Recevoir un remboursement d’impôt fait toujours plaisir — mais voici la vérité contre-intuitive : un gros remboursement n’est pas un cadeau du gouvernement, c’est le remboursement d’un prêt sans intérêt que VOUS lui avez accordé toute l’année. Si vous recevez 3 000 $ de remboursement, cela signifie que vous avez payé 3 000 $ d’impôt en trop pendant l’année — de l’argent qui aurait pu travailler pour vous (rembourser une dette, être investi, générer des intérêts) au lieu de dormir sans rémunération dans les coffres de l’État. Cela dit, une fois le remboursement reçu, la vraie question est : comment l’utiliser intelligemment ? Les meilleures utilisations dépendent de votre situation : rembourser des dettes à taux élevé (le « rendement garanti » le plus rentable), bâtir ou compléter votre fonds d’urgence, cotiser à un CELI ou un REER, ou investir. La pire utilisation : le dépenser entièrement en consommation impulsive comme s’il s’agissait d’argent « gratuit ». Ce guide vous explique pourquoi un gros remboursement mérite réflexion, comment prioriser son utilisation, et comment ajuster vos retenues pour récupérer cet argent plus tôt si vous le souhaitez.
Chaque printemps, des millions de Canadiens reçoivent leur remboursement d’impôt et le traitent comme une rentrée d’argent inattendue — un petit bonus à dépenser. C’est une occasion manquée. Bien utilisé, un remboursement d’impôt peut accélérer significativement vos objectifs financiers. Mal utilisé, il disparaît en quelques semaines sans laisser de trace.
Ce guide vous aide à transformer ce moment annuel en levier financier. Il s’appuie sur les principes de notre guide pour créer un budget et complète nos articles sur les méthodes de remboursement de dettes et le fonds d’urgence.
Sommaire
- Pourquoi un gros remboursement n’est pas une bonne nouvelle
- Les meilleures façons d’utiliser votre remboursement
- L’ordre de priorité selon votre situation
- Comment ajuster vos retenues pour récupérer l’argent plus tôt
- Les pièges à éviter avec votre remboursement
- Les erreurs à éviter
- Questions fréquentes
Pourquoi un gros remboursement n’est pas une bonne nouvelle
Commençons par déconstruire une idée reçue tenace : recevoir un gros remboursement d’impôt n’est pas un signe de bonne gestion financière — c’est souvent l’inverse.
D’où vient un remboursement ? Pendant l’année, votre employeur retient de l’impôt à la source sur chaque paie et le verse au gouvernement en votre nom. Si le total retenu dépasse votre impôt réellement dû (en raison de crédits, déductions, ou simplement de retenues trop élevées), le gouvernement vous rembourse la différence après votre déclaration. Un remboursement signifie donc que vous avez payé plus d’impôt que nécessaire pendant l’année.
Le coût caché d’un gros remboursement : cet argent en trop, vous ne l’avez pas eu à votre disposition pendant des mois. Pendant ce temps, il aurait pu :
- Rembourser une dette de carte de crédit à 20 % (économisant des intérêts importants)
- Être investi dans un CELI et générer du rendement
- Renforcer votre fonds d’urgence
- Tout simplement rester disponible en cas de besoin
En prêtant cet argent au gouvernement sans intérêt toute l’année, vous avez perdu le rendement (ou l’économie d’intérêts) qu’il aurait pu générer.
La perspective qui change tout : dans un monde financier idéal, votre remboursement d’impôt devrait être proche de zéro — ni un gros remboursement, ni un gros montant à payer. Cela signifierait que vos retenues correspondent exactement à votre impôt dû, et que vous avez eu accès à 100 % de votre argent tout au long de l’année. Un remboursement de zéro n’est pas un échec — c’est l’optimum. Cela dit, beaucoup de gens préfèrent un petit remboursement comme « épargne forcée » et coussin de sécurité contre une mauvaise surprise — et c’est un choix personnel légitime, tant qu’on le fait en connaissance de cause.
La nuance importante : tout cela ne s’applique vraiment qu’aux gros remboursements résultant de retenues excessives. Certains remboursements proviennent de crédits et déductions légitimes (frais de garde, dons, frais médicaux, cotisations REER) qu’on ne peut pas « récupérer » en cours d’année — et c’est tout à fait normal d’en recevoir. L’idée n’est pas de culpabiliser, mais de comprendre la mécanique pour faire des choix éclairés.
Les meilleures façons d’utiliser votre remboursement
Une fois le remboursement reçu, l’objectif est de le faire travailler pour vous. Voici les utilisations les plus rentables, classées par impact financier.
| Utilisation | « Rendement » équivalent | Pour qui |
|---|---|---|
| Rembourser une dette de carte de crédit (19-23 %) | ~20 % garanti (intérêts évités) | Toute personne avec un solde de carte de crédit — priorité absolue |
| Rembourser d’autres dettes à taux élevé (prêts personnels, etc.) | Le taux de la dette, garanti | Personnes avec dettes à taux élevé après les cartes |
| Bâtir ou compléter le fonds d’urgence | Sécurité (pas un rendement, mais une protection essentielle) | Quiconque n’a pas 3-6 mois de dépenses de côté |
| Cotiser au CELI (puis investir) | Rendement du marché à l’abri de l’impôt (historiquement 6-7 %) | Personnes sans dette coûteuse, avec fonds d’urgence |
| Cotiser au REER | Rendement + déduction fiscale (génère un autre remboursement l’an prochain) | Personnes à revenu moyen-élevé, optique retraite |
| Cotiser au REEE des enfants | Subvention gouvernementale de 20-30 % + croissance | Parents avec enfants — la subvention est un rendement immédiat |
| Investir dans soi (formation, certification) | Potentiel d’augmentation de revenu futur | Personnes dont la formation augmenterait la capacité de gain |
Le grand principe : rembourser une dette à 20 % est mathématiquement équivalent à obtenir un rendement garanti de 20 % — ce qu’aucun placement ne peut offrir de façon fiable. C’est pourquoi le remboursement des dettes à taux élevé est presque toujours la première priorité pour un remboursement d’impôt.
Le cas spécial du REEE : si vous avez des enfants, cotiser au REEE avec votre remboursement déclenche la Subvention canadienne pour l’épargne-études (20 % de base, jusqu’à 30 % au Québec avec l’IQEE). C’est un « rendement » immédiat de 20-30 % sur votre cotisation, avant même tout gain de placement — l’un des meilleurs usages possibles d’un remboursement pour un parent.
L’ordre de priorité selon votre situation
Voici un cadre de décision pour déterminer l’utilisation optimale de votre remboursement, selon votre situation financière actuelle.
Étape 1 — Avez-vous des dettes à taux élevé (cartes de crédit, prêts à plus de 8-10 %) ?
Si oui → utilisez votre remboursement pour les rembourser en priorité absolue. Aucun placement ne bat le « rendement garanti » d’éliminer une dette à 20 %. Consultez nos guides sur le piège du paiement minimum et les méthodes de remboursement.
Étape 2 — Avez-vous un fonds d’urgence suffisant (3-6 mois de dépenses) ?
Si non → dirigez votre remboursement vers la constitution de ce coussin de sécurité. Un fonds d’urgence est la fondation de toute santé financière — il vous évite de retomber dans les dettes à la première imprévue. Consultez notre guide du fonds d’urgence.
Étape 3 — Avez-vous des objectifs d’épargne ou d’investissement actifs ?
Si vous n’avez ni dette coûteuse ni manque de fonds d’urgence → faites fructifier votre remboursement :
- CELI — pour la flexibilité et la croissance à l’abri de l’impôt
- REER — si votre revenu est élevé et que vous visez la retraite (et ça génère un autre remboursement l’an prochain)
- REEE — si vous avez des enfants (subvention gouvernementale immédiate)
- CELIAPP — si vous épargnez pour une première propriété
Consultez notre guide comparatif CELI, REER et CELIAPP pour choisir.
Étape 4 — Tout le reste est couvert ?
Si vous êtes sans dette, avec un fonds d’urgence complet et vos comptes enregistrés bien alimentés → vous pouvez raisonnablement utiliser une partie de votre remboursement pour un plaisir, un projet, ou un investissement à plus long terme. À ce stade de santé financière, vous avez gagné le droit d’en profiter un peu. La règle du « 90/10 » est populaire : 90 % vers vos objectifs financiers, 10 % pour un plaisir qui vous fait du bien.
La règle simple à retenir : dette coûteuse d’abord, fonds d’urgence ensuite, épargne/investissement après, plaisir en dernier. Cet ordre maximise l’impact financier de votre remboursement. Mais il y a une exception psychologique légitime : si dédier une petite portion (par exemple 10 %) à un plaisir vous aide à rester motivé et discipliné avec les 90 % restants, c’est un compromis sain. La finance personnelle n’est pas qu’une question de mathématiques — c’est aussi une question de comportement durable.
Comment ajuster vos retenues pour récupérer l’argent plus tôt
Si vous recevez régulièrement de gros remboursements à cause de retenues excessives, vous pouvez choisir de récupérer cet argent tout au long de l’année plutôt qu’en un seul versement au printemps.
Le formulaire à connaître : au fédéral, c’est le formulaire TD1 (Déclaration des crédits d’impôt personnels) que vous remplissez avec votre employeur. Au Québec, c’est le formulaire TP-1015.3. Ces formulaires déterminent combien d’impôt votre employeur retient sur chaque paie.
Pour réduire les retenues (et donc recevoir plus sur chaque paie) : si vous avez des déductions ou crédits récurrents importants (cotisations REER régulières, frais de garde, pension alimentaire déductible, frais médicaux importants), vous pouvez demander à l’ARC une réduction des retenues à la source en remplissant le formulaire T1213 (« Demande de réduction des retenues d’impôt à la source »). Une fois approuvée, votre employeur retient moins d’impôt, et vous recevez l’argent sur chaque paie plutôt qu’en remboursement.
| Approche | Effet | Avantage | Inconvénient |
|---|---|---|---|
| Laisser les retenues élevées (gros remboursement) | Vous recevez un gros montant au printemps | « Épargne forcée »; effet psychologique positif; coussin contre une surprise | Prêt sans intérêt au gouvernement; argent indisponible toute l’année |
| Ajuster les retenues (remboursement proche de zéro) | Vous recevez plus sur chaque paie | Accès immédiat à votre argent; possibilité de le faire travailler toute l’année | Exige de la discipline pour épargner/investir soi-même; risque de petit montant à payer |
Quelle approche choisir ? C’est une question de tempérament et de discipline. Si vous êtes discipliné et que vous investiriez vraiment l’argent supplémentaire reçu sur chaque paie, ajuster les retenues est mathématiquement supérieur. Si vous risquez de simplement dépenser ce petit surplus mensuel sans le remarquer, le « gros remboursement » comme épargne forcée peut être un meilleur outil comportemental pour vous. Soyez honnête avec vous-même sur votre profil.
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Les pièges à éviter avec votre remboursement
Le piège de « l’argent gratuit ». Le plus grand danger psychologique est de traiter le remboursement comme un cadeau tombé du ciel plutôt que comme votre propre argent. Cette perception mène à des dépenses impulsives qu’on ne ferait jamais avec son salaire « normal ». Rappelez-vous : c’est votre argent — celui que vous avez gagné et trop versé. Traitez-le avec le même soin que le reste de votre revenu.
Le piège de la dépense anticipée. Beaucoup de gens dépensent leur remboursement avant de le recevoir (en achetant à crédit en prévision, ou en se promettant un achat). Cela transforme un outil financier en source d’endettement. Attendez de recevoir l’argent avant de décider de son usage.
Le piège de l’inflation du style de vie. Utiliser systématiquement le remboursement pour des « petits luxes » récurrents (le dernier gadget, un voyage chaque printemps) crée une habitude qui ne fait jamais progresser votre situation financière. Un remboursement utilisé pour rembourser une dette ou investir change votre trajectoire; un remboursement dépensé chaque année ne fait que maintenir le statu quo.
Le piège du « tout ou rien ». Certaines personnes, par culpabilité, mettent 100 % de leur remboursement vers leurs dettes ou leur épargne, sans jamais s’accorder le moindre plaisir — puis abandonnent leur discipline par frustration. L’équilibre (par exemple 90/10) est souvent plus durable que la rigueur absolue.
Le réflexe gagnant : dès que vous recevez votre remboursement, agissez immédiatement selon votre plan, avant que l’argent ne « se fonde » dans votre compte courant. Transférez la portion dédiée aux dettes ou à l’épargne le jour même de la réception. L’argent qui reste dans le compte chèque « en attendant de décider » a une fâcheuse tendance à disparaître en dépenses non planifiées. La rapidité d’action est votre meilleure alliée.
Les erreurs à éviter
Erreur 1 — Traiter le remboursement comme de l’argent gratuit. C’est votre propre argent, trop versé pendant l’année. Le dépenser impulsivement parce qu’il « tombe du ciel » est l’erreur la plus courante. Traitez-le avec le même sérieux que votre salaire.
Erreur 2 — Le laisser dormir dans le compte chèque. Un remboursement qui reste « en attendant de décider » dans votre compte courant finit presque toujours dépensé en achats non planifiés. Agissez vite : dès la réception, dirigez-le vers son usage optimal selon votre plan.
Erreur 3 — Investir avant de rembourser ses dettes coûteuses. Investir votre remboursement à 6-7 % tout en gardant une dette de carte de crédit à 20 % est mathématiquement perdant. Remboursez d’abord les dettes à taux élevé — c’est le « rendement garanti » le plus rentable qui existe.
Erreur 4 — Ignorer le fonds d’urgence. Investir ou faire un gros achat alors qu’on n’a aucun coussin de sécurité, c’est bâtir sur du sable. Sans fonds d’urgence, la prochaine imprévue vous renverra vers les dettes — annulant tous vos efforts. Priorisez le fonds d’urgence avant l’investissement.
Erreur 5 — Oublier le REEE quand on a des enfants. Si vous avez des enfants et que vous cherchez le meilleur usage de votre remboursement, le REEE offre une subvention gouvernementale immédiate de 20-30 %. C’est un rendement quasi imbattable. Beaucoup de parents l’ignorent.
Erreur 6 — Maintenir des retenues excessives par habitude sans le savoir. Si vous recevez chaque année un gros remboursement à cause de déductions récurrentes (cotisations REER mensuelles, frais de garde), vous pourriez réduire vos retenues avec le formulaire T1213 et récupérer cet argent toute l’année. Beaucoup de gens ne savent même pas que c’est possible.
Erreur 7 — Ne pas avoir de plan avant de recevoir l’argent. Décider de l’usage de votre remboursement après l’avoir reçu (quand l’argent est déjà dans votre compte et que la tentation est là) mène souvent à de mauvaises décisions. Décidez à l’avance, idéalement au moment de produire votre déclaration, comment vous utiliserez le remboursement. Un plan établi à froid est presque toujours meilleur qu’une décision prise à chaud.
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Questions fréquentes
Un gros remboursement d’impôt est-il vraiment une mauvaise chose ?
Pas « mauvaise » au sens strict — vous récupérez votre argent. Mais ce n’est pas l’optimum financier : un gros remboursement signifie que vous avez prêté de l’argent au gouvernement sans intérêt toute l’année, au lieu de le faire travailler pour vous. Cela dit, certaines personnes préfèrent ce mécanisme comme « épargne forcée », et c’est un choix personnel légitime tant qu’on le fait en connaissance de cause. L’important est de comprendre la mécanique pour décider en toute conscience.
Quelle est la meilleure utilisation d’un remboursement d’impôt ?
Dans l’ordre de priorité : 1) rembourser les dettes à taux élevé (cartes de crédit), 2) constituer ou compléter un fonds d’urgence, 3) cotiser à un CELI/REER/REEE selon votre situation, 4) investir ou s’accorder un plaisir modéré si tout le reste est couvert. Rembourser une dette à 20 % équivaut à un rendement garanti de 20 % — c’est presque toujours la meilleure première utilisation.
Devrais-je investir mon remboursement ou rembourser mes dettes ?
Si vous avez des dettes à taux élevé (cartes de crédit à 20 %), remboursez-les avant d’investir — aucun placement ne bat de façon fiable ce « rendement garanti ». Si vos seules dettes sont à faible taux (hypothèque à 4-5 %), investir peut être raisonnable en parallèle. La règle générale : remboursez d’abord toute dette au-dessus d’environ 8-10 %, puis investissez.
Comment réduire mon remboursement pour avoir plus d’argent chaque mois ?
Si vous avez des déductions ou crédits récurrents (cotisations REER régulières, frais de garde, pension alimentaire), vous pouvez remplir le formulaire T1213 (« Demande de réduction des retenues d’impôt à la source ») auprès de l’ARC. Une fois approuvée, votre employeur retiendra moins d’impôt, et vous recevrez l’argent sur chaque paie plutôt qu’en remboursement annuel. Au Québec, des démarches similaires existent auprès de Revenu Québec.
Le remboursement d’impôt est-il imposable l’année suivante ?
Non. Le remboursement d’impôt n’est pas un revenu imposable — c’est le retour de votre propre argent que vous aviez trop versé. Vous n’avez pas à le déclarer ni à payer d’impôt dessus. (Attention à ne pas confondre avec les intérêts que l’ARC pourrait vous verser sur un remboursement tardif, qui eux peuvent être imposables.)
Que faire si je dois de l’argent au lieu de recevoir un remboursement ?
Devoir un petit montant signifie en réalité que vos retenues étaient bien ajustées (vous avez eu accès à votre argent toute l’année). Mais si vous devez un gros montant de façon récurrente, vous pourriez avoir un problème de retenues insuffisantes ou de revenus non soumis à retenue (travail autonome, revenus de placement). Dans ce cas, l’ARC peut exiger des acomptes provisionnels. Consultez notre article sur la dette envers l’ARC et Revenu Québec et mettez de l’argent de côté en prévision.
Combien de temps avant de recevoir mon remboursement ?
Si vous produisez votre déclaration par voie électronique avec dépôt direct, le remboursement arrive généralement en deux semaines environ. Par la poste, comptez plus longtemps (souvent 6-8 semaines). Le dépôt direct combiné à la production électronique est de loin la méthode la plus rapide. Vous pouvez suivre l’état de votre remboursement dans Mon dossier de l’ARC.
Sources officielles
- Remboursements d’impôt — ARC
- Formulaire T1213 — Demande de réduction des retenues d’impôt à la source — ARC
- Déclaration de revenus — Revenu Québec
- Budget et gestion financière — ACFC
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil financier ou fiscal personnalisé. La meilleure utilisation d’un remboursement dépend de votre situation individuelle (dettes, épargne, objectifs, revenu). Pour les questions sur l’ajustement de vos retenues ou les acomptes provisionnels, consultez l’ARC, Revenu Québec, ou un comptable. Pour en savoir plus sur notre démarche, consultez notre méthodologie éditoriale.

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