L’Agence du revenu du Canada met en place des services pour produire automatiquement la déclaration de revenus des personnes à situation fiscale simple — une nouveauté qui peut aider des centaines de milliers de Canadiens à recevoir des prestations auxquelles ils renoncent faute de produire leur déclaration. Il faut distinguer deux choses souvent confondues. D’abord, le service « Déclarer simplement » (SimpleFile), déjà actif, permet aux personnes à faible revenu et à situation simple de produire gratuitement leur déclaration par voie numérique, par téléphone ou par papier — la plupart sur invitation de l’ARC. Ensuite, la véritable nouveauté : la production automatique (aussi appelée « déclaration réputée »), où l’ARC remplit et soumet elle-même la déclaration au nom de personnes admissibles qui n’ont pas d’impôt à payer et ne produisent pas leur déclaration. Cette mesure démarre sous forme de projet pilote à l’automne 2026 (pour l’année d’imposition 2026, sous réserve de l’adoption de la loi), avec possibilité de s’y soustraire. Le Québec emboîte le pas avec un processus similaire de son côté. L’objectif est louable : chaque année, des gens à faible revenu passent à côté de prestations importantes (allocation pour l’épicerie, allocation pour enfants, crédit de solidarité) simplement parce qu’ils ne produisent pas leur déclaration. Attention toutefois à une limite réelle : une déclaration produite automatiquement ne tient pas toujours compte de tous les crédits et déductions auxquels vous pourriez avoir droit. Ce guide clarifie ces nouveaux services, qui peut en profiter, leurs limites, et le réflexe essentiel à garder pour ne pas laisser d’argent sur la table.
Pour des millions de Canadiens, faire ses impôts est une corvée, voire une source de stress qui mène parfois à ne pas les faire du tout. Les nouveaux services de l’ARC visent à lever cet obstacle, surtout pour les personnes à faible revenu. Mais entre « Déclarer simplement » et la « production automatique », il est facile de s’y perdre. Ce guide démêle le tout et vous explique comment en tirer parti — sans renoncer à vos avantages fiscaux.
Note : ces services évoluent rapidement et certains sont en déploiement progressif. Vérifiez toujours les modalités à jour sur le site de l’ARC.
Sommaire
- Pourquoi produire sa déclaration est crucial
- « Déclarer simplement » : le service actuel
- La production automatique : la vraie nouveauté
- Qui est admissible
- Les limites à connaître
- Le réflexe à garder
- Les erreurs à éviter
- Questions fréquentes
Pourquoi produire sa déclaration est crucial
Avant de parler des nouveaux services, comprenons pourquoi ils existent : trop de gens ne produisent pas leur déclaration et perdent ainsi de l’argent.
Le problème que l’ARC veut régler. Le système fiscal canadien repose sur l’autodéclaration : chaque contribuable est responsable de produire sa déclaration. Or, certaines personnes — souvent à faible revenu — ne la produisent pas, croyant que « ça ne sert à rien » sans impôt à payer. C’est une erreur coûteuse, car la déclaration est ce qui déclenche le versement de nombreuses prestations.
Des sommes considérables en jeu. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : lors de la dernière période des impôts, l’ARC a versé plus de 56 milliards de dollars en prestations, et 19 millions de remboursements (d’une moyenne d’environ 2 000 $). Une personne qui ne produit pas sa déclaration peut donc passer à côté de montants importants.
Les prestations déclenchées par la déclaration :
- L’Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels
- L’Allocation canadienne pour enfants
- L’Allocation canadienne pour les travailleurs
- Le crédit de solidarité du Québec, la prime au travail, le crédit pour soutien aux aînés
- Et plusieurs autres crédits et prestations provinciales
L’objectif des nouveaux services. C’est précisément pour réduire cet obstacle que l’ARC déploie des outils : aider les personnes à situation simple à produire facilement (ou faire produire automatiquement) leur déclaration, afin qu’elles reçoivent ce à quoi elles ont droit. L’intention est de mettre « plus d’argent dans les poches » des gens.
L’idée à intégrer : la règle d’or demeure inchangée, peu importe les nouveaux services : produire sa déclaration de revenus chaque année est essentiel, même sans aucun revenu ni impôt à payer. C’est la clé qui débloque vos prestations. Les nouveaux outils de l’ARC ne changent pas ce principe — ils le facilitent. Si vous (ou un proche à faible revenu) ne produisez pas votre déclaration, vous laissez presque certainement de l’argent sur la table : remboursements, allocations, crédits. La nouveauté, c’est qu’il devient plus facile que jamais de le faire, voire que l’ARC pourrait le faire pour vous. Mais ne comptez pas uniquement là-dessus : le réflexe de produire reste votre meilleure protection.
« Déclarer simplement » : le service actuel
Le premier service, déjà en place, s’appelle « Déclarer simplement » (SimpleFile en anglais). Voici comment il fonctionne.
Ce que c’est. « Déclarer simplement » est un service gratuit de l’ARC qui permet aux particuliers à faible revenu et à situation fiscale simple de produire leur déclaration rapidement et facilement. Il a été offert dès le 9 mars 2026 pour la période des impôts en cours.
Les trois méthodes :
- Par voie numérique (en ligne) : utilisable sans invitation, en répondant d’abord à un court questionnaire d’admissibilité
- Par téléphone : sur invitation de l’ARC seulement
- Par papier : sur invitation de l’ARC seulement
Le système d’invitation. Les personnes admissibles reçoivent généralement une trousse d’invitation dans leur compte de l’ARC ou par courrier, au début du mois de mars. Si vous avez reçu une invitation papier l’an dernier, vous pourriez la recevoir dans votre compte de l’ARC cette année.
Sans invitation, c’est possible aussi. Bonne nouvelle : même sans invitation, vous pourriez avoir accès à « Déclarer simplement par voie numérique » si vous avez un faible revenu et une situation fiscale simple. Il suffit de répondre aux questions d’admissibilité sur le site de l’ARC pour le vérifier.
Comment ça marche concrètement. Le service utilise les renseignements dont l’ARC dispose déjà (vos feuillets transmis par les employeurs, les institutions financières, etc.) pour préremplir et faciliter votre déclaration. Pour les situations vraiment simples, c’est rapide et gratuit.
Les comptoirs d’impôts gratuits, une autre option. En parallèle, n’oubliez pas les comptoirs d’impôts gratuits tenus par des organismes communautaires (Programme communautaire des bénévoles en matière d’impôt au fédéral, Service d’aide en impôt – Programme des bénévoles au Québec). Des bénévoles y remplissent gratuitement la déclaration des personnes à revenu modeste et à situation simple. C’est une ressource précieuse et humaine.
La production automatique : la vraie nouveauté
Le changement le plus marquant, et le plus mal compris, est la production automatique de déclarations. C’est différent de « Déclarer simplement ».
La distinction clé. Avec « Déclarer simplement », c’est vous qui produisez votre déclaration (l’ARC vous facilite la tâche). Avec la production automatique, c’est l’ARC elle-même qui remplit et soumet la déclaration en votre nom. C’est une nouveauté importante.
Le nom officiel : « déclaration réputée ». Dans le budget de 2025, le gouvernement a proposé de modifier la Loi de l’impôt sur le revenu pour donner à l’ARC le pouvoir de remplir et soumettre la déclaration d’un particulier en son nom, s’il respecte certains critères (essentiellement, s’il n’a aucun impôt à payer). On parle de « déclaration réputée ».
Le calendrier. Cette mesure démarre prudemment :
- Un projet pilote à l’automne 2026, pour l’année d’imposition 2026 (sous réserve de l’adoption de la loi / sanction royale)
- Les personnes admissibles pourront participer à ce projet pilote
- Le déploiement s’élargira progressivement par la suite
La possibilité de se retirer. Important : il s’agit d’un service auquel on peut renoncer (opt-out). Si l’ARC produit une déclaration en votre nom mais que vous préférez la faire vous-même (par exemple pour réclamer des crédits), vous pourrez vous soustraire au processus. Et si vous produisez vous-même votre déclaration avant que l’ARC n’agisse, le processus automatique ne s’applique pas pour cette année.
Le Québec fait de même. De son côté, Revenu Québec prévoit aussi un processus de production automatisée pour certains particuliers à faible revenu, dès l’année d’imposition 2026. La déclaration produite par Revenu Québec permettra de déterminer l’admissibilité à certains crédits remboursables (solidarité, soutien aux aînés, etc.) et de délivrer un avis de cotisation. Là aussi, si vous produisez vous-même avant, le processus automatique ne s’applique pas.
Et la déclaration préremplie ? À ne pas confondre avec un autre projet : l’ARC prévoit, à partir de mars 2027, offrir des déclarations préremplies dans les comptes en ligne, que les personnes admissibles pourront passer en revue et approuver. C’est une troisième approche, distincte de la production automatique.
Qui est admissible
Ces services ciblent des profils précis. Voici qui peut en bénéficier.
Le profil visé : situation fiscale simple et faible revenu. Ces services s’adressent essentiellement aux personnes ayant :
- Un revenu faible ou modeste
- Une situation fiscale simple (revenus de sources courantes comme un emploi ou des prestations, peu ou pas de déductions complexes)
- Pour la production automatique : aucun impôt à payer
Ce qu’est une « situation fiscale simple ». En général, cela signifie des revenus provenant de sources prévisibles déjà connues de l’ARC (emploi avec feuillet T4, prestations gouvernementales, pensions), sans revenus d’entreprise complexes, sans revenus de placement importants à déclarer manuellement, et sans déductions sophistiquées. Si votre situation comporte un travail autonome, des revenus locatifs, des gains en capital complexes, vous n’êtes probablement pas dans cette catégorie.
Comment savoir si vous êtes admissible. Pour « Déclarer simplement », vous pouvez répondre aux questions de détermination sur le site de l’ARC. Pour la production automatique (en déploiement), l’ARC identifiera les personnes admissibles et les invitera à participer au projet pilote.
Une évolution attendue. Fait à noter : l’ombudsman des contribuables a recommandé d’élargir l’admissibilité à la production automatique pour qu’elle couvre toutes les situations fiscales simples, et pas seulement les personnes à faible revenu. Le service pourrait donc s’étendre à l’avenir, mais pour l’instant, il vise les profils décrits ci-dessus.
Vérifier son compte de l’ARC. Le meilleur réflexe est de consulter régulièrement votre compte de l’ARC (et votre compte Revenu Québec au provincial) : c’est là que vous verrez les invitations, votre admissibilité et l’état de vos déclarations.
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Les limites à connaître
Ces services sont utiles, mais ils ont des limites importantes qu’il faut comprendre pour ne pas y perdre au change.
La limite principale : les crédits et déductions. C’est le point crucial. Une déclaration produite automatiquement (ou via un service simplifié) se base sur les renseignements que l’ARC possède déjà. Elle ne tient pas toujours compte de tous les crédits et déductions auxquels vous pourriez avoir droit, surtout ceux qui dépendent de renseignements que l’ARC n’a pas (frais médicaux, dons, frais de garde, frais de scolarité transférés, certaines déductions).
La conséquence. Résultat : pour certaines personnes, produire soi-même sa déclaration (ou la faire préparer) reste plus avantageux, car cela permet de réclamer tous les crédits et déductions applicables et de maximiser le remboursement. La production automatique garantit que vous recevez vos prestations de base, mais pas nécessairement que vous optimisez votre situation.
Quand la production automatique est suffisante. Pour une personne à situation vraiment simple, sans déductions ni crédits particuliers à réclamer (par exemple, quelqu’un dont le seul revenu est une prestation gouvernementale), la production automatique fait très bien le travail : elle déclenche les prestations sans effort. C’est mieux que de ne rien produire du tout.
Quand il vaut mieux produire soi-même. Si vous avez des éléments à réclamer — frais médicaux, dons de charité, frais de garde d’enfants, cotisations REER, frais de scolarité, déductions de travailleur autonome, etc. — produire vous-même (ou avec un logiciel ou un préparateur) vous permettra probablement de récupérer davantage.
Le bon usage. Voyez la production automatique comme un filet de sécurité : elle garantit que les personnes qui ne produiraient pas du tout reçoivent au moins leurs prestations. Mais elle ne remplace pas une déclaration optimisée pour qui a des crédits à réclamer. Connaître cette nuance vous évite de laisser de l’argent sur la table.
Le réflexe à garder
Avec ces nouveaux services, quel comportement adopter ? Voici les réflexes essentiels.
1. Produire chaque année, sans exception. Le réflexe numéro un reste de produire votre déclaration chaque année, même sans revenu. Que vous le fassiez vous-même, via « Déclarer simplement », un comptoir gratuit, un logiciel ou un préparateur, l’important est qu’elle soit produite — c’est ce qui débloque vos prestations.
2. Vérifier son admissibilité aux services gratuits. Si vous avez une situation simple et un revenu modeste, vérifiez si vous pouvez utiliser « Déclarer simplement » (gratuit) ou un comptoir d’impôts bénévole. Ces options vous évitent des frais inutiles de préparation.
3. Ne pas se fier aveuglément à la production automatique. Si l’ARC produit une déclaration en votre nom, vérifiez-la. Demandez-en une copie, regardez si tous vos crédits et déductions ont été pris en compte. Si vous avez des éléments à réclamer (frais médicaux, dons, etc.), il pourrait être avantageux de produire vous-même plutôt que d’accepter la version automatique.
4. Rassembler ses feuillets et reçus. Avant de produire (ou de vérifier une déclaration automatique), rassemblez vos feuillets (T4, T5, etc.) et vos reçus (frais médicaux, dons, garde). Attendez d’avoir tous vos feuillets avant de produire, pour éviter les erreurs et les déclarations modifiées.
5. Respecter les échéances. Même avec ces services, les dates comptent : le 30 avril pour la plupart des particuliers (production et paiement), le 15 juin pour les travailleurs autonomes (mais le paiement reste dû le 30 avril). Certaines prestations exigent de produire avant une date précise pour ne pas les perdre.
6. Tenir ses renseignements à jour. Assurez-vous que l’ARC a vos coordonnées et votre compte bancaire à jour (pour le dépôt direct). C’est essentiel pour recevoir rapidement vos remboursements et prestations.
Le réflexe à adopter : traitez les nouveaux services de l’ARC comme une aide bienvenue, mais gardez le contrôle. Le principe reste : produire chaque année (la clé des prestations), vérifier ce qui est produit en votre nom, et optimiser si vous avez des crédits ou déductions à réclamer. Pour une situation vraiment simple, laissez les services gratuits ou automatiques vous faciliter la vie. Mais dès que votre situation comporte des frais médicaux, des dons, des frais de garde ou d’autres déductions, prenez le temps (ou faites appel à de l’aide) pour produire une déclaration complète — c’est souvent là que se trouvent des centaines de dollars de remboursement supplémentaires. Et parlez de ces services aux proches à faible revenu qui ne produisent pas leur déclaration : vous pourriez leur faire récupérer de l’argent oublié.
Les erreurs à éviter
Erreur 1 — Ne pas produire sa déclaration sans revenu. C’est l’erreur la plus coûteuse. Sans déclaration, pas de prestations (allocation pour l’épicerie, pour enfants, crédit de solidarité). Produisez chaque année, même avec zéro revenu — c’est ce qui déclenche les versements.
Erreur 2 — Confondre « Déclarer simplement » et production automatique. Avec « Déclarer simplement », c’est vous qui produisez (l’ARC facilite). Avec la production automatique, c’est l’ARC qui produit en votre nom (projet pilote dès l’automne 2026). Comprendre la différence vous aide à savoir ce qui s’applique à vous.
Erreur 3 — Accepter une déclaration automatique sans la vérifier. Une déclaration produite automatiquement ne tient pas toujours compte de tous vos crédits et déductions. Vérifiez-la, et si vous avez des éléments à réclamer (frais médicaux, dons, garde), produisez plutôt vous-même pour maximiser votre remboursement.
Erreur 4 — Payer pour un préparateur quand un service gratuit suffit. Si vous avez une situation simple et un revenu modeste, « Déclarer simplement » ou un comptoir d’impôts bénévole sont gratuits. Inutile de payer des frais de préparation dans ces cas. Vérifiez votre admissibilité aux services gratuits.
Erreur 5 — Produire avant d’avoir tous ses feuillets. Produire avant d’avoir reçu tous vos feuillets (T4, T5, etc.) est une cause fréquente d’erreurs et de déclarations à modifier. Attendez d’avoir tous vos documents en main avant de produire.
Erreur 6 — Manquer les échéances. Le 30 avril reste la date limite pour la plupart (production et paiement). Certaines prestations exigent de produire avant une date précise pour ne pas les perdre. Ne tardez pas, même si vous utilisez un service automatique ou simplifié.
Erreur 7 — Oublier le volet provincial. Au Québec, vous avez deux déclarations (fédérale et provinciale). Les services et processus automatiques de l’ARC et de Revenu Québec sont distincts. Assurez-vous que votre situation est couverte aux deux paliers.
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Questions fréquentes
Qu’est-ce que la déclaration d’impôt automatique de l’ARC ?
C’est un service où l’ARC remplit et soumet elle-même la déclaration de revenus au nom de personnes admissibles qui n’ont pas d’impôt à payer et ne produisent pas leur déclaration (on parle de « déclaration réputée »). L’objectif est de s’assurer que ces personnes reçoivent les prestations auxquelles elles ont droit. La mesure démarre sous forme de projet pilote à l’automne 2026, pour l’année d’imposition 2026, sous réserve de l’adoption de la loi. Il est possible de se soustraire à ce service si on préfère produire soi-même.
Quelle est la différence entre « Déclarer simplement » et la production automatique ?
Avec « Déclarer simplement » (SimpleFile), c’est vous qui produisez votre déclaration, l’ARC vous facilitant la tâche (par voie numérique, téléphone ou papier, souvent sur invitation). Avec la production automatique, c’est l’ARC elle-même qui remplit et soumet la déclaration en votre nom. « Déclarer simplement » est déjà actif; la production automatique démarre en projet pilote à l’automne 2026. Les deux visent les personnes à situation fiscale simple, mais fonctionnent différemment.
Qui est admissible à ces services ?
Ces services ciblent les personnes à faible revenu ou revenu modeste ayant une situation fiscale simple (revenus de sources courantes comme un emploi ou des prestations, sans déductions complexes). Pour la production automatique, il faut généralement n’avoir aucun impôt à payer. Si votre situation comporte un travail autonome, des revenus locatifs ou des placements complexes, vous n’êtes probablement pas admissible. Vous pouvez vérifier votre admissibilité en répondant aux questions sur le site de l’ARC ou en consultant votre compte.
Est-ce que la déclaration automatique réclame tous mes crédits ?
Pas nécessairement, et c’est sa principale limite. Une déclaration produite automatiquement se base sur les renseignements que l’ARC possède déjà; elle ne tient pas toujours compte de tous les crédits et déductions auxquels vous pourriez avoir droit (frais médicaux, dons, frais de garde, frais de scolarité, etc.). Pour ces situations, produire vous-même reste souvent plus avantageux afin de maximiser votre remboursement. Vérifiez toujours une déclaration produite en votre nom.
Dois-je quand même produire ma déclaration si l’ARC peut le faire ?
Le réflexe reste de vous assurer qu’une déclaration est produite chaque année, car c’est ce qui débloque vos prestations. Si vous avez une situation très simple sans crédits à réclamer, la production automatique peut suffire. Mais si vous avez des frais médicaux, des dons, des frais de garde ou d’autres déductions, il est généralement préférable de produire vous-même (ou avec de l’aide) pour récupérer davantage. Ne vous fiez pas aveuglément à la production automatique si vous avez des éléments à optimiser.
« Déclarer simplement » est-il gratuit ?
Oui, « Déclarer simplement » est un service entièrement gratuit offert par l’ARC. Il permet aux personnes à faible revenu et à situation simple de produire leur déclaration par voie numérique (sans invitation, après un questionnaire d’admissibilité), ou par téléphone ou papier (sur invitation). Les comptoirs d’impôts gratuits tenus par des bénévoles communautaires sont une autre option gratuite pour les personnes à revenu modeste. Inutile de payer des frais de préparation si vous êtes admissible à ces services.
Cela s’applique-t-il aussi au Québec ?
Oui. Revenu Québec prévoit aussi un processus de production automatisée pour certains particuliers à faible revenu, dès l’année d’imposition 2026, qui permettra de déterminer l’admissibilité à des crédits remboursables (solidarité, soutien aux aînés) et de délivrer un avis de cotisation. Au Québec, vous avez deux déclarations distinctes (fédérale à l’ARC et provinciale à Revenu Québec), et les processus automatiques de chaque palier sont indépendants. Si vous produisez vous-même avant l’avis automatique, le processus automatique ne s’applique pas.
Sources officielles
- Services de production automatique de déclarations de revenus — Agence du revenu du Canada
- Déclarer simplement — ARC
- Revenu Québec
- Agence du revenu du Canada
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé. Les services de production automatique et simplifiée de l’ARC et de Revenu Québec sont en déploiement progressif et leurs modalités évoluent. Pour connaître votre admissibilité et les options à jour, consultez votre compte de l’ARC, votre compte Revenu Québec, ou les sites officiels. Pour une situation comportant des crédits ou déductions, envisagez de produire vous-même ou de consulter un professionnel. Pour en savoir plus sur notre démarche, consultez notre méthodologie éditoriale.

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