Au Canada, la plupart des renseignements négatifs restent inscrits à votre dossier de crédit pendant environ six ans, mais il ne faut pas confondre cette durée avec le délai de prescription légale — deux notions distinctes qui causent beaucoup de confusion. La règle générale : les renseignements négatifs (paiements manqués, comptes en recouvrement, radiations, cartes et prêts en défaut) demeurent à votre dossier de crédit pendant 6 ans, généralement à compter de la date du premier défaut de paiement. Une faillite, elle, reste plus longtemps : environ 6 ans après votre libération chez Equifax, mais 7 ans chez TransUnion au Québec (et dans quelques autres provinces); une deuxième faillite reste inscrite jusqu’à 14 ans. Une proposition de consommateur disparaît 3 ans après le remboursement complet, ou 6 ans après la signature (selon la première éventualité). Mais attention à ne pas confondre : le fait qu’une dette reste à votre dossier de crédit est une chose; le délai de prescription légale — la période durant laquelle un créancier peut vous poursuivre en justice — en est une autre. Au Québec, ce délai de prescription est généralement de 3 ans à compter de la dernière activité ou reconnaissance de la dette. Piège crucial : effectuer un paiement ou même reconnaître la dette peut redémarrer ce compteur. Une dette peut donc être « prescrite » (le créancier ne peut plus vous poursuivre) tout en figurant encore à votre dossier de crédit, ou l’inverse. Ce guide clarifie ces durées, type par type, et vous explique cette distinction essentielle pour le Québec.
Quand on traverse des difficultés financières, une question revient sans cesse : combien de temps cette dette va-t-elle me « suivre » ? La réponse dépend du type d’inscription et de deux concepts qu’on confond souvent. Ce guide fait le point clairement, avec les règles propres au Québec, pour que vous sachiez exactement à quoi vous attendre.
Note : les durées peuvent varier selon la province et évoluer. Pour votre situation précise, consultez Equifax, TransUnion, ou un syndic autorisé en insolvabilité.
Sommaire
- La règle générale : environ 6 ans
- Le tableau par type d’inscription
- Dossier de crédit vs prescription légale
- Le piège du paiement qui redémarre le compteur
- Le cas de la faillite et de la proposition
- Rétablir son crédit sans attendre
- Les erreurs à éviter
- Questions fréquentes
La règle générale : environ 6 ans
Commençons par le principe de base, qui s’applique à la majorité des inscriptions négatives.
La règle des 6 ans. Au Canada, les lois provinciales limitent la durée pendant laquelle les bureaux de crédit peuvent conserver les renseignements négatifs. Règle générale, la plupart de ces renseignements — paiements manqués ou en retard, comptes en recouvrement, radiations, dettes en défaut — restent à votre dossier de crédit pendant 6 ans.
Le point de départ. Important : ce délai commence généralement à courir à partir de la date du premier défaut de paiement (le premier paiement manqué qui a mené au problème), et non à partir du moment où vous réglez la dette. C’est un point souvent mal compris.
Les deux bureaux de crédit. Au Canada, il existe deux principaux bureaux de crédit : Equifax et TransUnion. Ils gèrent les renseignements de façon semblable, mais avec quelques différences de durée selon les provinces (surtout pour la faillite — voir section 5). Il est utile de vérifier votre dossier auprès des deux.
Les renseignements positifs durent plus longtemps. Bonne nouvelle : les renseignements positifs (comptes en règle, paiements à temps, prêts bien remboursés) peuvent rester à votre dossier bien plus longtemps — souvent 10 à 20 ans. C’est à votre avantage : votre bon historique continue de témoigner de votre fiabilité longtemps.
L’impact diminue avec le temps. Même avant qu’une inscription négative ne disparaisse, son impact sur votre cote s’atténue progressivement. Une dette en recouvrement d’il y a cinq ans pèse moins lourd qu’une récente. Votre cote peut donc se rétablir avant même le retrait officiel de l’inscription (voir section 6).
L’idée à intégrer : la nature « temporaire » des inscriptions négatives est en fait une protection importante pour vous. Le système est conçu pour qu’une difficulté financière ne vous suive pas toute votre vie : après un certain temps (généralement 6 ans), l’ardoise se nettoie. Cela signifie que même une situation difficile aujourd’hui n’est pas une condamnation permanente. Mieux encore, vous n’avez pas à attendre passivement ce retrait : en adoptant de bonnes habitudes dès maintenant (payer à temps, réduire vos soldes), vous pouvez rebâtir votre cote pendant que les vieilles inscriptions perdent de leur poids. Comprendre ces délais vous enlève une part d’anxiété et vous permet de planifier votre rétablissement avec un horizon clair, plutôt que de vous sentir prisonnier de vos erreurs passées.
Le tableau par type d’inscription
La durée exacte dépend du type d’inscription. Voici un tableau récapitulatif pour vous y retrouver.
| Type d’inscription | Durée au dossier de crédit |
|---|---|
| Paiement manqué ou en retard | 6 ans (à partir de la date du retard) |
| Compte en recouvrement | 6 ans (à partir du dernier paiement/défaut) |
| Radiation (compte radié) | 6 ans (à partir du premier défaut) |
| Faillite (1re fois) | 6 ans (Equifax) / 7 ans (TransUnion au Québec) après libération |
| Faillite (2e fois ou plus) | 14 ans |
| Proposition de consommateur | 3 ans après remboursement, ou 6 ans après signature (le premier atteint) |
| Plan de gestion de dettes | 2 ans après le remboursement |
| Jugement (poursuite) | 6 ans (7 ans TransUnion dans certaines provinces) |
| Enquête ferme (demande de crédit) | 3 ans |
La radiation. Une radiation survient quand un créancier considère votre compte comme une perte (généralement 120 à 180 jours après le premier défaut). Elle reste 6 ans à votre dossier à partir du premier défaut. Si vous la remboursez, elle apparaît comme « radiation remboursée » ou « recouvrement remboursé » — elle demeure au dossier, mais son impact peut être moindre.
Le recouvrement. Quand une dette impayée est confiée à une agence de recouvrement, cela s’inscrit à votre dossier pour 6 ans à partir du dernier paiement (ou du défaut). Rembourser ou négocier peut atténuer l’impact, sans toujours retirer l’inscription avant terme.
Les variations provinciales. Notez que TransUnion conserve certains renseignements 7 ans (au lieu de 6) dans plusieurs provinces dont le Québec, et jusqu’à 10 ans à l’Île-du-Prince-Édouard pour certaines inscriptions. Les délais exacts peuvent donc varier selon où vous vivez.
Dossier de crédit vs prescription légale
Voici la distinction la plus importante — et la plus mal comprise — de tout ce sujet. Elle mérite toute votre attention.
Deux notions complètement différentes. Beaucoup de gens confondent deux choses :
- La durée au dossier de crédit : combien de temps l’inscription reste visible pour les prêteurs (environ 6 ans). C’est ce dont on a parlé jusqu’ici.
- Le délai de prescription légale : la période durant laquelle un créancier a le droit de vous poursuivre en justice pour recouvrer la dette. C’est une notion juridique distincte.
La prescription au Québec : généralement 3 ans. Au Québec, le délai de prescription pour la plupart des dettes de consommation est généralement de 3 ans, à compter de la dernière activité ou reconnaissance de la dette. Passé ce délai, si le créancier n’a entamé aucune procédure judiciaire et que vous n’avez posé aucun geste reconnaissant la dette, il perd le droit de vous poursuivre en justice.
Les deux délais sont indépendants. C’est ici que ça devient crucial : ces deux délais ne coïncident pas. Résultat, plusieurs scénarios sont possibles :
- Une dette peut être prescrite (le créancier ne peut plus vous poursuivre) tout en figurant encore à votre dossier de crédit (et donc en nuisant à votre cote)
- À l’inverse, une dette peut avoir disparu de votre dossier mais rester théoriquement due
Ce que la prescription ne fait PAS. Attention à un malentendu fréquent : la prescription n’efface pas la dette. Elle empêche seulement le créancier de vous poursuivre en justice. Vous devez toujours la somme, l’agence peut encore tenter de la recouvrer (appels, lettres), et l’inscription peut rester à votre dossier. La prescription est une protection contre les poursuites, pas une annulation de la dette.
Pourquoi cette distinction compte. Comprendre la différence vous protège. Par exemple, un agent de recouvrement pourrait vous inciter à faire un « petit paiement » sur une vieille dette. Ce geste peut redémarrer le délai de prescription (voir section 4), redonnant au créancier le droit de vous poursuivre pour une dette qui était peut-être déjà prescrite. Connaître cette mécanique vous évite de tomber dans le piège.
Le piège du paiement qui redémarre le compteur
Ce piège est si important qu’il mérite sa propre section. Il peut transformer une dette presque « oubliée » en dette de nouveau poursuivable.
Le principe. Le délai de prescription (3 ans au Québec) court à partir de la dernière activité ou reconnaissance de la dette. Or, certains gestes réinitialisent ce compteur, le faisant repartir de zéro :
- Effectuer un paiement, même partiel, même minime
- Reconnaître la dette par écrit (une promesse de payer, par exemple)
- Dans certains cas, une reconnaissance verbale claire
Le scénario piège. Imaginez une dette de carte de crédit dont vous n’avez rien payé depuis presque 3 ans (bientôt prescrite au Québec). Un agent de recouvrement vous appelle et vous convainc de faire un « petit paiement de bonne foi » de 50 $. Ce paiement redémarre le délai de prescription : le compteur repart, et le créancier retrouve le droit de vous poursuivre pour la totalité, pour encore 3 ans.
Pourquoi les agences font ça. Certaines agences de recouvrement connaissent bien cette règle et cherchent activement à obtenir un paiement ou une reconnaissance sur de vieilles dettes, précisément pour réactiver leur droit de poursuite. C’est une raison d’être prudent avant de payer ou de reconnaître une vieille dette dont vous ignorez le statut.
Que faire. Si une agence vous contacte au sujet d’une vieille dette :
- Ne payez pas et ne reconnaissez rien avant de connaître le statut de la dette (âge, prescription)
- Demandez une validation écrite de la dette (montant, origine, date du dernier paiement)
- Vérifiez si la dette est prescrite selon les règles du Québec
- Au besoin, consultez un professionnel (syndic, aide juridique) avant d’agir
Une nuance éthique. Cela dit, si vous pouvez rembourser une dette légitime, c’est généralement la bonne chose à faire — moralement et pour votre crédit à long terme. La prudence sur la prescription vise surtout à vous protéger contre les pressions abusives et à vous permettre de décider en connaissance de cause, pas à échapper à des dettes que vous devez réellement.
À lire aussi :
Le cas de la faillite et de la proposition
La faillite et la proposition de consommateur ont leurs propres règles de durée, souvent source de questions. Faisons le point.
La première faillite. Une première faillite reste à votre dossier :
- 6 ans après la libération chez Equifax
- 7 ans après la libération chez TransUnion dans plusieurs provinces, dont le Québec (aussi Ontario, Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador, Île-du-Prince-Édouard)
La faillite entraîne la cote la plus basse (R9) et fait chuter votre pointage de façon importante.
Les faillites multiples. Si vous déclarez faillite deux fois ou plus, les inscriptions restent jusqu’à 14 ans à votre dossier. C’est l’une des raisons pour lesquelles la faillite est considérée comme un dernier recours.
La proposition de consommateur. Alternative à la faillite, la proposition de consommateur permet de négocier une entente pour rembourser une partie des dettes. Son inscription est retirée :
- 3 ans après le remboursement complet de la proposition, OU
- 6 ans après la signature, selon la première éventualité
Elle peut donc quitter votre dossier plus vite qu’une faillite si vous remboursez rapidement.
Le plan de gestion de dettes. Un plan de gestion de dettes (proposition informelle via un conseiller en crédit) est effacé de votre dossier 2 ans après le remboursement des dettes. C’est l’option qui laisse la trace la plus courte.
Faillite et proposition : même impact au départ. Fait à savoir : au moment du dépôt, les bureaux de crédit ne font pas de distinction majeure entre une proposition et une faillite — l’impact initial sur la cote est semblable. La différence se voit ensuite : la proposition peut se retirer plus tôt et est souvent perçue plus favorablement à long terme. Voir notre comparatif faillite vs proposition.
L’accompagnement professionnel. Pour la faillite comme la proposition, un syndic autorisé en insolvabilité est le seul professionnel habilité à administrer ces procédures. Si vous envisagez ces options, une consultation (souvent gratuite au départ) vous aidera à choisir la meilleure voie.
Rétablir son crédit sans attendre
Bonne nouvelle : vous n’avez pas à attendre que les inscriptions négatives disparaissent pour rebâtir votre crédit. Vous pouvez agir dès maintenant.
Le rétablissement commence tout de suite. Vous pouvez commencer à reconstruire votre crédit immédiatement, même avec des inscriptions négatives encore présentes. Comme leur impact s’atténue avec le temps, vos nouveaux comportements positifs prennent progressivement le dessus.
Les actions qui rebâtissent le crédit :
- Payer toutes vos factures à temps (le facteur le plus important de la cote)
- Réduire vos soldes et garder un taux d’utilisation bas (sous 30 %)
- Éviter les nouvelles demandes de crédit inutiles
- Garder vos vieux comptes ouverts (l’ancienneté aide)
La carte de crédit garantie. Après une faillite ou avec un crédit endommagé, il est souvent difficile d’obtenir une carte traditionnelle. Une carte de crédit garantie (ou sécurisée) — qui exige un dépôt — permet de rebâtir un historique positif, car vos paiements sont rapportés aux bureaux de crédit. C’est un outil de reconstruction très efficace.
Vérifier son dossier régulièrement. Consultez votre dossier de crédit au moins une fois par an (gratuitement via Equifax, TransUnion, ou des services comme Borrowell et Credit Karma). Vérifiez que les inscriptions négatives sont retirées à temps, et contestez toute erreur — environ un dossier sur cinq contient une inexactitude.
La patience récompensée. Rebâtir une cote prend du temps (souvent 6 à 12 mois de comportement constant pour des progrès notables, plus pour un rétablissement complet après une faillite). Mais chaque mois de bonnes habitudes compte. La constance est la clé.
Le réflexe à adopter : ne voyez pas les délais de 6 ou 7 ans comme une sentence à subir passivement, mais comme un horizon dans lequel vous reprenez le contrôle. Pendant que les vieilles inscriptions perdent de leur poids et finiront par disparaître, concentrez votre énergie sur ce que vous contrôlez : payer à temps, réduire vos soldes, utiliser un outil de reconstruction comme une carte garantie si nécessaire, et surveiller votre dossier pour corriger les erreurs. Votre cote peut se rétablir bien avant que la dernière inscription négative ne soit retirée. Et si vous êtes harcelé par des agences ou submergé de dettes, sachez qu’un syndic autorisé en insolvabilité offre souvent une première consultation gratuite : ne restez pas seul avec l’anxiété. Le temps joue en votre faveur si vous agissez.
Les erreurs à éviter
Erreur 1 — Confondre dossier de crédit et prescription légale. La durée au dossier (6 ans) et le délai de prescription (3 ans au Québec) sont deux choses différentes. Une dette peut être prescrite tout en figurant à votre dossier, ou l’inverse. Comprendre cette distinction vous évite bien des malentendus.
Erreur 2 — Payer une vieille dette sans vérifier son statut. Un paiement ou une reconnaissance peut redémarrer le délai de prescription, redonnant au créancier le droit de vous poursuivre. Avant de payer une vieille dette, vérifiez son âge et son statut, et demandez une validation écrite.
Erreur 3 — Croire que la prescription efface la dette. La prescription empêche la poursuite en justice, mais n’annule pas la dette. Vous la devez toujours, l’agence peut encore tenter de la recouvrer, et l’inscription peut rester au dossier. Ne confondez pas « prescrite » et « effacée ».
Erreur 4 — Attendre passivement le retrait des inscriptions. Vous n’avez pas à attendre 6 ans pour rebâtir votre crédit. Commencez dès maintenant : payez à temps, réduisez vos soldes, utilisez une carte garantie au besoin. Votre cote peut remonter avant le retrait officiel des inscriptions.
Erreur 5 — Ignorer les erreurs dans son dossier. Environ un dossier de crédit sur cinq contient une erreur. Une inscription négative erronée ou maintenue trop longtemps peut nuire injustement à votre cote. Vérifiez votre dossier annuellement et contestez toute inexactitude.
Erreur 6 — Fermer ses vieux comptes. Fermer un vieux compte en règle raccourcit votre historique de crédit (un facteur de la cote). Gardez vos anciens comptes ouverts, même peu utilisés, pour préserver l’ancienneté de votre dossier.
Erreur 7 — Rester seul face au harcèlement de recouvrement. Si vous êtes submergé de dettes ou harcelé par des agences, ne restez pas isolé. Vous avez des droits (les agents ne peuvent vous contacter qu’à certaines heures, ni vous menacer). Un syndic autorisé offre souvent une première consultation gratuite pour explorer vos options.
À lire aussi :
Questions fréquentes
Combien de temps une dette reste-t-elle au dossier de crédit au Canada ?
En règle générale, les renseignements négatifs (paiements manqués, comptes en recouvrement, radiations, dettes en défaut) restent 6 ans à votre dossier de crédit, à compter généralement de la date du premier défaut de paiement. Certaines inscriptions durent plus longtemps : une première faillite reste 6 ans (Equifax) ou 7 ans (TransUnion au Québec) après la libération, et jusqu’à 14 ans pour une deuxième faillite. Au Québec, TransUnion conserve certains renseignements 7 ans plutôt que 6. Les renseignements positifs, eux, peuvent rester bien plus longtemps.
Quelle différence entre le dossier de crédit et la prescription ?
Ce sont deux notions distinctes. La durée au dossier de crédit (environ 6 ans) est le temps pendant lequel l’inscription reste visible pour les prêteurs et affecte votre cote. Le délai de prescription légale (généralement 3 ans au Québec) est la période durant laquelle un créancier peut vous poursuivre en justice. Les deux sont indépendants : une dette peut être prescrite (non poursuivable) tout en figurant encore à votre dossier, ou avoir disparu du dossier tout en restant théoriquement due. La prescription empêche la poursuite, mais n’efface pas la dette.
Un paiement peut-il prolonger une vieille dette ?
Oui, et c’est un piège important. Au Québec, le délai de prescription (3 ans) court à partir de la dernière activité ou reconnaissance de la dette. Effectuer un paiement, même minime, ou reconnaître la dette par écrit, redémarre ce compteur — redonnant au créancier le droit de vous poursuivre pour encore 3 ans. Certaines agences de recouvrement cherchent précisément à obtenir un « petit paiement » sur de vieilles dettes pour réactiver leur droit de poursuite. Avant de payer une vieille dette, vérifiez son statut et demandez une validation écrite.
Combien de temps une faillite reste-t-elle au dossier ?
Une première faillite reste 6 ans après la libération chez Equifax, et 7 ans chez TransUnion dans plusieurs provinces dont le Québec. Une deuxième faillite (ou plus) reste jusqu’à 14 ans. La faillite entraîne la cote la plus basse (R9) et fait chuter votre pointage de façon importante. Cela dit, vous pouvez commencer à reconstruire votre crédit dès la libération, sans attendre le retrait de l’inscription. Une carte de crédit garantie est un bon outil pour rebâtir un historique positif après une faillite.
Est-ce qu’une dette disparaît si je ne la paie pas assez longtemps ?
L’inscription au dossier de crédit disparaît après environ 6 ans, et au Québec le créancier perd son droit de vous poursuivre en justice après 3 ans sans activité (prescription). Mais attention : la dette elle-même n’est pas « effacée » — vous la devez toujours, et une agence peut encore tenter de la recouvrer (appels, lettres) même après la prescription. De plus, tout paiement ou reconnaissance redémarre le délai de prescription. Ne comptez donc pas sur le simple passage du temps comme stratégie; réglez vos dettes ou consultez un professionnel.
Puis-je faire retirer une inscription négative plus tôt ?
En général, non, si l’inscription est exacte : elle reste pour la durée prévue (généralement 6 ans). Toutefois, si l’inscription est erronée (mauvais montant, dette qui n’est pas la vôtre, inscription maintenue trop longtemps), vous pouvez la contester auprès d’Equifax ou TransUnion pour la faire corriger ou retirer. Environ un dossier sur cinq contient une erreur, donc cela vaut la peine de vérifier. Dans certains cas, négocier avec un créancier peut aussi mener au retrait d’une inscription, mais ce n’est pas garanti.
Ma cote peut-elle s’améliorer avant le retrait des inscriptions ?
Oui. L’impact d’une inscription négative s’atténue progressivement avec le temps, bien avant son retrait officiel. En adoptant de bonnes habitudes dès maintenant — payer à temps, réduire vos soldes (taux d’utilisation sous 30 %), éviter les nouvelles demandes, garder vos vieux comptes ouverts — vous rebâtissez votre cote activement. Une carte de crédit garantie aide aussi à établir un nouvel historique positif. Des progrès notables apparaissent souvent en 6 à 12 mois de comportement constant, même si des inscriptions négatives figurent encore à votre dossier.
Sources officielles
- Combien de temps les renseignements restent dans votre dossier de crédit — Agence de la consommation en matière financière du Canada
- Equifax Canada
- TransUnion Canada
- Office de la protection du consommateur (Québec)
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil juridique ou financier personnalisé. Les durées de conservation et les délais de prescription varient selon la province, le bureau de crédit et le type de dette, et peuvent évoluer. Pour votre situation précise, consultez Equifax, TransUnion, l’Office de la protection du consommateur, ou un syndic autorisé en insolvabilité. Pour en savoir plus sur notre démarche, consultez notre méthodologie éditoriale.

Nous sommes un média indépendant d’information pratique en finance personnelle, conçu pour aider les Canadiens et les Québécois à mieux comprendre leurs options et à prendre des décisions plus éclairées au quotidien.