Le REEE au Canada : guide complet pour épargner pour les études

Le REEE (Régime enregistré d’épargne-études) est le seul compte au Canada qui vous donne de l’argent gratuit du gouvernement pour les études de vos enfants. Pour chaque dollar que vous cotisez, le gouvernement fédéral ajoute 20 cents via la SCEE (jusqu’à 500 $ par an, plafond à vie de 7 200 $), et le Québec ajoute 10 cents supplémentaires via l’IQEE (jusqu’à 250 $ par an, plafond à vie de 3 600 $). En cotisant 2 500 $ par année dès la naissance de votre enfant, vous recevez 750 $ de subventions gratuites par an — et après 18 ans de croissance composée à l’abri de l’impôt, un REEE bien géré peut valoir plus de 80 000 $. Le plafond de cotisation est de 50 000 $ à vie par bénéficiaire (pas de plafond annuel), et les familles à faible revenu peuvent recevoir jusqu’à 2 000 $ de plus grâce au Bon d’études canadien (BEC) — sans même avoir à cotiser.

Le REEE est probablement le meilleur investissement que des parents puissent faire au Canada — et pourtant, des milliards de dollars de subventions gouvernementales restent non réclamés chaque année parce que trop de familles ne connaissent pas le programme ou ne savent pas comment l’utiliser efficacement.

Ce guide vous explique le REEE en profondeur : comment il fonctionne, les trois subventions gouvernementales auxquelles vous avez droit (quatre au Québec), quel type de REEE choisir, combien cotiser pour maximiser les subventions, comment retirer l’argent quand votre enfant commence ses études, et surtout ce qui se passe si votre enfant décide de ne pas poursuivre d’études postsecondaires. Toutes les données sont vérifiées auprès de l’ARC et de Revenu Québec.

Sommaire

Comment fonctionne le REEE

Le REEE est un compte enregistré spécifiquement conçu pour épargner en vue des études postsecondaires d’un enfant (ou de vous-même — un adulte peut aussi être bénéficiaire). Comme le CELI et le REER, c’est un contenant fiscal, pas un placement en soi — vous pouvez y détenir différents types d’investissements.

Les trois acteurs du REEE :

  • Le souscripteur — la personne qui ouvre le compte et cotise (généralement le parent, mais peut être un grand-parent, un oncle, un ami)
  • Le bénéficiaire — l’enfant pour qui on épargne (doit avoir un NAS et être résident du Canada)
  • Le promoteur — l’institution financière qui gère le REEE (banque, caisse, courtier en ligne)

Le mécanisme fiscal : les cotisations ne sont pas déductibles d’impôt (contrairement au REER), mais la croissance à l’intérieur du REEE (intérêts, dividendes, gains en capital) n’est pas imposée tant qu’elle reste dans le compte. Au retrait, les subventions et les revenus de placement sont imposés au nom de l’enfant — qui a généralement peu ou pas de revenu pendant ses études, donc paie peu ou pas d’impôt. Vos cotisations personnelles vous sont retournées sans impôt.

Le chiffre à retenir : un REEE ouvert à la naissance avec des cotisations de 208 $/mois (2 500 $/an), les subventions SCEE + IQEE, et un rendement moyen de 5 %, peut valoir environ 80 000 à 95 000 $ quand l’enfant a 18 ans — dont plus de 30 000 $ proviennent des subventions et de la croissance à l’abri de l’impôt.

Les subventions gouvernementales : l’argent gratuit

C’est ici que le REEE devient exceptionnel. Aucun autre compte enregistré au Canada n’offre des subventions directes du gouvernement déposées dans votre compte. Voici les quatre programmes disponibles pour les résidents du Québec.

Subvention Qui la verse Montant Maximum annuel Maximum à vie Faut-il cotiser ?
SCEE (Subvention canadienne pour l’épargne-études) Gouvernement fédéral 20 % des cotisations 500 $ (1 000 $ avec rattrapage) 7 200 $ Oui
SCEE supplémentaire Gouvernement fédéral 10-20 % additionnel sur les 1ers 500 $ cotisés (selon le revenu familial) 50-100 $ Inclus dans le 7 200 $ Oui
BEC (Bon d’études canadien) Gouvernement fédéral 500 $ la 1re année + 100 $/an 100 $ (après la 1re année) 2 000 $ Non — aucune cotisation requise
IQEE (Incitatif québécois à l’épargne-études) Gouvernement du Québec 10 % des cotisations (+5-10 % pour revenus faibles) 250 $ (500 $ avec rattrapage) 3 600 $ Oui

La SCEE en détail. C’est la subvention principale : pour chaque dollar que vous cotisez, le gouvernement fédéral dépose 20 cents dans le REEE de votre enfant, jusqu’à 500 $ par an. Si vous n’avez pas maximisé vos cotisations une année, les droits inutilisés se reportent — vous pouvez obtenir jusqu’à 1 000 $ de SCEE en une seule année en rattrapant. Le plafond à vie est de 7 200 $ par bénéficiaire, atteint après avoir cotisé 36 000 $ au total (2 500 $ × ~14,5 ans).

Le BEC : l’argent gratuit pour les familles à faible revenu. Le Bon d’études canadien est le programme le plus méconnu — et le plus généreux pour ceux qui y ont droit. Il verse jusqu’à 2 000 $ dans le REEE de votre enfant sans que vous ayez à cotiser un seul dollar. Il suffit d’ouvrir un REEE et d’être admissible à l’Allocation canadienne pour enfants. Pour la période 2025-2026, une famille de 1 à 3 enfants doit avoir un revenu familial net inférieur ou égal à environ 57 375 $ pour y être admissible.

L’IQEE : le bonus québécois. En plus de la SCEE fédérale, le Québec verse un incitatif de 10 % des cotisations, jusqu’à 250 $ par an (500 $ avec rattrapage des droits inutilisés). Le plafond à vie est de 3 600 $ par bénéficiaire. Les familles à faible revenu peuvent recevoir un supplément de 25 à 50 $ par an. L’IQEE est versé une fois par an, généralement en mai de l’année suivant la cotisation.

Total des subventions possibles au Québec : SCEE (7 200 $) + IQEE (3 600 $) + BEC (2 000 $ si admissible) = jusqu’à 12 800 $ d’argent gratuit du gouvernement par enfant, déposés directement dans le REEE. C’est l’équivalent d’un rendement garanti de 30 % sur vos cotisations — aucun autre placement au Canada n’offre ça.

Combien cotiser pour maximiser les subventions

Le montant optimal de cotisation annuelle est 2 500 $ (soit environ 208 $/mois). Voici pourquoi ce chiffre est magique.

Cotisation annuelle SCEE reçue (20 %) IQEE reçue (10 %, QC) Total subventions/an Années pour maximiser la SCEE à vie (7 200 $)
500 $ 100 $ 50 $ 150 $ ~72 ans (impossible)
1 000 $ 200 $ 100 $ 300 $ ~36 ans (trop long)
1 500 $ 300 $ 150 $ 450 $ ~24 ans (trop long)
2 500 $ 500 $ 250 $ 750 $ ~14,5 ans ✓
5 000 $ 500 $ (plafonné) 250 $ (plafonné) 750 $ (identique) ~14,5 ans (aucun gain de subvention)

L’observation clé : cotiser plus de 2 500 $ par an ne génère aucune subvention supplémentaire — la SCEE et l’IQEE sont plafonnées. Cotiser 5 000 $ donne exactement les mêmes 750 $ de subventions que cotiser 2 500 $. L’excédent au-delà de 2 500 $ croît à l’abri de l’impôt (ce qui est bien), mais ne reçoit pas de subvention (ce qui est moins optimal). Si vous avez 5 000 $ à investir, mettez 2 500 $ dans le REEE et les 2 500 $ restants dans votre CELI ou REER.

Si vous commencez en retard. Pas de panique — les droits SCEE inutilisés se reportent. Si vous ouvrez le REEE quand votre enfant a 5 ans, vous pouvez rattraper en cotisant 5 000 $ par an (au lieu de 2 500 $) pour obtenir 1 000 $ de SCEE par an (le maximum avec rattrapage). Vous pouvez ainsi récupérer les subventions des années manquées, sous réserve du plafond à vie.

Les types de REEE : individuel, familial ou collectif

Type Nombre de bénéficiaires Flexibilité Idéal pour
Individuel 1 seul Le bénéficiaire n’a pas besoin d’être lié au souscripteur par le sang Grands-parents, oncles/tantes qui cotisent pour un enfant spécifique, ou adulte qui épargne pour ses propres études
Familial Plusieurs (liés au souscripteur par le sang ou l’adoption) Les subventions et les fonds peuvent être partagés entre les bénéficiaires — si un enfant n’étudie pas, un autre peut utiliser les fonds Familles avec 2+ enfants — la solution la plus flexible et recommandée
Collectif (groupe) Plusieurs (pas liés) Géré par un promoteur spécialisé (Embark, CST, etc.) avec des règles strictes de cotisation et de retrait À éviter dans la majorité des cas — frais élevés, pénalités de retrait anticipé, flexibilité quasi nulle

Le REEE familial est le choix recommandé pour la majorité des familles avec plus d’un enfant. Son principal avantage : si un de vos enfants ne poursuit pas d’études postsecondaires, les subventions et les revenus peuvent être redirigés vers un autre enfant bénéficiaire. Avec un REEE individuel, cette flexibilité n’existe pas — les subventions de l’enfant qui n’étudie pas doivent être remboursées au gouvernement.

Attention aux REEE collectifs (de groupe). Les promoteurs de REEE collectifs font du démarchage actif (souvent à la sortie de l’hôpital après une naissance). Leurs produits ont des frais d’adhésion et de gestion élevés, des pénalités sévères si vous arrêtez de cotiser, et une flexibilité minimale. L’AMF et plusieurs organismes de protection des consommateurs mettent régulièrement en garde contre ces produits. Préférez un REEE individuel ou familial auprès de votre banque, caisse, ou courtier en ligne.

Ce que vous pouvez mettre dans un REEE

Comme le CELI et le REER, le REEE est un contenant fiscal — vous choisissez ce que vous mettez dedans. Les placements admissibles sont les mêmes : comptes d’épargne à intérêt élevé, CPG, FNB, fonds communs, actions, obligations.

La stratégie d’investissement selon l’âge de l’enfant :

  • 0-10 ans (horizon long) — privilégiez un portefeuille diversifié de FNB (actions + obligations) pour maximiser la croissance. Vous avez 8-18 ans devant vous — la volatilité à court terme est compensée par le rendement à long terme
  • 10-14 ans (horizon moyen) — commencez à réduire le risque progressivement. Augmentez la proportion d’obligations et de CPG
  • 15-18 ans (horizon court) — sécurisez le capital. Les études approchent — vous ne pouvez pas vous permettre une chute de marché de 30 % l’année du premier retrait. Privilégiez les CPG et les comptes d’épargne à intérêt élevé

Pour comprendre les options de placement à faible risque, consultez notre article sur où placer son argent à court terme au Canada.

Comment retirer l’argent pour les études

Quand votre enfant commence des études postsecondaires admissibles, vous pouvez retirer les fonds du REEE. Les retraits sont composés de deux parties distinctes, traitées différemment sur le plan fiscal.

Les paiements d’aide aux études (PAE) comprennent les subventions gouvernementales (SCEE, IQEE, BEC) et les revenus de placement accumulés dans le REEE. Ces montants sont imposés au nom du bénéficiaire (l’étudiant). Puisque la plupart des étudiants ont peu ou pas de revenu, et bénéficient du montant personnel de base fédéral (~16 452 $) et provincial (~18 952 $ au Québec), ils paient généralement peu ou pas d’impôt sur ces retraits.

Les remboursements de cotisations sont les sommes que vous avez personnellement cotisées. Elles vous sont retournées entièrement libres d’impôt — c’est votre argent, vous l’avez déjà payé avec des dollars après impôt.

Institutions admissibles : les universités, cégeps, collèges, écoles de métiers, et certains programmes de formation professionnelle reconnus. La liste est large — vérifiez auprès de votre promoteur si le programme de votre enfant est admissible. Les études à temps plein ET à temps partiel sont admissibles (avec des règles différentes pour le montant des PAE).

Le délai : vous avez 36 ans après l’ouverture du REEE pour effectuer les retraits. Le REEE doit être fermé au plus tard à la fin de la 35e année suivant son ouverture.

Que se passe-t-il si votre enfant ne fait pas d’études

C’est la question qui inquiète le plus les parents — et la réponse est rassurante : vous ne perdez pas votre argent.

Vos cotisations : elles vous sont retournées intégralement, sans impôt. Pas un dollar de perdu.

Les subventions gouvernementales (SCEE, IQEE, BEC) : elles doivent être remboursées au gouvernement. C’est de l’argent gratuit que vous aviez reçu — il retourne simplement d’où il venait.

Les revenus de placement accumulés : vous avez deux options.

  • Transférer dans votre REER (jusqu’à 50 000 $, si vous avez des droits de cotisation disponibles). C’est l’option idéale : les revenus continuent de croître à l’abri de l’impôt dans votre REER, et vous les retirez plus tard à la retraite. Consultez notre guide REER détaillé
  • Retirer comme paiement de revenu accumulé (PRA). Le montant est ajouté à votre revenu imposable ET un impôt supplémentaire de 20 % (fédéral) ou 12 % (Québec) s’applique. C’est pénalisant, mais vous récupérez quand même l’argent

L’option REEE familial : si vous avez un REEE familial et qu’un enfant n’étudie pas, vous pouvez transférer les subventions et les revenus au bénéfice d’un autre enfant bénéficiaire du même régime. C’est pourquoi le REEE familial est recommandé pour les familles avec plusieurs enfants.

Changer de bénéficiaire : même avec un REEE individuel, vous pouvez changer le bénéficiaire pour un autre enfant (frère, sœur, cousin) lié au souscripteur par le sang ou l’adoption, sans pénalité fiscale, à condition que le nouveau bénéficiaire soit admissible.

Les erreurs à éviter

Erreur 1 — Attendre pour ouvrir le REEE. Chaque année d’attente, c’est 500 $ de SCEE + 250 $ d’IQEE que vous ne récupérerez jamais (les droits se reportent, mais le temps de croissance composée perdu ne se rattrape pas). Si votre enfant a 5 ans et que vous n’avez pas encore ouvert de REEE, vous avez déjà « perdu » environ 5 000 $ de croissance composée potentielle. Ouvrez le REEE dans les semaines suivant la naissance — même avec un premier dépôt de 25 $.

Erreur 2 — Cotiser plus de 2 500 $ par an sans avoir rattrapé les années passées. La SCEE est plafonnée à 500 $/an (1 000 $ avec rattrapage). Chaque dollar cotisé au-delà du seuil optimal ne reçoit aucune subvention. Si votre budget le permet, mettez l’excédent dans votre CELI plutôt que dans le REEE — il n’a pas de subvention mais offre plus de flexibilité.

Erreur 3 — Souscrire un REEE collectif (de groupe) sans comprendre les conditions. Les REEE collectifs imposent des cotisations fixes obligatoires, des pénalités si vous arrêtez de cotiser, et des frais d’adhésion non remboursables qui peuvent représenter des centaines de dollars la première année. Si vous manquez des paiements, vous pouvez perdre une partie de vos cotisations. Un REEE individuel ou familial auprès de votre banque ou courtier en ligne est presque toujours un meilleur choix.

Erreur 4 — Laisser le REEE en compte d’épargne à intérêt bas pendant 18 ans. Un REEE en compte d’épargne à 2 % sur 18 ans rapportera beaucoup moins qu’un REEE investi en FNB diversifiés à 5-7 %. Quand l’horizon est de 10+ ans, la croissance composée sur un portefeuille diversifié fait une différence de dizaines de milliers de dollars. Consultez la stratégie par âge de la section 5.

Erreur 5 — Oublier de demander le BEC. Le Bon d’études canadien ne nécessite aucune cotisation — il suffit d’ouvrir un REEE et d’être admissible. Pourtant, environ 40 % des enfants admissibles ne le reçoivent pas parce que leurs parents ne font pas la demande. C’est littéralement de l’argent gratuit non réclamé.

Erreur 6 — Ne pas respecter les conditions pour les 16-17 ans. Pour recevoir la SCEE quand votre enfant a 16 ou 17 ans, au moins 2 000 $ doivent avoir été cotisés avant la fin de l’année de ses 15 ans, OU des cotisations d’au moins 100 $/an doivent avoir été faites pendant au moins 4 ans avant ses 16 ans. Si vous ouvrez le REEE à 16 ans, il est probablement trop tard pour les subventions.

Erreur 7 — Dépasser le plafond de cotisation à vie (50 000 $). Contrairement au CELI ou au REER, le REEE n’a pas de tolérance en cas de surcotisation. Si vous dépassez le plafond à vie de 50 000 $ par bénéficiaire, une pénalité de 1 % par mois s’applique sur l’excédent. Attention si plusieurs personnes cotisent au REEE du même enfant (parents + grands-parents).

Questions fréquentes

Les grands-parents peuvent-ils ouvrir un REEE pour leur petit-enfant ?

Oui. N’importe qui peut ouvrir un REEE pour un enfant — parents, grands-parents, oncles, tantes, amis, ou même l’enfant lui-même à sa majorité. Le souscripteur n’a pas besoin d’être lié au bénéficiaire par le sang (sauf pour un REEE familial). Attention : le plafond de 50 000 $ à vie s’applique au bénéficiaire, pas au souscripteur. Si les parents cotisent déjà 2 500 $/an, les grands-parents qui cotisent en plus n’obtiendront pas de subvention supplémentaire cette année-là.

Quelles études sont admissibles aux retraits ?

Les programmes postsecondaires de 3 semaines ou plus (temps plein) ou de 3 mois ou plus (temps partiel) dans une institution reconnue : universités, cégeps, collèges communautaires, écoles de métiers, certains programmes de formation professionnelle, et même des programmes à l’étranger reconnus par le Canada. Les études secondaires (cégep au Québec) sont admissibles — pas besoin d’attendre l’université.

Le REEE est-il protégé contre les créanciers ?

Pas automatiquement. Les REEE ne bénéficient pas de la même protection que certains produits d’assurance. En cas de faillite du souscripteur, les fonds du REEE pourraient être saisis (sauf les subventions gouvernementales, qui doivent être remboursées au gouvernement). Consultez un conseiller juridique si c’est un enjeu pour vous.

Peut-on transférer un REEE d’une institution à une autre ?

Oui, par un transfert direct (comme pour le CELI et le REER). L’institution de départ peut facturer des frais de transfert (typiquement 50-150 $), mais certaines institutions d’accueil les remboursent. Ne retirez jamais les fonds pour les redéposer — les subventions devraient être remboursées. Consultez notre article sur comment changer de banque au Canada pour la procédure générale de transfert.

Que se passe-t-il si je cotise pour un enfant qui vit hors du Québec ?

La SCEE et le BEC sont fédéraux — disponibles pour tous les résidents du Canada. L’IQEE est réservé aux bénéficiaires résidents du Québec. Si votre enfant vit en Ontario, vous obtenez la SCEE mais pas l’IQEE.

Mon enfant peut-il utiliser le REEE pour des études à l’étranger ?

Oui, à condition que l’établissement soit reconnu par le gouvernement du Canada. De nombreuses universités étrangères figurent sur la liste des établissements admissibles. Vérifiez auprès de votre promoteur ou sur le site de l’ARC.

Les adultes peuvent-ils ouvrir un REEE pour eux-mêmes ?

Oui. Il n’y a pas de limite d’âge pour être bénéficiaire d’un REEE. Un adulte qui souhaite retourner aux études peut ouvrir un REEE individuel, cotiser, et recevoir la SCEE (si âgé de moins de 18 ans au moment des cotisations — sinon, pas de subvention mais toujours la croissance à l’abri de l’impôt). Le BEC est accessible jusqu’à 21 ans pour les jeunes adultes nés en 2004 ou après.

Sources officielles


Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Les plafonds de cotisation, les montants de subventions et les règles du REEE peuvent changer annuellement. Pour une stratégie d’épargne-études adaptée à votre situation familiale, consultez un planificateur financier. Pour en savoir plus sur notre démarche, consultez notre méthodologie éditoriale.