La vraie question n’est pas « combien puis-je mettre dans mon CELI » (le plafond légal de 7 000 $ pour 2026, plus vos droits accumulés), mais « combien devrais-je y mettre selon ma situation » — et la réponse dépend de vos objectifs, votre horizon et votre capacité d’épargne, pas d’un chiffre unique. Beaucoup de gens confondent ces deux questions. Le plafond vous dit le maximum permis par la loi; la stratégie, elle, vous dit combien il est sensé de cotiser pour vous, compte tenu de votre budget et de vos projets. Pour la plupart des gens, l’approche réaliste n’est pas de viser le maximum d’un coup, mais de déterminer un montant régulier soutenable — par exemple, une cotisation automatique de 100 $ par paie représente déjà environ 2 600 $ par année, sans effort. Le bon montant dépend de plusieurs facteurs : avez-vous d’abord un fonds d’urgence ? Épargnez-vous pour un projet à court terme (voyage, mise de fonds) ou pour le long terme (retraite) ? Votre revenu est-il élevé (auquel cas le REER pourrait être prioritaire) ou plus modeste (le CELI offrant alors plus de souplesse) ? La beauté du CELI, c’est sa flexibilité : vous pouvez y cotiser ce que vous voulez, quand vous voulez, retirer sans impôt, et vos droits inutilisés ne sont jamais perdus. Ce guide vous aide à déterminer le bon montant pour votre situation, plutôt que de vous donner un chiffre unique qui ne conviendrait à personne.
« Combien devrais-je mettre dans mon CELI ? » est l’une des questions les plus fréquentes en finances personnelles — et la réponse honnête est : ça dépend de vous. Plutôt que de viser aveuglément le plafond ou de cotiser au hasard, ce guide vous donne une méthode pour déterminer un montant qui a du sens selon vos objectifs, votre horizon et vos moyens.
Note : cet article porte sur la stratégie (combien cotiser). Pour calculer vos droits disponibles (le maximum permis), voir notre article dédié sur les droits de cotisation CELI.
Sommaire
- « Combien je peux » vs « combien je devrais »
- D’abord : le fonds d’urgence
- Combien selon votre objectif
- Combien selon votre profil
- CELI ou REER : où mettre votre argent
- La méthode du montant automatique
- Les erreurs à éviter
- Questions fréquentes
« Combien je peux » vs « combien je devrais »
La première étape est de distinguer deux questions qu’on confond souvent, mais qui sont très différentes.
« Combien je peux mettre » : le plafond. C’est la limite légale. Pour 2026, le plafond annuel est de 7 000 $, auquel s’ajoutent vos droits inutilisés des années précédentes (jusqu’à 109 000 $ cumulés si vous êtes admissible depuis 2009 sans avoir cotisé). C’est le maximum que vous pouvez verser sans pénalité. Pour calculer vos droits exacts, consultez notre article sur les droits de cotisation CELI inutilisés.
« Combien je devrais mettre » : la stratégie. C’est une question complètement différente. Elle ne dépend pas de la loi, mais de votre situation personnelle : vos objectifs, votre horizon, votre capacité d’épargne, votre revenu. Le bon montant pour vous peut être 50 $ par mois, 500 $ par mois, ou le maximum — selon votre réalité.
Pourquoi viser le maximum n’est pas toujours la bonne réponse. Beaucoup pensent qu’il « faut » maximiser son CELI. Mais ce n’est pas réaliste ni optimal pour tout le monde :
- Si vous n’avez pas de fonds d’urgence, le bâtir vient en premier
- Si vous avez des dettes coûteuses (carte de crédit), les rembourser peut être prioritaire
- Si votre revenu est élevé, le REER pourrait être plus avantageux fiscalement
- Si votre budget est serré, une petite cotisation régulière vaut mieux que rien
La bonne nouvelle : aucune pression. Comme vos droits inutilisés se reportent indéfiniment, vous n’avez pas à tout cotiser maintenant. Vous pouvez commencer petit et augmenter avec le temps. L’important est de cotiser ce qui est soutenable pour vous, régulièrement.
L’idée à intégrer : le « bon montant » à mettre dans votre CELI n’est pas un chiffre universel — c’est le montant le plus élevé que vous pouvez cotiser de façon régulière et soutenable, une fois vos priorités plus urgentes couvertes (fonds d’urgence, dettes coûteuses). Comparer votre cotisation à celle des autres, ou culpabiliser de ne pas « maximiser », est contre-productif. Quelqu’un qui cotise 100 $ par mois fidèlement pendant 20 ans bâtit un patrimoine considérable, alors que viser le maximum d’un coup et abandonner ne mène nulle part. La constance bat l’intensité. Déterminez un montant que vous ne remarquerez presque pas dans votre budget, automatisez-le, et augmentez-le quand votre situation s’améliore. C’est ainsi qu’on bâtit une épargne durable.
D’abord : le fonds d’urgence
Avant de déterminer combien investir à long terme, il y a une priorité quasi universelle : le fonds d’urgence. Et le CELI est idéal pour ça.
Pourquoi le fonds d’urgence en premier. Un fonds d’urgence (3 à 6 mois de dépenses essentielles) est le socle de toute santé financière. Sans lui, un imprévu (perte d’emploi, réparation, urgence médicale) peut vous forcer à vous endetter. C’est généralement la première chose à constituer avant d’investir pour le long terme.
Le CELI, parfait pour le fonds d’urgence. Le CELI est l’endroit idéal pour loger votre fonds d’urgence, parce que :
- L’argent reste accessible en tout temps, sans pénalité ni impôt
- Les intérêts gagnés sont non imposables
- Un retrait n’a aucune conséquence sur vos prestations gouvernementales
Vous pouvez y placer un compte d’épargne à intérêt élevé en version CELI, pour que votre fonds d’urgence reste liquide tout en rapportant.
Combien pour le fonds d’urgence. Visez 3 à 6 mois de dépenses essentielles. Par exemple, si vos dépenses essentielles sont de 3 000 $ par mois, votre cible est de 9 000 $ à 18 000 $. C’est souvent la première « tranche » de votre CELI à remplir.
Attention à ne pas tout investir agressivement. Le fonds d’urgence doit rester sécuritaire et liquide — pas en bourse. Une fois ce coussin en place, vous pouvez orienter vos cotisations suivantes vers des objectifs à plus long terme (avec des placements plus dynamiques si l’horizon le permet).
L’ordre de priorité général. Pour la plupart des gens, l’ordre logique est :
- Rembourser les dettes très coûteuses (cartes de crédit)
- Bâtir un fonds d’urgence (souvent dans un CELI)
- Cotiser pour ses objectifs (CELI ou REER selon la situation)
Combien selon votre objectif
Le montant et la façon de cotiser dépendent beaucoup de ce pour quoi vous épargnez. Voici comment adapter selon l’horizon de votre objectif.
| Objectif | Horizon | Approche suggérée |
|---|---|---|
| Fonds d’urgence | Immédiat | 3-6 mois de dépenses, en liquidités sécuritaires |
| Voyage, achat | Court terme (1-2 ans) | Montant ciblé, placements prudents |
| Mise de fonds maison | Moyen terme (2-5 ans) | Cotisation régulière (envisager le CELIAPP) |
| Retraite | Long terme (5 ans +) | Cotisation maximale possible, placements de croissance |
Pour un objectif à court terme. Si vous épargnez pour un projet précis dans 1 ou 2 ans (voyage, achat important), calculez le montant total visé, divisez par le nombre de mois, et cotisez ce montant régulièrement. Gardez ces sommes en placements prudents (compte à intérêt élevé, CPG court), car vous en aurez besoin bientôt.
Pour une mise de fonds immobilière. Si vous visez l’achat d’une première propriété, le CELIAPP pourrait être encore plus avantageux que le CELI (déduction fiscale + retrait non imposé). Cotisez-y en priorité si vous êtes admissible, puis le CELI en complément.
Pour le long terme (retraite). Si votre horizon est de 5 ans et plus, vous pouvez viser une cotisation plus élevée et investir dans des placements de croissance (FNB, actions) pour profiter du rendement composé à l’abri de l’impôt. C’est ici que le CELI déploie toute sa puissance sur le long terme.
Plusieurs objectifs à la fois. Vous pouvez poursuivre plusieurs objectifs dans le même CELI (ou en séparant mentalement les montants). L’important est d’adapter le type de placement à l’horizon de chaque objectif : liquide et sûr pour le court terme, plus dynamique pour le long terme.
Combien selon votre profil
Au-delà de l’objectif, votre profil personnel (revenu, situation) influence le bon montant. Voici quelques cas de figure.
Si votre budget est serré. Ne vous découragez pas : même une petite cotisation compte. Commencez avec un montant modeste mais régulier (par exemple 25 $ ou 50 $ par paie). L’habitude compte plus que le montant au début. Vous augmenterez plus tard. L’essentiel est de commencer.
Si vous avez un revenu modeste. Le CELI est souvent prioritaire sur le REER pour les revenus modestes : comme votre taux d’imposition est bas, la déduction REER vous rapporte peu, alors que la flexibilité du CELI (retraits sans impact sur les prestations) est précieuse. Concentrez votre épargne dans le CELI.
Si vous avez un revenu élevé. À l’inverse, si votre taux marginal est élevé, le REER peut être prioritaire (la déduction immédiate vaut plus). Une stratégie courante : cotiser au REER pour la déduction, puis verser le remboursement d’impôt obtenu dans le CELI. Vous remplissez ainsi les deux.
Si vous avez des dettes coûteuses. Avant de cotiser massivement au CELI, remboursez vos dettes à taux élevé (cartes de crédit à ~20 %). Aucun placement CELI ne « bat » de façon garantie le coût d’une dette de carte de crédit. Réglez d’abord ces dettes, puis cotisez.
Si vous approchez de la retraite. Le CELI est très utile à la retraite : les retraits n’affectent pas vos prestations (comme la PSV ou le SRG), contrairement aux retraits de REER/FERR. Maximiser son CELI avant la retraite offre une source de revenu flexible et non imposable très avantageuse.
Si vous recevez une rentrée d’argent. Un héritage, une prime, un remboursement d’impôt ? Le CELI est un excellent endroit où placer ces sommes (dans la limite de vos droits) pour une croissance à l’abri de l’impôt. C’est l’occasion de faire un bond dans votre épargne.
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CELI ou REER : où mettre votre argent
La question « combien dans le CELI » mène souvent à « CELI ou REER ? ». Voici les repères pour orienter votre choix.
La différence fondamentale. Les deux font croître l’argent à l’abri de l’impôt, mais :
- REER : cotisation déductible (réduit votre impôt maintenant), mais retraits imposables. Avantageux si votre revenu (et taux d’imposition) est élevé maintenant et sera plus bas à la retraite.
- CELI : cotisation non déductible (pas d’économie d’impôt immédiate), mais retraits non imposables et sans impact sur les prestations. Avantageux pour la flexibilité et les revenus modestes.
Les repères généraux. Sans être une règle absolue :
- Revenu élevé (taux marginal élevé) → le REER tend à être prioritaire
- Revenu modeste → le CELI tend à être prioritaire
- Besoin de flexibilité (accès à l’argent, objectifs variés) → le CELI
- Épargne-retraite pure avec revenu élevé → le REER, ou les deux
La stratégie combinée. Pour beaucoup, la meilleure approche n’est pas l’un OU l’autre, mais les deux : par exemple, cotiser au REER pour la déduction, puis investir le remboursement d’impôt dans le CELI. Ou prioriser le CELI jusqu’à un certain point, puis le REER. Tout dépend de votre revenu et de vos objectifs.
Pour approfondir. Le choix CELI vs REER mérite réflexion. Notre guide complet CELI, REER, CELIAPP détaille les scénarios pour vous aider à décider selon votre situation précise.
En cas de doute. Si vous hésitez et que votre situation est complexe (revenu élevé, plusieurs objectifs, proximité de la retraite), une consultation avec un planificateur financier peut clarifier la stratégie optimale. Les bons outils de planification permettent de comparer l’impact à long terme de différents choix.
La méthode du montant automatique
Une fois que vous savez combien cotiser, la meilleure façon de le faire concrètement est l’automatisation. Voici pourquoi et comment.
Le pouvoir de l’automatisation. Plutôt que de décider chaque mois (et souvent d’oublier ou de remettre à plus tard), mettez en place des cotisations automatiques. Un montant fixe est transféré dans votre CELI à chaque paie, sans que vous ayez à y penser. C’est la méthode la plus efficace pour épargner avec constance.
L’effet des petits montants réguliers. Ne sous-estimez pas les petites sommes. Par exemple, 100 $ par paie aux deux semaines (26 paies) représente 2 600 $ par année — et ce, sans même compter le rendement. Sur plusieurs années, avec la croissance composée à l’abri de l’impôt, cela devient un montant significatif.
Comment déterminer votre montant automatique :
- Regardez votre budget et identifiez ce que vous pouvez épargner sans vous priver
- Commencez par un montant confortable (mieux vaut commencer petit et tenir)
- Programmez le transfert le jour de paie (vous ne « voyez » pas l’argent passer)
- Augmentez le montant à chaque hausse de revenu
Le principe « se payer en premier ». En automatisant la cotisation le jour de paie, vous vous « payez en premier » avant de dépenser le reste. C’est psychologiquement bien plus efficace que d’essayer d’épargner ce qui reste en fin de mois (il ne reste souvent rien).
Ajuster en cours de route. Votre montant automatique n’est pas gravé dans la pierre. Augmentez-le quand votre situation s’améliore (hausse de salaire, dette remboursée), réduisez-le temporairement si nécessaire. La flexibilité du CELI le permet : vous pouvez toujours retirer en cas de vrai besoin.
Le réflexe à adopter : ne vous demandez pas « combien me reste-t-il à épargner ce mois-ci ? » — décidez plutôt d’un montant raisonnable à cotiser, automatisez-le le jour de paie, et vivez avec le reste. Ce simple renversement (épargner d’abord, dépenser ensuite) transforme l’épargne d’une bonne intention en une habitude automatique. Commencez avec un montant que vous pouvez tenir sans stress — même modeste — puis augmentez-le à chaque amélioration de votre situation. Et rappelez-vous : grâce à la flexibilité du CELI, cet argent reste accessible en cas de vraie urgence, ce qui enlève toute crainte de « bloquer » vos fonds. La meilleure stratégie CELI est celle que vous appliquez sans y penser, paie après paie.
Les erreurs à éviter
Erreur 1 — Confondre le plafond et le bon montant. Le plafond (7 000 $ + droits accumulés) est le maximum légal, pas une cible obligatoire. Le bon montant pour vous dépend de vos objectifs, votre horizon et votre budget. Ne vous sentez pas obligé de maximiser si ce n’est pas réaliste.
Erreur 2 — Investir avant d’avoir un fonds d’urgence. Pour la plupart des gens, bâtir un fonds d’urgence (et rembourser les dettes coûteuses) vient avant d’investir pour le long terme. Le CELI est idéal pour loger ce fonds d’urgence de façon liquide et non imposable.
Erreur 3 — Investir agressivement de l’argent à court terme. Ne placez pas en bourse l’argent dont vous aurez besoin dans 1 ou 2 ans (ou votre fonds d’urgence). Adaptez le type de placement à l’horizon : liquide et sûr pour le court terme, dynamique pour le long terme.
Erreur 4 — Ignorer la question CELI vs REER. Selon votre revenu, le REER pourrait être plus avantageux que le CELI (ou l’inverse). Ne cotisez pas au CELI par défaut sans considérer si le REER servirait mieux votre situation, surtout si votre revenu est élevé.
Erreur 5 — Attendre d’avoir « assez » pour commencer. Beaucoup remettent leur épargne en pensant que leur cotisation serait trop petite pour compter. Faux : 50 $ par mois automatisés valent infiniment mieux que zéro. Commencez avec ce que vous pouvez, et augmentez ensuite.
Erreur 6 — Ne pas automatiser. Compter sur sa volonté pour épargner chaque mois mène souvent à l’oubli ou au report. Automatisez vos cotisations le jour de paie pour vous « payer en premier ». L’épargne automatique est bien plus fiable que l’épargne manuelle.
Erreur 7 — Se comparer aux autres. Le bon montant est personnel. Culpabiliser de ne pas cotiser autant que quelqu’un d’autre est contre-productif. Concentrez-vous sur ce qui est soutenable et croissant pour vous. La constance sur la durée bat les grands gestes ponctuels.
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Questions fréquentes
Combien devrais-je mettre dans mon CELI ?
Il n’y a pas de chiffre unique : le bon montant dépend de vos objectifs, votre horizon et votre capacité d’épargne. La règle générale est de cotiser le montant le plus élevé que vous pouvez soutenir régulièrement, une fois vos priorités couvertes (fonds d’urgence, dettes coûteuses). Pour beaucoup, une cotisation automatique modeste mais constante (par exemple 100 $ par paie, soit 2 600 $/an) est plus réaliste et efficace que de viser le maximum d’un coup. Commencez avec un montant confortable et augmentez-le avec le temps.
Quelle est la différence entre le plafond et le montant que je devrais cotiser ?
Le plafond (7 000 $ pour 2026, plus vos droits accumulés, jusqu’à 109 000 $) est le maximum légal que vous pouvez verser sans pénalité. Le montant que vous « devriez » cotiser est une question de stratégie personnelle : il dépend de votre budget, vos objectifs et votre revenu, pas de la loi. Viser le maximum n’est pas toujours optimal — par exemple, si vous n’avez pas de fonds d’urgence ou si le REER serait plus avantageux pour votre revenu. Déterminez un montant soutenable plutôt que de vous fixer sur le plafond.
Devrais-je maximiser mon CELI ?
Pas nécessairement, et pas forcément en premier. Avant de maximiser votre CELI, assurez-vous d’avoir remboursé vos dettes coûteuses (cartes de crédit) et constitué un fonds d’urgence. Ensuite, si votre revenu est élevé, le REER pourrait être prioritaire. Maximiser son CELI est un excellent objectif si vous en avez les moyens après ces priorités, mais ce n’est pas réaliste ni optimal pour tout le monde. Vos droits inutilisés se reportent indéfiniment, donc aucune urgence à tout cotiser maintenant.
Combien mettre dans mon CELI par mois ?
Cela dépend de votre budget. Regardez ce que vous pouvez épargner sans vous priver, et automatisez ce montant. Même une petite somme régulière compte : 100 $ par paie aux deux semaines représente 2 600 $ par année, sans compter le rendement. L’important est de choisir un montant soutenable que vous pouvez maintenir, et de l’automatiser le jour de paie pour « vous payer en premier ». Augmentez-le ensuite à chaque hausse de revenu. La constance compte plus que le montant initial.
CELI ou REER : lequel privilégier ?
En général, le REER tend à être prioritaire si votre revenu (et taux d’imposition) est élevé, car la déduction immédiate vaut plus. Le CELI tend à être prioritaire pour les revenus modestes et pour la flexibilité (retraits non imposables sans impact sur les prestations). Une stratégie courante combine les deux : cotiser au REER pour la déduction, puis investir le remboursement d’impôt dans le CELI. Le choix optimal dépend de votre situation; consultez notre guide comparatif CELI, REER, CELIAPP pour approfondir.
Le CELI est-il bon pour un fonds d’urgence ?
Oui, c’est même l’un de ses meilleurs usages. L’argent y reste accessible en tout temps, sans impôt ni pénalité, les intérêts gagnés sont non imposables, et un retrait n’affecte pas vos prestations gouvernementales. Pour un fonds d’urgence, placez un compte d’épargne à intérêt élevé en version CELI : votre argent reste liquide tout en rapportant. Visez 3 à 6 mois de dépenses essentielles. C’est souvent la première « tranche » de CELI à remplir avant d’investir pour le long terme.
Que se passe-t-il si je ne peux pas cotiser beaucoup ?
Aucun problème. Cotisez ce que vous pouvez, même une petite somme — c’est toujours mieux que rien, et vos droits inutilisés se reportent indéfiniment, donc vous ne perdez rien. Commencez avec un montant confortable (même 25 $ ou 50 $ par paie), automatisez-le, et augmentez-le quand votre situation s’améliore. L’habitude d’épargner régulièrement compte plus que le montant au départ. Avec le temps et la croissance à l’abri de l’impôt, même de petites cotisations constantes bâtissent un patrimoine appréciable.
Sources officielles
- Le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) — Agence du revenu du Canada
- Le CELI — Agence de la consommation en matière financière du Canada
- Épargne et placements — ACFC
- Agence du revenu du Canada
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Le montant optimal à cotiser à un CELI dépend de votre situation globale (revenu, objectifs, dettes, autres régimes). Pour une stratégie adaptée, notamment le choix entre CELI et REER, consultez un planificateur financier. Pour en savoir plus sur notre démarche, consultez notre méthodologie éditoriale.

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