Faire un don à un organisme de bienfaisance enregistré n’est pas qu’un geste altruiste — c’est aussi l’un des crédits d’impôt les plus généreux du système canadien. Au Québec, vous pouvez récupérer jusqu’à 54 % de votre don en crédit d’impôt combiné fédéral et provincial sur la portion qui dépasse 200 $. Au fédéral, le taux est de 15 % sur les premiers 200 $ de dons, puis 29 % au-delà (et même 33 % pour les contribuables dans le palier d’imposition le plus élevé). Au Québec, c’est 20 % sur les premiers 200 $, puis 24 % au-delà (et 25,75 % pour les revenus très élevés). La grande stratégie évidente : franchir le seuil de 200 $ par année déclenche un taux beaucoup plus avantageux. Pour les couples, combiner les dons sur une seule déclaration est presque toujours optimal. Et pour les donateurs plus stratégiques, donner des titres cotés en bourse (actions, FNB) plutôt que de l’argent permet aussi d’éviter l’impôt sur les gains en capital — une stratégie particulièrement puissante pour les patrimoines investis. Pour profiter du crédit, vous avez besoin d’un reçu officiel d’un organisme de bienfaisance enregistré auprès de l’ARC. Ce guide vous explique tout : taux, calculs, stratégies pour optimiser, et erreurs à éviter.
Les Canadiens donnent environ 11,4 milliards de dollars par année à des organismes de bienfaisance — mais beaucoup ne tirent pas pleinement parti des avantages fiscaux disponibles. Le système est conçu pour récompenser généreusement la générosité, surtout au-delà du seuil de 200 $. Comprendre les mécanismes vous permet de donner plus efficacement, c’est-à-dire de contribuer davantage aux causes qui vous tiennent à cœur tout en récupérant la portion fiscale qui vous est due.
Ce guide vous explique le fonctionnement précis des crédits d’impôt pour dons au Canada, particulièrement au Québec, et les stratégies pour en maximiser l’impact. Il complète notre guide des stratégies pour réduire ses impôts et nos articles sur les crédits d’impôt méconnus au Québec.
Sommaire
- Comment fonctionne le crédit d’impôt pour dons
- Les taux fédéraux et québécois en détail
- Les types de dons admissibles
- Les stratégies pour optimiser vos dons
- Les dons en titres cotés : un avantage fiscal supplémentaire
- Les erreurs à éviter
- Questions fréquentes
Comment fonctionne le crédit d’impôt pour dons
Le crédit d’impôt pour dons de bienfaisance est un crédit non remboursable — ce qui signifie qu’il réduit votre impôt à payer, mais ne génère pas de remboursement si vous n’avez aucun impôt à payer. Contrairement à une déduction (qui réduit votre revenu imposable), un crédit s’applique directement sur votre impôt à payer.
Le mécanisme à deux paliers :
- Sur les premiers 200 $ de dons dans l’année, le taux de crédit est plus modeste (15 % au fédéral, 20 % au Québec)
- Sur la portion qui dépasse 200 $, le taux saute à un niveau beaucoup plus avantageux (29 % au fédéral, 24 % au Québec, voire plus pour les hauts revenus)
- Le total des deux paliers se cumule pour donner votre crédit total
Les conditions pour réclamer le crédit :
- Le don doit être fait à un organisme de bienfaisance enregistré auprès de l’ARC (chaque organisme a un numéro d’enregistrement). Vous pouvez vérifier le statut d’un organisme sur le site de l’ARC
- Vous devez recevoir un reçu officiel indiquant le numéro d’enregistrement de l’organisme, le montant du don, et la date
- Vous devez conserver ce reçu pour le joindre à votre déclaration (ou pour le présenter sur demande de l’ARC en cas de vérification)
- Les contributions à des partis politiques donnent droit à un crédit différent — pas le même formulaire
- Le temps bénévole, même précieux, ne donne droit à aucun crédit d’impôt
Le concept à intérioriser : le seuil de 200 $ par année est l’une des règles fiscales les plus puissantes à connaître. Donner 100 $ deux années de suite ne vous donne jamais accès au taux élevé. Concentrer 200 $+ dans une seule année franchit ce seuil et débloque les taux nettement plus avantageux sur toute la portion excédentaire. Cette dynamique change radicalement la stratégie de dons pour quiconque donne régulièrement de petits montants.
Les taux fédéraux et québécois en détail
Voici les taux applicables en 2026 selon votre situation.
| Palier | Crédit fédéral | Crédit Québec | Crédit combiné |
|---|---|---|---|
| Sur les premiers 200 $ de dons | 15 % | 20 % | ~35 % (après abattement fédéral pour le Québec) |
| Sur la portion au-delà de 200 $ (revenus moyens) | 29 % | 24 % | ~53 % (selon les paliers d’imposition) |
| Sur la portion au-delà de 200 $ (revenus très élevés — au-dessus du palier supérieur) | 33 % | 25,75 % | ~54 % |
Quels sont les seuils pour le taux le plus élevé ? Le taux fédéral majoré de 33 % s’applique à la portion de vos dons au-delà de 200 $, à concurrence de la portion de votre revenu imposable au-dessus du palier d’imposition supérieur fédéral (environ 253 414 $ en 2025-2026, indexé annuellement). Au Québec, le taux de 25,75 % s’applique aux dons des contribuables dont le revenu dépasse le palier provincial supérieur (~129 590 $).
Exemple chiffré pour un don de 500 $ au Québec (revenus moyens) :
| Calcul | Détail | Crédit |
|---|---|---|
| Crédit fédéral — premiers 200 $ | 200 $ × 15 % | 30 $ |
| Crédit fédéral — 300 $ restants | 300 $ × 29 % | 87 $ |
| Crédit Québec — premiers 200 $ | 200 $ × 20 % | 40 $ |
| Crédit Québec — 300 $ restants | 300 $ × 24 % | 72 $ |
| Crédit total (avant abattement) | ~229 $ |
Sur un don de 500 $, vous récupérez donc environ 229 $ en crédit d’impôt — soit plus de 45 % du don. Le don réel net (« coût pour vous ») est d’environ 271 $.
L’effet du seuil de 200 $ illustré : sur un don de 200 $ pile, vous récupérez environ 70 $ (35 % de retour). Sur un don de 400 $, vous récupérez environ 176 $ (44 % de retour). Sur 1 000 $, vous récupérez environ 494 $ (49 % de retour). Plus vous donnez au-delà de 200 $, plus le ratio de retour augmente — c’est mathématiquement la conséquence du saut de taux. Le système fiscal canadien récompense la générosité concentrée.
Les types de dons admissibles
Le crédit d’impôt pour dons couvre plusieurs catégories de dons, à condition que le donataire soit reconnu par l’ARC.
| Type de don | Admissible ? | Notes |
|---|---|---|
| Don en argent (chèque, virement, carte de crédit) | Oui | Le plus courant et le plus simple |
| Don en biens (actions, FNB, fonds communs cotés en bourse) | Oui | Avantage fiscal supplémentaire : gain en capital exonéré (voir section 5) |
| Don d’œuvres d’art ou d’objets de valeur | Oui | Évaluation par expert peut être requise; règles spéciales pour les biens culturels |
| Don d’immeubles ou de terrains | Oui | Évaluation officielle requise; conséquences fiscales (gains en capital) à considérer |
| Don de polices d’assurance vie | Oui | Mécanismes variés (transfert de la police, désignation comme bénéficiaire) |
| Don à un parti politique fédéral | Non — crédit différent | Système de crédit séparé, plus généreux mais plafonné |
| Temps bénévole | Non | Aucune valeur monétaire reconnue, même si le bénévolat est précieux |
| Don à un organisme étranger | Généralement non | Sauf si l’organisme est enregistré auprès de l’ARC (rare); certaines exceptions pour les organismes prescrits |
| Achat de billets pour un événement caritatif | Partiellement | Seul le montant supérieur à la valeur du « avantage reçu » (souper, spectacle, etc.) est admissible |
Le critère absolu : l’organisme de bienfaisance enregistré. Sans ce statut officiel auprès de l’ARC, aucun reçu valide ne peut être émis et aucun crédit ne peut être réclamé. Avant de faire un don important, vérifiez sur le site de l’ARC que l’organisme est bien enregistré. Le numéro d’enregistrement doit figurer sur tout reçu officiel.
Le cas des « avantages reçus ». Si en échange de votre don, vous recevez quelque chose en retour (billet de spectacle, repas, objet promotionnel de valeur), seul le montant au-delà de la valeur de cet avantage est admissible au crédit. Exemple : vous achetez un billet de souper-bénéfice à 500 $ avec un repas évalué à 100 $ — le montant admissible est de 400 $. Le reçu officiel devrait refléter cette nuance.
Les stratégies pour optimiser vos dons
Plusieurs techniques permettent d’optimiser l’impact fiscal de vos dons sans donner davantage.
Stratégie 1 — Cumuler plusieurs petits dons pour franchir le seuil de 200 $. Si vous donnez 50 $ à 4 organismes différents (200 $ total), tous les dons sont au taux de base. Si vous concentrez votre générosité sur un ou deux organismes pour atteindre 400 $, vous franchissez le seuil et bénéficiez du taux élevé sur la portion excédentaire. Cela n’augmente pas votre coût mais maximise votre crédit.
Stratégie 2 — Combiner les dons d’un couple sur une seule déclaration. Pour un couple marié ou en union de fait, vous pouvez choisir de regrouper tous les dons sur la déclaration d’un seul conjoint — celui qui en tire le maximum d’avantage. Cela permet aussi de franchir plus facilement le seuil de 200 $. Si Pierre et Anne donnent chacun 150 $ (300 $ total), ils ont accès au taux élevé sur 100 $ (la portion au-delà de 200 $) en les combinant — au lieu de zéro s’ils déclarent séparément.
Stratégie 3 — Reporter les dons jusqu’à 5 ans. Si vous avez fait des dons importants une année où votre impôt à payer était bas (par exemple, congé sans solde, sabbatique), vous pouvez reporter le crédit non utilisé sur jusqu’à 5 années suivantes. Cela évite de « perdre » un crédit non remboursable. À l’inverse, si vous prévoyez une année à revenu très élevé (vente d’une entreprise, gros bonus), planifier vos dons cette année-là maximise le retour fiscal.
Stratégie 4 — Concentrer ses dons une année sur deux. Plutôt que de donner 200 $ chaque année (et de payer le taux de base à 100 %), donner 400 $ une année sur deux (et 0 $ l’autre) génère un crédit plus avantageux. Vous donnez le même montant total, mais vous franchissez plus souvent le seuil. C’est la stratégie de « regroupement de dons » (bunching).
Stratégie 5 — Donner en fin de vie ou par testament. Les dons faits par testament (« dons commémoratifs » ou « legs ») sont déductibles dans la déclaration finale du défunt, et peuvent même réduire l’impôt sur la succession. Pour un patrimoine substantiel avec un gros REER non transférable au conjoint, un legs caritatif peut faire passer une partie de l’impôt « inévitable » vers une cause qui vous tient à cœur. Voir aussi notre guide sur le testament au Québec.
Stratégie 6 — Utiliser un fonds de bienfaisance personnel. Pour les donateurs plus structurés, certaines institutions (Fondation des Mennonites, fonds de fondations communautaires, fonds de bienfaisance des grandes banques) offrent des « fonds à objectifs caritatifs ». Vous y déposez de l’argent (et obtenez immédiatement le crédit d’impôt), puis vous décidez plus tard où orienter les sommes — utile pour planifier sans précipitation.
Stratégie 7 — Donner en titres cotés plutôt qu’en argent. C’est la stratégie la plus puissante pour les donateurs avec des placements — détaillée dans la section suivante.
À lire aussi :
Les dons en titres cotés : un avantage fiscal supplémentaire
C’est l’une des stratégies fiscales les plus puissantes — et l’une des moins connues. Donner des titres cotés en bourse (actions, FNB, fonds communs cotés) à un organisme de bienfaisance enregistré offre un double avantage :
- Vous obtenez le crédit d’impôt habituel pour le montant du don (basé sur la juste valeur marchande du titre)
- Le gain en capital sur le titre donné est complètement exonéré — contrairement à une vente normale où 50 % du gain serait imposable
Exemple concret pour comprendre l’avantage : imaginons que vous détenez des actions de Microsoft achetées 5 000 $ qui valent aujourd’hui 25 000 $ (gain en capital latent de 20 000 $). Vous voulez donner 25 000 $ à une fondation.
| Scénario | Don en argent (après avoir vendu les actions) | Don des actions directement |
|---|---|---|
| Vente des actions | Vente déclenche un gain en capital de 20 000 $ | Pas de vente |
| Impôt sur le gain en capital (50 % imposable, ~40 % taux marginal au QC) | ~4 000 $ d’impôt à payer | 0 $ d’impôt — gain exonéré |
| Argent disponible pour le don | 21 000 $ (25 000 $ − 4 000 $) | 25 000 $ donnés directement |
| Crédit d’impôt pour don | Basé sur 21 000 $ (~ 10 500 $ au QC) | Basé sur 25 000 $ (~ 12 500 $ au QC) |
| Avantage net du don en titres | ~ 6 000 $ d’économies (4 000 $ d’impôt évité + 2 000 $ de crédit additionnel) |
Cette stratégie est particulièrement avantageuse pour les donateurs avec des placements à forte plus-value. Plutôt que de vendre les titres pour donner en argent, vous transférez directement les titres à l’organisme. La plupart des grandes œuvres de bienfaisance et fondations acceptent ce type de don — elles ont leurs propres comptes de courtage pour recevoir les titres et les vendre ensuite.
Comment procéder : contactez l’organisme de bienfaisance et demandez la marche à suivre pour un don en titres. Vous devrez fournir à votre courtier les coordonnées du compte de courtage de l’organisme, et signer un formulaire de transfert. Le transfert peut prendre quelques jours à quelques semaines. Le reçu fiscal est émis sur la base de la juste valeur marchande au jour du transfert.
Les erreurs à éviter
Erreur 1 — Donner à un organisme non enregistré. Sans reçu officiel d’un organisme enregistré auprès de l’ARC, aucun crédit ne peut être réclamé. Vérifiez toujours le statut de l’organisme sur le site de l’ARC (« Liste des organismes de bienfaisance enregistrés ») avant de faire un don important. Les organismes étrangers, sauf rares exceptions, ne sont pas admissibles.
Erreur 2 — Ne pas demander ou conserver les reçus officiels. Un don sans reçu officiel est invisible pour les autorités fiscales. Si vous ne recevez pas de reçu automatique, demandez-le explicitement. Conservez tous vos reçus avec vos documents fiscaux pendant au moins 6 ans en cas de vérification.
Erreur 3 — Donner 200 $ ou moins chaque année. Si vous donnez systématiquement de petits montants, vous restez bloqué au taux de base. Concentrer vos dons sur une année (ou les regrouper avec votre conjoint) pour franchir le seuil de 200 $ vous donne accès aux taux beaucoup plus avantageux sur l’excédent.
Erreur 4 — Ne pas combiner les dons d’un couple. Pour un couple, séparer les dons sur deux déclarations distinctes mène souvent à un crédit total moindre que les combiner sur une seule. Vérifiez avec votre logiciel d’impôts — la plupart calculent automatiquement quelle option est la plus avantageuse.
Erreur 5 — Vendre des titres pour donner en argent. Si vous avez des titres avec un gain en capital substantiel, vendre puis donner en argent vous fait payer de l’impôt sur le gain. Donner les titres directement vous évite cet impôt — c’est presque toujours mathématiquement supérieur. Pour les donateurs avec un portefeuille de placement, c’est une stratégie à connaître absolument.
Erreur 6 — Oublier de réclamer les dons reportés. Si vous avez fait un don important une année où votre impôt à payer était bas, le crédit non utilisé peut être reporté pendant 5 ans. N’oubliez pas de l’inclure dans une déclaration ultérieure quand vous avez plus d’impôt à payer. Beaucoup de gens perdent ce report par oubli.
Erreur 7 — Penser que le crédit pour dons remplace une autre déduction. Le crédit pour dons est non remboursable — il réduit votre impôt à payer mais ne génère pas de remboursement supplémentaire au-delà de votre impôt dû. Si votre impôt est déjà à zéro (par exemple, faible revenu), le crédit ne vous donne rien cette année-là. Considérez le report sur 5 ans, ou attribuez le crédit au conjoint à revenu plus élevé.
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Questions fréquentes
Combien je récupère sur un don de 200 $ au Québec ?
Sur un don de 200 $ pile, le crédit d’impôt combiné fédéral + Québec est d’environ 70 $ (35 % du don). C’est le taux de base. Pour bénéficier des taux beaucoup plus avantageux (jusqu’à 53-54 % combiné), votre don total annuel doit dépasser 200 $ — la portion au-delà bénéficie alors du taux supérieur. Donner 200 $ pile n’utilise pas pleinement le mécanisme.
Mon couple fait des dons séparément — comment optimiser ?
Pour un couple marié ou en union de fait, vous pouvez choisir de regrouper tous les dons sur la déclaration d’un seul conjoint. C’est presque toujours plus avantageux fiscalement — surtout si vos dons combinés permettent de franchir plus facilement le seuil de 200 $. La plupart des logiciels d’impôts calculent automatiquement quelle attribution génère le maximum d’économies. Vous pouvez aussi changer d’année en année.
Puis-je donner à n’importe quel organisme ?
Pour bénéficier du crédit d’impôt, l’organisme doit être un organisme de bienfaisance enregistré auprès de l’ARC. Vous pouvez vérifier le statut d’un organisme sur le site de l’ARC. Les dons à des organismes non enregistrés (même s’ils font du bon travail), à des particuliers, ou à des organismes étrangers non reconnus ne donnent généralement aucun crédit. Demandez toujours un reçu officiel avec le numéro d’enregistrement.
Mon temps de bénévolat est-il déductible ?
Non. Aucun crédit d’impôt n’est accordé pour le temps consacré au bénévolat, même s’il représente une valeur économique importante. Seuls les dons en argent ou en biens donnent droit à un crédit. Cela dit, certaines dépenses engagées dans le cadre du bénévolat (kilométrage, fournitures achetées spécifiquement) peuvent parfois donner droit à un reçu fiscal si l’organisme accepte de les comptabiliser comme un don.
Y a-t-il un plafond aux dons déductibles ?
Au fédéral, le total des dons admissibles dans une année est plafonné à 75 % de votre revenu net (100 % dans l’année du décès et l’année précédente). En pratique, ce plafond n’est presque jamais atteint par les donateurs ordinaires — il vise les très grands dons. Si vous dépassez le plafond, le surplus peut être reporté sur 5 ans.
Quel est l’avantage de donner des actions plutôt que de l’argent ?
Donner des titres cotés en bourse (actions, FNB) avec un gain en capital évite l’impôt sur ce gain (qui serait sinon imposé à 50 %). Vous obtenez en plus le crédit d’impôt habituel basé sur la valeur du don. Combinés, ces deux avantages peuvent rendre le don en titres significativement plus efficace que le don en argent — particulièrement pour les portefeuilles avec d’importantes plus-values latentes.
Comment savoir si je dois cumuler ou étaler mes dons ?
Si vous donnez régulièrement de petits montants (50-150 $) à des organismes différents, vous restez bloqué au taux de base. Cumuler sur une seule année (ou avec votre conjoint) pour atteindre 300-500 $+ vous fait franchir le seuil de 200 $ et accéder au taux élevé. À l’inverse, si vous donnez déjà des sommes importantes chaque année, l’étalement n’apporte pas grand-chose — le bénéfice du cumul s’applique surtout quand on est près du seuil de 200 $.
Sources officielles
- Dons de bienfaisance — ARC
- Liste des organismes de bienfaisance enregistrés — ARC
- Ligne 395 — Crédits d’impôt pour dons — Revenu Québec
- Crédit d’impôt pour dons — Chaire en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé. Les taux des crédits d’impôt pour dons peuvent évoluer et certaines stratégies (notamment les dons en titres ou les dons importants) comportent des subtilités qui méritent un avis professionnel. Pour les dons substantiels ou la planification fiscale autour des dons, consultez un comptable professionnel agréé (CPA) ou un planificateur financier. Pour en savoir plus sur notre démarche, consultez notre méthodologie éditoriale.

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