En 2026, le taux de référence pour l’augmentation des loyers au Québec est de 3,1 %, et le Tribunal administratif du logement (TAL) a complètement revu sa méthode de calcul — un changement majeur que tout locataire devrait comprendre pour vérifier si la hausse qu’on lui propose est justifiée. Ce taux de 3,1 % s’applique aux baux qui se renouvellent entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027 pour les logements n’ayant pas subi de rénovations majeures. C’est nettement moins que les 5,9 % de 2025 (un record en 30 ans), mais cela reste une hausse substantielle. La grande nouveauté : depuis le 1er janvier 2026, le TAL a remplacé son ancienne grille de 13 critères par une méthode simplifiée à quatre variables, dont la principale est la moyenne de l’indice des prix à la consommation (IPC) du Québec sur trois ans. Point crucial à retenir : ce taux de 3,1 % est une référence, pas un plafond — votre propriétaire peut demander plus s’il le justifie (taxes, assurances, travaux majeurs). Et surtout, vous avez des droits : vous disposez d’un mois pour répondre à un avis d’augmentation, vous pouvez refuser la hausse tout en restant dans votre logement, et si le propriétaire ne saisit pas le TAL dans le mois suivant votre refus, la hausse devient caduque. Ce guide vous explique la nouvelle méthode, comment vérifier votre augmentation, et exactement quoi faire si elle vous semble excessive.
Recevoir un avis d’augmentation de loyer crée souvent de l’incertitude : la hausse est-elle raisonnable ? Puis-je la refuser ? Que se passe-t-il si je dis non ? Avec la nouvelle méthode de calcul du TAL en 2026, il est plus important que jamais de comprendre vos droits et le fonctionnement du système. Ce guide, orienté vers les locataires, vous donne les outils pour aborder votre renouvellement de bail en toute confiance.
Note : cet article vise à informer; il ne remplace pas un avis juridique. Pour votre situation précise, consultez le TAL ou un comité logement de votre région.
Sommaire
- Le taux de référence 2026 : 3,1 %
- La nouvelle méthode de calcul du TAL
- Référence ou plafond : ce que ça change
- Vos droits comme locataire
- Comment répondre à un avis d’augmentation
- Refuser et négocier sa hausse
- Les erreurs à éviter
- Questions fréquentes
Le taux de référence 2026 : 3,1 %
Commençons par le chiffre que tout le monde attend chaque année : le taux de référence pour l’augmentation des loyers.
Le taux de base 2026. Le Tribunal administratif du logement (TAL) a établi un taux de référence de 3,1 % pour les baux résidentiels qui se renouvellent entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027, pour les logements n’ayant pas fait l’objet de rénovations majeures.
Une baisse marquée par rapport aux années récentes. Ce taux représente un ralentissement net :
| Année | Taux de référence (sans travaux majeurs) |
|---|---|
| 2024 | Environ 4 % |
| 2025 | 5,9 % (un record en 30 ans) |
| 2026 | 3,1 % |
Une hausse qui reste élevée historiquement. Même si 3,1 % est bien moins spectaculaire que le 5,9 % de 2025, il faut nuancer : selon le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), cette augmentation demeure la troisième en importance des 20 dernières années, après 2024 et 2025. La pression sur le budget des locataires reste donc réelle.
Le cas des logements avec services (RPA). Pour les logements incluant des services rattachés à la personne du locataire (comme les résidences privées pour aînés, avec repas ou aide-ménagère), la portion du loyer liée à ces services est indexée à 6,7 %, sur la base d’un indicateur de coût lié aux soins de santé. Le reste du loyer demeure indexé à 3,1 %.
La transition. Pour les baux signés d’ici le 1er avril 2026 (sous l’ancienne période), le taux applicable peut différer (4,5 % était mentionné pour certains baux de transition). C’est la date de l’avis qui détermine les règles (voir section 2).
L’idée à intégrer : le taux annuel du TAL n’est pas une simple statistique — c’est votre outil de vérification. Quand vous recevez un avis d’augmentation, le premier réflexe est de comparer la hausse demandée au taux de référence de l’année. Si votre propriétaire demande beaucoup plus que 3,1 % sans avoir effectué de travaux majeurs ni subi de hausses importantes de taxes ou d’assurances, c’est un signal que la hausse mérite d’être questionnée. Connaître ce chiffre vous donne un point d’ancrage objectif pour évaluer si l’augmentation est raisonnable, et une base solide pour négocier ou refuser. Un locataire informé n’accepte pas une hausse à l’aveugle.
La nouvelle méthode de calcul du TAL
Le grand changement de 2026 n’est pas seulement le taux, mais la façon dont il est calculé. C’est une réforme importante.
De 13 critères à 4 variables. Jusqu’en 2025, la grille de calcul du TAL comportait 13 critères distincts, ce qui rendait le calcul complexe et souvent opaque pour les locataires. Depuis 2026, la méthode repose sur seulement quatre variables principales, dans un objectif de simplicité et de transparence.
Les quatre composantes de la nouvelle méthode :
- La moyenne mobile de l’IPC sur trois ans : c’est l’élément central qui détermine le taux de base. Pour 2026, cette moyenne s’établit à 3,1 %.
- La variation des taxes municipales et scolaires : seule la portion qui dépasse le pourcentage de base peut être répercutée.
- La variation des primes d’assurance : même principe, seule la portion excédant le pourcentage de base compte.
- Les dépenses d’immobilisation (rénovations, améliorations majeures) : récupérables à raison de 5 % par année, amorti sur 20 ans.
Pourquoi la moyenne sur 3 ans ? Auparavant, le calcul reposait surtout sur une année de référence unique, ce qui pouvait entraîner de fortes variations d’une année à l’autre, surtout en période d’inflation élevée (comme après la pandémie). La moyenne de l’IPC sur trois ans vise à lisser les hausses et à offrir une meilleure prévisibilité. Concrètement, le 3,1 % de 2026 correspond à la moyenne de l’IPC québécois de 2023 (4,5 %), 2024 (2,3 %) et 2025 (2,4 %).
Un IPC unique pour tout le Québec. Important : l’IPC utilisé est celui de l’ensemble du Québec, peu importe votre ville ou votre quartier. Il n’y a donc pas de taux différent selon la région pour cette composante de base.
La règle cruciale : c’est la date de l’AVIS qui compte. Point essentiel à retenir : la nouvelle méthode s’applique aux demandes dont l’avis de modification de bail a été donné à compter du 1er janvier 2026. L’ancienne méthode continue de s’appliquer aux avis donnés avant cette date. Ce n’est pas la date de début du bail qui détermine la méthode, mais la date d’envoi de l’avis. Vérifiez donc la date de l’avis que vous avez reçu.
Les dépenses d’immobilisation : un point de vigilance. La nouvelle méthode permet aux propriétaires de récupérer leurs investissements en rénovation à raison de 5 % par an sur 20 ans. Certains groupes de défense des locataires craignent que ce mécanisme permette des hausses supplémentaires importantes lorsque des travaux majeurs sont effectués. Si votre hausse inclut une portion pour travaux, demandez les justificatifs.
Référence ou plafond : ce que ça change
Une source fréquente de confusion : le taux de 3,1 % est-il un maximum que le propriétaire ne peut pas dépasser ? La réponse est non, et c’est important à comprendre.
Un taux de référence, pas un plafond. Contrairement à ce que beaucoup croient, il n’existe pas de plafond légal strict pour une augmentation de loyer au Québec. Le 3,1 % est un taux indicatif de référence qui sert de point de départ pour évaluer une hausse raisonnable — pas un maximum obligatoire.
Quand une hausse peut dépasser le taux de référence. Le propriétaire peut justifier une augmentation supérieure à 3,1 % dans certaines situations :
- Une hausse importante des taxes municipales ou scolaires (portion excédant le taux de base)
- Une hausse importante des primes d’assurance
- Des dépenses d’immobilisation (travaux majeurs, rénovations)
Dans ces cas, le propriétaire doit pouvoir justifier la hausse avec des documents précis (factures, avis de taxes, etc.).
Ce que cela signifie pour vous. Le fait que le taux ne soit pas un plafond ne vous laisse pas sans protection — au contraire. Si la hausse dépasse la référence, c’est au propriétaire de la justifier. Et vous conservez toujours le droit de refuser et de demander au TAL de fixer le loyer (voir sections suivantes). Le système repose sur la justification et la négociation, pas sur l’imposition unilatérale.
Le contexte du marché en 2026. Fait intéressant : selon la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), le contexte de 2026 est particulier, avec un nombre record de nouveaux logements et un marché qui se stabilise (voire diminue) dans certains secteurs. Cela signifie que, dans plusieurs cas, ce que permet le calcul du TAL ne reflète pas nécessairement ce que le marché local peut soutenir. Connaître les loyers de votre quartier vous donne un argument de négociation.
Vos droits comme locataire
Face à une augmentation, vous n’êtes pas démuni. La loi vous accorde des droits importants. Les connaître change tout.
Vos droits fondamentaux :
- Le droit de refuser toute augmentation et de rester dans votre logement
- Le droit de contester auprès du TAL si la hausse vous semble excessive
- Le droit d’exiger que le propriétaire justifie toute augmentation avec des calculs précis
- Le droit à un délai d’un mois pour répondre à l’avis
Le principe clé : refuser ne signifie pas devoir partir. C’est le point le plus important et le plus mal compris : dans la grande majorité des cas, vous pouvez refuser une hausse de loyer et rester dans votre logement. Si vous refusez, votre bail se reconduit aux conditions actuelles, et c’est au propriétaire de saisir le TAL s’il veut imposer la hausse.
L’exception importante : la section F (immeuble de 5 ans ou moins). Attention : il existe une exception. Si votre logement se trouve dans un immeuble construit ou ayant changé d’affectation depuis 5 ans ou moins, la clause F de votre bail peut s’appliquer. Dans ce cas, le mécanisme de fixation de loyer ne s’applique pas de la même façon, et refuser une augmentation peut vous obliger à quitter à la fin du bail. Vérifiez si la section F est cochée dans votre bail.
L’augmentation n’est jamais rétroactive. Une hausse de loyer ne peut s’appliquer qu’à partir de la date de renouvellement du bail, jamais de façon rétroactive. Votre propriétaire ne peut pas vous réclamer une augmentation pour des mois déjà écoulés.
Le défaut d’entretien. Si votre propriétaire a manqué à ses obligations d’entretien au cours des 12 derniers mois, le TAL peut en tenir compte et réduire le loyer fixé. Documentez tout problème d’entretien non réglé.
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Comment répondre à un avis d’augmentation
Quand vous recevez un avis d’augmentation de loyer, vous avez des choix précis et un délai à respecter. Voici la marche à suivre.
Le délai : un mois. Vous disposez d’un mois (30 jours) à compter de la réception de l’avis pour répondre. Attention : passé ce délai, vous êtes réputé avoir accepté la hausse. Le silence vaut acceptation. Ne laissez donc jamais un avis sans réponse si vous n’êtes pas d’accord.
Vos trois options. Face à un avis d’augmentation, vous pouvez :
- Accepter : vous signifiez votre accord par écrit, ou vous ne répondez pas (le silence vaut acceptation)
- Refuser et rester : vous envoyez un refus écrit; votre bail se reconduit aux conditions actuelles jusqu’à ce que le TAL tranche, si le propriétaire le saisit
- Refuser et quitter : vous avisez que vous ne renouvellerez pas votre bail et vous déménagez à la fin
Comment répondre. Répondez par écrit à l’avis du propriétaire. Le TAL met à disposition un formulaire de réponse officiel que vous pouvez utiliser. Conservez une preuve de l’envoi de votre réponse (date, mode d’envoi).
Ce qui se passe si vous refusez. Si vous refusez et restez :
- Le propriétaire dispose d’un délai d’un mois à compter de votre refus pour déposer une demande de fixation de loyer au TAL
- S’il ne saisit pas le TAL dans ce délai, la hausse devient caduque : votre bail se reconduit automatiquement aux mêmes conditions, sans augmentation. Vous n’avez rien d’autre à faire.
- S’il saisit le TAL, le tribunal fixera le loyer selon les critères légaux, après une audience où le propriétaire devra justifier sa demande
L’outil de calcul officiel. Avant de répondre, utilisez l’outil de calcul officiel du TAL (disponible sur son site). Il applique les mêmes critères que ceux utilisés lors des audiences, et vous permet d’évaluer si la hausse proposée est raisonnable. C’est votre meilleur point de comparaison objectif.
Refuser et négocier sa hausse
Refuser une hausse ne veut pas dire entrer en conflit ouvert. Souvent, c’est le point de départ d’une négociation. Voici comment l’aborder.
La négociation est encouragée. Le TAL encourage fortement les propriétaires et les locataires à négocier directement. Locateurs et locataires sont libres de s’entendre sur une augmentation que chacun considère comme satisfaisante. La plupart des situations se règlent par entente, sans aller au tribunal.
Préparez vos arguments. Pour négocier efficacement :
- Calculez la hausse selon l’outil du TAL pour avoir une référence objective
- Comparez les loyers de votre quartier (un loyer déjà au-dessus du marché est un argument)
- Documentez les problèmes d’entretien non réglés
- Restez factuel et courtois : la relation locataire-propriétaire se poursuit
Rédigez un refus clair. Si vous refusez, votre réponse écrite doit indiquer clairement que vous refusez la hausse proposée et que vous souhaitez rester dans votre logement aux conditions actuelles. Utilisez le formulaire officiel du TAL pour être conforme.
Faites-vous aider par un comité logement. Les comités logement sont des organismes communautaires qui aident gratuitement les locataires : ils peuvent vous expliquer vos droits, vérifier le calcul de votre hausse, vous aider à rédiger une réponse, et même vous accompagner. C’est une ressource précieuse et gratuite. Cherchez le comité logement de votre région.
Consignez toute entente par écrit. Si vous parvenez à une entente avec votre propriétaire (par exemple, une hausse moindre que celle proposée), mettez-la par écrit. Un accord verbal est difficile à prouver. Un comité logement peut vous aider à rédiger une entente claire.
Le nouveau système de médiation. En 2026, un système de médiation a été mis en place pour résoudre les conflits plus rapidement et à moindre coût que les procédures judiciaires traditionnelles. C’est une option à considérer en cas de désaccord persistant.
Le réflexe à adopter : ne jamais laisser un avis d’augmentation sans réponse, et ne jamais accepter par défaut une hausse que vous n’avez pas vérifiée. Dès réception de l’avis, notez la date (vous avez un mois), passez la hausse dans l’outil de calcul du TAL, et comparez aux loyers de votre quartier. Si la hausse vous semble excessive, un refus écrit poli vous protège : dans la majorité des cas, vous restez dans votre logement, et c’est au propriétaire de justifier sa demande devant le TAL s’il y tient. Beaucoup de locataires acceptent des hausses injustifiées simplement par méconnaissance de leurs droits ou par crainte de devoir partir. Un comité logement peut vous accompagner gratuitement — n’hésitez pas à y recourir.
Les erreurs à éviter
Erreur 1 — Ignorer l’avis ou répondre trop tard. Vous avez un mois pour répondre, et le silence vaut acceptation. Ne laissez jamais un avis d’augmentation sans réponse si vous n’êtes pas d’accord. Notez la date de réception et répondez par écrit dans le délai.
Erreur 2 — Croire qu’on doit partir si on refuse. Dans la grande majorité des cas, vous pouvez refuser une hausse et rester dans votre logement. La seule exception courante est la section F (immeuble de 5 ans ou moins). Ne déménagez pas par crainte injustifiée.
Erreur 3 — Accepter sans vérifier le calcul. Le taux de 3,1 % est une référence. Utilisez l’outil officiel du TAL et comparez avec les loyers de votre quartier avant d’accepter. Une hausse bien au-dessus de la référence, sans justification, mérite d’être contestée.
Erreur 4 — Confondre la date de l’avis et la date du bail. C’est la date de l’avis de modification (pas la date de début du bail) qui détermine quelle méthode de calcul s’applique. Un avis donné après le 1er janvier 2026 suit la nouvelle méthode. Vérifiez la date de votre avis.
Erreur 5 — Ne pas demander les justificatifs. Si la hausse dépasse la référence (travaux, taxes, assurances), le propriétaire doit pouvoir la justifier avec des documents. Vous avez le droit de demander ces justificatifs avant d’accepter.
Erreur 6 — Négliger les ressources gratuites. Les comités logement aident gratuitement les locataires à comprendre leurs droits, vérifier un calcul et rédiger une réponse. Ne pas les consulter, c’est se priver d’un appui précieux face à une situation parfois intimidante.
Erreur 7 — Conclure une entente verbale. Si vous vous entendez sur une hausse moindre, mettez l’accord par écrit. Une entente verbale est difficile à prouver en cas de désaccord ultérieur. Consignez toujours les ententes.
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Questions fréquentes
De combien peut augmenter mon loyer en 2026 au Québec ?
Le taux de référence du TAL pour 2026 est de 3,1 % pour les baux se renouvelant entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027 (logements sans rénovations majeures). C’est une référence, pas un plafond : la hausse peut être supérieure si le propriétaire la justifie (hausse de taxes, d’assurances, ou travaux majeurs). Pour les logements avec services à la personne (résidences pour aînés), la portion liée aux services est indexée à 6,7 %. Utilisez l’outil de calcul officiel du TAL pour évaluer votre cas précis.
Qu’est-ce qui a changé dans le calcul du TAL en 2026 ?
Depuis le 1er janvier 2026, le TAL a remplacé son ancienne grille de 13 critères par une méthode simplifiée à 4 variables : la moyenne de l’IPC du Québec sur 3 ans (l’élément central, à 3,1 % pour 2026), la variation des taxes municipales et scolaires, la variation des primes d’assurance, et les dépenses d’immobilisation (récupérables à 5 % par an sur 20 ans). La moyenne sur 3 ans vise à lisser les hausses et offrir plus de prévisibilité. C’est la date de l’avis (pas du bail) qui détermine quelle méthode s’applique.
Puis-je refuser une augmentation de loyer et rester dans mon logement ?
Oui, dans la grande majorité des cas. Vous pouvez refuser une hausse par écrit et rester dans votre logement : votre bail se reconduit aux conditions actuelles. Si le propriétaire veut imposer la hausse, il doit saisir le TAL dans le mois suivant votre refus; sinon, la hausse devient caduque. L’exception est la section F (immeuble de 5 ans ou moins), où refuser peut vous obliger à quitter à la fin du bail. Vérifiez si cette clause s’applique à votre logement.
Combien de temps ai-je pour répondre à un avis d’augmentation ?
Vous avez un mois (30 jours) à compter de la réception de l’avis pour répondre. Attention : passé ce délai, vous êtes réputé avoir accepté la hausse — le silence vaut acceptation. Vous avez trois options : accepter, refuser tout en restant dans votre logement, ou refuser et quitter. Répondez toujours par écrit (le TAL offre un formulaire officiel) et conservez une preuve d’envoi si vous n’êtes pas d’accord avec la hausse.
Le taux de 3,1 % est-il un maximum ?
Non. Il n’existe pas de plafond légal strict pour une augmentation de loyer au Québec. Le 3,1 % est un taux de référence qui sert de point de départ pour évaluer une hausse raisonnable. Le propriétaire peut demander davantage s’il le justifie par une hausse importante des taxes, des assurances, ou des dépenses d’immobilisation (travaux majeurs). Dans ce cas, il doit fournir des documents probants. Vous conservez toujours le droit de refuser et de demander au TAL de fixer le loyer.
Que se passe-t-il si je refuse et que le propriétaire ne fait rien ?
Si vous refusez par écrit et que le propriétaire ne dépose pas de demande de fixation de loyer au TAL dans le mois suivant votre refus, la hausse devient automatiquement caduque. Votre bail se reconduit aux mêmes conditions, sans augmentation, et vous n’avez rien d’autre à faire. C’est pourquoi un refus écrit dans les délais est si important : il transfère au propriétaire la responsabilité d’agir s’il veut imposer la hausse.
Où puis-je obtenir de l’aide gratuite comme locataire ?
Les comités logement sont des organismes communautaires qui aident gratuitement les locataires : ils expliquent vos droits, vérifient le calcul de votre hausse, vous aident à rédiger une réponse et peuvent vous accompagner. Le TAL offre aussi des outils (calculateur officiel, formulaires) et un système de médiation depuis 2026. Cherchez le comité logement de votre région pour un appui personnalisé et gratuit face à une augmentation que vous jugez excessive.
Sources officielles
- Outil de calcul pour l’augmentation de loyer — Tribunal administratif du logement (TAL)
- Reconduction du bail et fixation de loyer — TAL
- Location d’un logement — Gouvernement du Québec
- Tribunal administratif du logement
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Les règles d’augmentation de loyer comportent des cas particuliers (immeubles récents, logements à loyer modique, coopératives) et leur application dépend de votre situation. Pour un accompagnement, consultez le Tribunal administratif du logement ou un comité logement de votre région. Pour en savoir plus sur notre démarche, consultez notre méthodologie éditoriale.

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