (voir RQAP au Québec)

Les prestations de maladie. Si vous ne pouvez pas travailler pour des raisons médicales (maladie, blessure, quarantaine), vous pouvez recevoir des prestations de maladie de l’AE pendant jusqu’à 26 semaines (la durée a été prolongée de 15 à 26 semaines depuis décembre 2022). Vous devez fournir un certificat médical attestant votre incapacité de travailler.

Le cas particulier du Québec pour le parental. Rappelons-le : au Québec, les prestations de maternité, paternité et parentales ne passent pas par l’AE mais par le RQAP. Si vous attendez un enfant au Québec, c’est au RQAP que vous devez vous adresser, pas à l’AE.

Le programme de Travail partagé. Moins connu : ce programme aide les employeurs et travailleurs faisant face à une baisse temporaire d’activité. Plutôt que de mettre à pied des employés, l’employeur réduit les heures de tous, et l’AE compense partiellement la perte de revenu. C’est une alternative à la mise à pied qui préserve les emplois.

L’imposition et la règle de récupération

Deux aspects fiscaux importants à connaître sur l’AE — souvent source de mauvaises surprises.

Les prestations d’AE sont imposables. Toutes les prestations d’AE (régulières, maladie, etc.) constituent un revenu imposable. Service Canada effectue une retenue d’impôt à la source sur vos versements, et vous recevez un feuillet T4E pour votre déclaration de revenus.

Le piège de la retenue insuffisante. La retenue à la source sur l’AE peut être insuffisante si vous avez d’autres revenus dans l’année (par exemple, un salaire gagné avant la perte d’emploi, ou une indemnité de départ). Quand tous vos revenus sont additionnés dans votre déclaration, vous pourriez avoir un solde d’impôt à payer au printemps. Prévoyez ce scénario, surtout si vous avez touché un revenu important plus tôt dans l’année.

La règle de récupération (clawback). Voici un aspect que beaucoup ignorent : si votre revenu net annuel dépasse environ 73 500 $, vous devez rembourser 30 % du montant de vos prestations régulières qui dépassent ce seuil, jusqu’à concurrence du total reçu. Cette récupération est calculée dans votre déclaration de revenus annuelle.

Qui est concerné par le clawback ? Principalement les personnes qui ont reçu de l’AE mais qui ont aussi gagné un revenu élevé la même année (par exemple, perte d’emploi en fin d’année après plusieurs mois de salaire élevé, ou retour rapide à un emploi bien rémunéré). La récupération ne s’applique généralement pas aux prestations spéciales (maladie, parentales) ni aux personnes qui touchent l’AE pour la première fois en plusieurs années.

Le réflexe à adopter : dès que vous commencez à recevoir l’AE, mettez de côté une portion de chaque versement pour anticiper l’impôt — particulièrement si vous avez eu (ou prévoyez avoir) un revenu d’emploi significatif la même année. Si votre revenu annuel total risque de dépasser 73 500 $, soyez encore plus prudent à cause de la règle de récupération. Une bonne règle : réservez 10-20 % de vos prestations dans un compte séparé. Si vous n’avez finalement rien à payer, c’est une épargne bonus; sinon, l’argent est là sans stress au moment de la déclaration.

Les erreurs à éviter

Erreur 1 — Présumer qu’on n’est pas admissible. Beaucoup de gens ne font pas de demande parce qu’ils croient (à tort) ne pas être admissibles. Faites toujours votre demande — c’est à Service Canada de déterminer votre admissibilité. Vous pourriez avoir droit à des prestations même dans des situations ambiguës.

Erreur 2 — Tarder à faire sa demande. Faites votre demande dès la fin de votre emploi, sans attendre. Un délai trop long peut retarder vos prestations, voire en faire perdre. Vous pouvez faire la demande même sans avoir reçu votre relevé d’emploi.

Erreur 3 — Quitter volontairement son emploi sans réaliser l’impact. Démissionner sans motif valable reconnu vous rend généralement inadmissible aux prestations régulières. Si vous envisagez de quitter votre emploi, comprenez les conséquences sur votre admissibilité à l’AE avant d’agir.

Erreur 4 — Oublier de remplir ses déclarations bimensuelles. Une fois vos prestations établies, vous devez remplir des déclarations toutes les deux semaines pour confirmer votre situation et continuer à recevoir vos versements. Oublier ces déclarations interrompt vos paiements.

Erreur 5 — Ne pas déclarer ses gains pendant les prestations. Si vous travaillez à temps partiel pendant que vous recevez l’AE, vous devez déclarer ces gains. Une partie peut être conservée (selon les règles de l’AE), mais ne pas déclarer constitue une fraude qui peut entraîner des pénalités et l’obligation de rembourser.

Erreur 6 — Ignorer la règle de récupération. Si votre revenu annuel dépasse ~73 500 $, vous devrez rembourser 30 % des prestations excédentaires. Beaucoup de gens sont surpris par ce remboursement au moment de leur déclaration. Anticipez-le si votre revenu total de l’année est élevé.

Erreur 7 — Ne pas mettre d’impôt de côté. Les prestations sont imposables et la retenue à la source est souvent insuffisante. Combiné à d’autres revenus de l’année, cela peut créer un solde d’impôt à payer. Réservez 10-20 % de vos prestations en prévision pour éviter la mauvaise surprise.

Questions fréquentes

Combien d’heures faut-il pour être admissible à l’assurance-emploi ?

Entre 420 et 700 heures assurables accumulées dans les 52 dernières semaines, selon le taux de chômage de votre région économique. Dans une région à fort chômage, le seuil est plus bas (vers 420 heures); dans une région prospère, il est plus élevé (vers 700 heures). Service Canada calcule automatiquement le seuil applicable selon votre code postal et le taux de chômage en vigueur au moment de votre demande.

Combien vais-je recevoir en prestations d’AE ?

Pour la plupart des gens, 55 % de votre rémunération hebdomadaire assurable moyenne, jusqu’à un maximum de 729 $/semaine en 2026 (revenu max assurable de 68 900 $). Le calcul utilise vos « meilleures semaines » de rémunération (14 à 22 selon votre région). Par exemple, un salaire de 55 000 $/an donne environ 582 $/semaine. Si votre revenu familial est très faible et que vous avez des enfants, un supplément familial peut augmenter ce montant.

Pourquoi les Québécois cotisent-ils moins à l’AE ?

Parce qu’au Québec, les prestations de maternité, paternité et parentales sont couvertes par le RQAP (régime provincial), pas par l’AE fédérale. Comme l’AE n’a pas à financer ces prestations au Québec, le taux de cotisation des travailleurs québécois est réduit (environ 1,32 % vs 1,66 % ailleurs). En contrepartie, les Québécois cotisent séparément au RQAP pour le volet parental.

Puis-je recevoir l’AE si je démissionne ?

Généralement non. Quitter volontairement son emploi sans motif valable reconnu vous rend inadmissible aux prestations régulières. Il existe des exceptions pour « juste cause » (harcèlement, conditions dangereuses, suivre un conjoint qui déménage, etc.). Si vous démissionnez, votre admissibilité sera évaluée au cas par cas. En cas de doute, faites quand même la demande — Service Canada déterminera votre admissibilité.

Les travailleurs autonomes ont-ils droit à l’AE ?

Les travailleurs autonomes ne sont pas automatiquement couverts, mais peuvent s’inscrire volontairement au programme spécial de l’AE pour travailleurs indépendants. Après 12 mois de participation et de cotisations, ils ont accès aux prestations spéciales (maladie, maternité, parentales, proche aidant, compassion) — mais pas aux prestations régulières de chômage. C’est une protection à considérer pour les autonomes, surtout en prévision d’une maladie ou d’un congé parental (hors RQAP).

Les prestations d’AE sont-elles imposables ?

Oui, entièrement. Toutes les prestations d’AE sont un revenu imposable. Service Canada retient un impôt à la source, mais cette retenue peut être insuffisante si vous avez d’autres revenus dans l’année. Vous recevez un feuillet T4E pour votre déclaration. De plus, si votre revenu net annuel dépasse environ 73 500 $, une règle de récupération vous oblige à rembourser 30 % des prestations régulières excédentaires.

Combien de temps puis-je recevoir des prestations de maladie de l’AE ?

Jusqu’à 26 semaines (la durée a été prolongée de 15 à 26 semaines depuis décembre 2022). Les prestations de maladie sont versées au taux de 55 % de votre rémunération hebdomadaire assurable moyenne, jusqu’au maximum de 729 $/semaine en 2026. Vous devez fournir un certificat médical attestant votre incapacité de travailler pour des raisons médicales. C’est une protection utile si vous tombez malade et que vous n’avez pas (ou plus) d’assurance salaire par votre employeur.

Sources officielles


Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil personnalisé. Les taux, montants, seuils et règles de l’assurance-emploi correspondent à 2026 et peuvent évoluer. Votre admissibilité et le montant de vos prestations dépendent de votre situation précise — faites votre demande auprès de Service Canada, qui déterminera vos droits exacts. Pour en savoir plus sur notre démarche, consultez notre méthodologie éditoriale.