Le crédit d’impôt pour proche aidant au Québec et au Canada

Si vous prenez soin d’un proche en perte d’autonomie ou vivant avec une déficience, vous pourriez avoir droit à deux crédits d’impôt distincts et cumulables — un fédéral et un provincial — mais leur nature fiscale est fondamentalement différente : l’un ne réduit que l’impôt que vous devez déjà payer, l’autre vous verse de l’argent même si vous n’avez aucun impôt à payer. Au fédéral, le crédit canadien pour aidant naturel est un crédit non remboursable : il diminue ou annule votre impôt à payer, mais si vous n’en devez pas, vous ne recevez rien. Au Québec, le crédit d’impôt pour personnes aidantes est remboursable : vous le recevez même sans impôt à payer, ce qui en fait une aide bien plus accessible pour les proches aidants à faible revenu. Le crédit québécois se décline en deux volets : le premier pour les personnes aidant un proche de 18 ans ou plus ayant une déficience grave et prolongée, le second pour celles cohabitant avec un proche de 70 ans ou plus sans déficience particulière. Chaque volet a ses propres conditions de cohabitation, de durée d’aide, et ses propres montants. Ce guide démêle ces deux mesures pour vous aider à réclamer ce à quoi votre rôle de proche aidant vous donne droit.

Être proche aidant représente un engagement de temps, d’énergie et souvent de ressources financières considérable, rarement compensé à sa juste valeur. Deux mesures fiscales existent pour reconnaître ce rôle — une fédérale, une provinciale — mais leurs règles d’admissibilité et leur fonctionnement diffèrent suffisamment pour créer de la confusion, surtout chez les personnes qui découvrent ce rôle du jour au lendemain, sans y être préparées. Ce guide clarifie les deux crédits pour vous aider à ne rien laisser sur la table.

Note : les montants et seuils indiqués reflètent l’année d’imposition 2026 et sont indexés annuellement. Pour vos montants exacts, consultez les sites de l’Agence du revenu du Canada et de Revenu Québec.

Sommaire

Deux mesures distinctes : remboursable et non remboursable

Avant d’entrer dans les détails de chaque crédit, il faut comprendre une distinction fiscale fondamentale qui change tout pour beaucoup de proches aidants.

La différence cruciale : remboursable vs non remboursable. Un crédit d’impôt non remboursable ne fait que réduire ou annuler l’impôt que vous devez déjà payer — s’il dépasse votre impôt à payer, ou si vous n’en devez pas, l’excédent est simplement perdu. Un crédit remboursable, à l’inverse, vous est versé en argent même si vous ne payez aucun impôt, exactement comme un remboursement.

Où se situe chaque crédit. Le crédit canadien pour aidant naturel (fédéral) est non remboursable. Le crédit d’impôt pour personnes aidantes du Québec est remboursable. Cette différence a un impact énorme selon votre situation : un proche aidant à la retraite avec un revenu modeste, qui paie peu ou pas d’impôt fédéral, pourrait ne tirer aucun bénéfice concret du crédit fédéral, alors que le crédit québécois lui serait tout de même versé intégralement.

Les deux crédits sont cumulables. Comme pour d’autres mesures fiscales à double palier, vous pouvez généralement réclamer les deux crédits pour la même personne aidée, puisqu’ils relèvent de paliers d’imposition distincts (fédéral et provincial), avec des critères d’admissibilité qui se recoupent sans être identiques.

L’historique récent du crédit fédéral. Le crédit canadien pour aidant naturel a remplacé, depuis quelques années, trois anciens crédits fédéraux distincts (le crédit pour personne à charge ayant une déficience, le crédit pour aidant naturel, et le crédit d’impôt pour aidants familiaux), simplifiant en principe le système. Si vous avez entendu parler de l’un de ces anciens noms par une connaissance ou un article plus ancien, sachez qu’ils ont été fusionnés dans la mesure actuelle.

L’idée à intégrer : la distinction entre crédit remboursable et non remboursable n’est pas un détail technique secondaire — c’est souvent ce qui détermine si l’aide fiscale se traduit en argent réel dans vos poches ou reste une ligne théorique sur votre déclaration. Beaucoup de proches aidants, en particulier les retraités à revenu modeste qui prennent soin d’un conjoint ou d’un parent âgé, découvrent avec déception que le crédit fédéral ne leur apporte rien de concret parce qu’ils ne paient déjà pas ou peu d’impôt fédéral. Le réflexe à adopter : ne présumez jamais qu’un crédit d’impôt se traduit automatiquement en argent. Vérifiez toujours s’il est remboursable, et si ce n’est pas le cas, assurez-vous d’avoir suffisamment d’impôt à payer pour en tirer un avantage réel — sinon, concentrez vos démarches sur les mesures remboursables, comme le crédit québécois, qui vous seront versées peu importe votre situation fiscale.

Le crédit canadien pour aidant naturel (fédéral)

Voyons en détail la mesure fédérale, qui s’applique dans toutes les provinces canadiennes.

Qui peut le demander. Vous pouvez demander le crédit canadien pour aidant naturel si vous subvenez aux besoins de votre époux ou conjoint de fait ayant une infirmité mentale ou physique, ou si l’une des personnes suivantes est à votre charge en raison d’une telle infirmité : votre enfant ou petit-enfant, ou celui de votre conjoint; votre parent, grand-parent, frère, sœur, tante, oncle, nièce ou neveu (ou celui de votre conjoint), s’il a résidé au Canada à un moment de l’année.

La définition de « à votre charge ». Une personne est considérée comme étant à votre charge si elle compte régulièrement et constamment sur vous pour subvenir à ses besoins essentiels (nourriture, logement, habillement). Point important : vous n’avez pas besoin de cohabiter avec cette personne ni de remplir une exigence de durée minimale pour ce crédit fédéral, contrairement au crédit québécois.

Les deux montants du crédit. Le crédit est calculé selon deux montants distincts, indexés annuellement :

  • Un montant supérieur, applicable à l’égard d’un proche admissible (généralement un adulte à charge)
  • Un montant inférieur, applicable à l’égard d’un enfant du particulier (ou de son conjoint) âgé de moins de 18 ans ayant une déficience

La réduction selon le revenu de la personne aidée. Le crédit est réduit progressivement à mesure que le revenu net de la personne à charge augmente au-delà d’un premier seuil, et devient nul une fois un second seuil, plus élevé, atteint. Ces deux seuils sont indexés chaque année.

La preuve médicale requise. L’Agence du revenu du Canada pourrait demander une note signée par un professionnel de la santé attestant la nature de la déficience, la date où elle a commencé, et sa durée prévue. Cette note n’est pas nécessaire si l’ARC dispose déjà d’un formulaire T2201 approuvé (Certificat pour le crédit d’impôt pour personnes handicapées) pour la période concernée — un document qui, une fois accepté pour une atteinte permanente, demeure valide pour les années subséquentes.

Une seule demande par personne aidée. Une seule demande de ce crédit peut être faite par personne aidée. S’il y a plus d’un proche aidant pour la même personne, le montant peut être divisé ou transféré entre eux — une situation à clarifier avec un professionnel si plusieurs membres de la famille partagent le rôle d’aidant.

Le crédit québécois pour personnes aidantes

Passons maintenant à la mesure provinciale, généralement plus accessible grâce à son caractère remboursable, mais avec des conditions distinctes.

Deux volets bien distincts. Le crédit d’impôt du Québec pour personnes aidantes se divise en deux volets, chacun avec ses propres critères :

  • Volet 1 : pour la personne qui prend soin d’une personne de 18 ans ou plus atteinte d’une déficience grave et prolongée, ayant besoin d’aide pour accomplir une activité courante de la vie quotidienne (cohabitation requise ou non, avec des montants différents selon le cas)
  • Volet 2 : pour la personne qui cohabite avec un proche (autre que son conjoint) âgé de 70 ans ou plus, sans qu’une déficience grave et prolongée soit nécessaire

La structure du volet 1. Ce volet comporte deux composantes : un montant universel versé si vous cohabitez avec la personne aidée dans un même établissement domestique, et un montant additionnel réductible versé même sans cohabitation, mais qui diminue selon certains facteurs. Combinés, ces deux montants peuvent porter l’aide totale du volet 1 à un niveau substantiel pour une année complète d’assistance.

La structure du volet 2. Ce volet offre un montant universel pour la personne aidante qui soutient et cohabite avec un proche aîné admissible de 70 ans ou plus. Contrairement au volet 1, aucune déficience n’est exigée : l’âge et la cohabitation suffisent, avec l’exigence d’assistance dans les activités courantes de la vie quotidienne.

Qui peut être la personne aidée. Pour le volet 1, la personne aidée peut être le conjoint, un parent, un grand-parent, un enfant, un petit-enfant, un frère, une sœur, un oncle, une tante, un neveu, une nièce, ou une autre personne sans lien de parenté (avec certificat médical à l’appui attestant l’aide continue apportée).

L’exclusion des résidences et établissements de santé. Un point crucial et souvent source de déception : si la personne aidée réside dans une résidence privée pour aînés (RPA) ou dans une installation du réseau public (comme un CHSLD), vous ne pouvez pas demander ce crédit. La mesure vise spécifiquement le soutien à domicile.

L’interdiction de rémunération. Vous ne pouvez pas bénéficier de ce crédit si vous avez reçu, ou pouvez raisonnablement vous attendre à recevoir, une rémunération sous quelque forme que ce soit pour l’aide que vous apportez. Le crédit vise le soutien familial et communautaire non rémunéré, pas les services professionnels payés.

Les conditions de cohabitation et de durée

Le crédit québécois impose des exigences précises de durée et de cohabitation, souvent mal comprises. Voici comment elles fonctionnent réellement.

La règle des 365 jours et des 183 jours. Pour les deux volets du crédit québécois, vous devez généralement avoir cohabité avec la personne aidée (volet 2) ou lui avoir apporté de l’aide (volet 1) pendant une période consécutive minimale de 365 jours, incluant au moins 183 jours durant l’année d’imposition pour laquelle vous réclamez le crédit. Cette période peut chevaucher deux années civiles.

Pourquoi cette règle existe. L’objectif est de s’assurer que le crédit reconnaît un rôle de proche aidant soutenu et continu, plutôt qu’une aide ponctuelle ou temporaire. Une aide de quelques semaines ou même de quelques mois, sans atteindre ce seuil cumulatif, ne donne généralement pas droit au crédit.

Le cas particulier du volet 1 sans cohabitation. Rappelons que le volet 1 offre un montant réductible même sans cohabitation, à condition de respecter la même exigence de durée d’aide continue. C’est une distinction importante pour les proches aidants qui soutiennent un parent ou un enfant adulte vivant dans un logement séparé, mais qui leur consacrent néanmoins un temps et une aide considérables et réguliers.

Ce qui compte comme cohabitation. Pour le volet 1 avec cohabitation et pour le volet 2, vous devez avoir habité, avec la personne aidée, dans une maison dont vous, votre conjoint, la personne aidée ou son conjoint étiez propriétaire ou locataire. Ce n’est pas une cohabitation informelle ou temporaire qui suffit — la résidence partagée doit être établie sur cette base.

Le double emploi interdit. Vous ne pouvez pas demander ce crédit d’impôt pour une même personne si vous demandez, pour cette même personne, le crédit d’impôt pour relève bénévole ou le crédit d’impôt pour répit à un aidant naturel. Ces mesures sont mutuellement exclusives pour une même personne aidée dans une même année.

Comment réclamer les deux crédits

Voyons maintenant la démarche concrète pour réclamer chacune de ces mesures.

Le crédit fédéral : l’annexe 5. Pour réclamer le crédit canadien pour aidant naturel, vous devez remplir l’annexe 5, Montants pour époux ou conjoint de fait et les personnes à charge, afin de calculer les montants auxquels vous avez droit, puis reporter les résultats aux lignes appropriées de votre déclaration fédérale.

Le crédit québécois : l’annexe H. Pour réclamer le crédit d’impôt pour personnes aidantes, vous devez remplir l’annexe H jointe à votre déclaration de revenus du Québec, dans laquelle vous attestez que vous respectez la période de cohabitation ou de soutien exigée, et fournissez les renseignements sur la personne aidée.

Les formulaires additionnels possibles au Québec. Selon votre situation, des formulaires supplémentaires peuvent être requis :

  • TP-752.0.14, Attestation de déficience : requis pour confirmer qu’en raison d’une déficience grave et prolongée, la personne aidée a besoin d’aide pour réaliser une activité courante (volet 1)
  • TP-1029.AN.AV, Attestation d’assistance soutenue : requis si la personne aidée n’a pas de lien de parenté avec vous

Les pièces justificatives à conserver. Vous devrez fournir des pièces justificatives dans certaines situations, notamment si la personne aidée est atteinte d’une déficience. Conservez tous les documents pertinents (attestations, certificats médicaux, preuves de cohabitation) même si vous n’avez pas à les transmettre immédiatement avec votre déclaration.

Le certificat pour personnes handicapées, un atout multi-usage. Si vous obtenez le formulaire T2201 approuvé pour la personne que vous aidez, ce document sert non seulement pour le crédit fédéral pour aidant naturel, mais peut aussi appuyer d’autres crédits d’impôt liés à une déficience, tant au fédéral qu’au provincial. C’est souvent une démarche à entreprendre en priorité si l’admissibilité est probable.

Combiner les mesures et éviter les pièges

Voici comment penser stratégiquement à l’ensemble de ces mesures, pour maximiser ce à quoi vous avez droit sans commettre d’erreur.

Commencez par vérifier votre admissibilité aux deux niveaux. Ne présumez jamais qu’un seul des deux crédits s’applique à votre situation. Un proche aidant qui cohabite avec un parent de 72 ans en perte d’autonomie légère, par exemple, pourrait être admissible au volet 2 québécois (âge 70 ans et plus, sans déficience requise) tout en n’étant peut-être pas admissible au crédit fédéral si le parent ne répond pas à la définition d’une infirmité reconnue. Chaque situation mérite une vérification distincte pour chaque mesure.

Priorisez le crédit remboursable si votre impôt à payer est limité. Si vous êtes vous-même à la retraite ou avez un revenu modeste, concentrez vos efforts sur le crédit québécois (remboursable), qui vous procurera un bénéfice concret peu importe votre situation fiscale, plutôt que sur le crédit fédéral qui pourrait rester sans effet si vous ne payez pas assez d’impôt.

Envisagez le partage entre plusieurs aidants. Si plusieurs membres de la famille se partagent le rôle de proche aidant pour une même personne, discutez ensemble de la répartition du crédit (au fédéral, le montant peut être divisé ou transféré). Une mauvaise coordination pourrait faire perdre une partie de l’aide fiscale à laquelle la famille aurait droit collectivement.

Obtenez les documents médicaux tôt. Que ce soit le formulaire T2201 fédéral ou l’attestation de déficience TP-752.0.14 québécoise, ces démarches auprès d’un professionnel de la santé peuvent prendre du temps. N’attendez pas la période de production des déclarations pour entamer ces démarches si vous savez déjà qu’elles seront nécessaires.

Envisagez un accompagnement professionnel. Étant donné la complexité des critères (cohabitation, durée, déficience, revenu de la personne aidée), il peut être judicieux de consulter un comptable ou un fiscaliste, surtout la première année où vous réclamez ces crédits, pour vous assurer de bien structurer votre demande et d’éviter un refus évitable.

Le réflexe à adopter : si vous devenez proche aidant, que ce soit soudainement (accident, diagnostic) ou progressivement (perte d’autonomie graduelle d’un parent âgé), notez dès le départ la date de début de votre rôle d’aide et, le cas échéant, de votre cohabitation. La règle des 365 jours consécutifs dont 183 dans l’année civile peut faire la différence entre l’admissibilité et le refus d’un crédit qui, autrement, vous serait dû. Tenir un registre simple — dates, nature de l’aide apportée, absence de rémunération reçue — vous évitera bien des complications au moment de remplir vos déclarations, et vous permettra de répondre rapidement si Revenu Québec ou l’ARC demande des pièces justificatives.

Les erreurs à éviter

Erreur 1 — Présumer qu’un crédit non remboursable vous rapportera de l’argent. Le crédit fédéral pour aidant naturel ne réduit que l’impôt que vous devez déjà. Si vous ne payez pas ou peu d’impôt fédéral, ce crédit pourrait n’avoir aucun effet concret. Vérifiez votre situation fiscale avant de compter sur ce montant.

Erreur 2 — Réclamer le crédit québécois pour une personne en RPA ou en CHSLD. Le crédit d’impôt pour personnes aidantes du Québec exclut spécifiquement les personnes résidant dans une résidence privée pour aînés ou dans une installation du réseau public. Vérifiez le lieu de résidence de la personne aidée avant de réclamer.

Erreur 3 — Sous-estimer l’exigence de durée. La règle des 365 jours consécutifs, dont 183 dans l’année d’imposition, est stricte pour le crédit québécois. Une aide de quelques mois seulement, même intensive, pourrait ne pas être admissible. Documentez la durée de votre rôle d’aidant dès le début.

Erreur 4 — Réclamer le crédit tout en étant rémunéré pour l’aide apportée. Le crédit québécois pour personnes aidantes est exclu si vous recevez ou pouvez raisonnablement vous attendre à recevoir une rémunération pour cette aide. Un aidant familial rémunéré via un programme gouvernemental de soutien à domicile, par exemple, pourrait ne pas être admissible pour cette même aide.

Erreur 5 — Oublier les formulaires additionnels. Selon votre situation, l’attestation de déficience (TP-752.0.14) ou l’attestation d’assistance soutenue (TP-1029.AN.AV) peuvent être requises en plus de l’annexe H. Une demande incomplète peut être refusée ou retardée.

Erreur 6 — Cumuler le crédit avec le crédit pour relève bénévole ou pour répit à un aidant naturel. Ces mesures sont mutuellement exclusives pour une même personne aidée dans une même année au Québec. Vérifiez laquelle est la plus avantageuse pour votre situation avant de faire votre choix.

Erreur 7 — Ne pas coordonner la demande entre plusieurs aidants familiaux. Si plusieurs proches partagent le rôle d’aidant pour une même personne, une demande non coordonnée peut créer de la confusion ou faire perdre une partie de l’aide fiscale collective. Discutez-en ensemble avant de produire vos déclarations respectives.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre le crédit fédéral et le crédit québécois pour proche aidant ?

Le crédit canadien pour aidant naturel (fédéral) est non remboursable : il réduit seulement l’impôt que vous devez déjà payer, sans effet si vous n’en devez pas. Le crédit québécois pour personnes aidantes est remboursable : il vous est versé même sans impôt à payer. Les critères d’admissibilité diffèrent aussi : le fédéral ne requiert pas de cohabitation ni de durée minimale, tandis que le québécois exige généralement une aide ou une cohabitation d’au moins 365 jours consécutifs, dont 183 dans l’année visée.

Puis-je réclamer les deux crédits pour la même personne aidée ?

Oui, généralement, puisqu’ils relèvent de paliers d’imposition distincts (fédéral et provincial) avec des critères qui se recoupent sans être identiques. Vérifiez toutefois séparément votre admissibilité à chacun, car les conditions (durée, cohabitation, type de déficience) ne sont pas exactement les mêmes.

Puis-je demander le crédit québécois si mon proche vit en résidence privée pour aînés ?

Non. Le crédit d’impôt pour personnes aidantes du Québec exclut spécifiquement les personnes résidant dans une résidence privée pour aînés (RPA) ou dans une installation du réseau public (comme un CHSLD). Cette mesure vise le soutien à domicile.

Dois-je habiter avec la personne que j’aide pour avoir droit à un crédit d’impôt ?

Cela dépend de la mesure. Pour le crédit fédéral pour aidant naturel, la cohabitation n’est pas exigée. Pour le crédit québécois, le volet 2 (proche de 70 ans et plus) exige la cohabitation, tandis que le volet 1 (personne de 18 ans et plus avec déficience) offre un montant réductible même sans cohabitation, en plus d’un montant universel additionnel si vous cohabitez.

Que se passe-t-il si je suis rémunéré pour l’aide que j’apporte à mon proche ?

Pour le crédit québécois pour personnes aidantes, vous ne pouvez pas bénéficier du crédit à l’égard d’une personne si vous recevez, ou pouvez raisonnablement vous attendre à recevoir, une rémunération sous quelque forme que ce soit pour l’aide que vous lui apportez. Cette exclusion vise à réserver le crédit au soutien familial non rémunéré.

Combien de temps dois-je aider mon proche avant d’être admissible au crédit québécois ?

Vous devez généralement avoir apporté de l’aide (ou cohabité, selon le volet) pendant une période consécutive minimale de 365 jours, incluant au moins 183 jours durant l’année d’imposition pour laquelle vous réclamez le crédit. Cette période peut chevaucher deux années civiles.

Plusieurs membres de la famille peuvent-ils se partager le crédit pour une même personne aidée ?

Au fédéral, une seule demande peut être faite par personne aidée; s’il y a plus d’un proche aidant, le montant peut être divisé ou transféré entre eux. Au Québec, si plusieurs personnes ne peuvent s’entendre sur la répartition du crédit, Revenu Québec décidera de la façon de le partager. Il est préférable de discuter et de coordonner la demande à l’avance entre les proches aidants concernés.

Sources officielles


Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé. Les critères d’admissibilité, montants et seuils évoluent et sont indexés annuellement; consultez toujours les versions à jour sur les sites de l’Agence du revenu du Canada et de Revenu Québec. Pour une situation de proche aidance complexe, consultez un fiscaliste, un comptable, ou les ressources d’accompagnement dédiées aux proches aidants. Pour en savoir plus sur notre démarche, consultez notre méthodologie éditoriale.