Le REER au Canada : guide complet pour tout comprendre

Le REER (Régime enregistré d’épargne-retraite) est le principal outil de report d’impôt au Canada. Chaque dollar cotisé réduit votre revenu imposable, générant une économie d’impôt immédiate à votre taux marginal (de ~27 % à ~53 % selon votre revenu au Québec). L’argent dans le REER croît ensuite à l’abri de l’impôt — intérêts, dividendes et gains en capital ne sont pas imposés tant qu’ils restent dans le régime. Au retrait (généralement à la retraite), le montant est ajouté à votre revenu imposable et imposé à votre taux de l’année du retrait. Vous pouvez cotiser jusqu’à 18 % de votre revenu gagné l’année précédente (jusqu’au plafond annuel d’environ 33 810 $), utiliser le RAP (jusqu’à 60 000 $) pour acheter une première maison, et devez convertir votre REER en FERR au plus tard le 31 décembre de l’année de vos 71 ans.

Le REER est probablement le compte enregistré le plus connu au Canada — et pourtant, une grande partie des Canadiens ne comprennent pas pleinement son fonctionnement. Beaucoup voient le REER uniquement comme un moyen d’obtenir un « remboursement d’impôt ». Or, ce remboursement n’est qu’un aspect du mécanisme. Le REER est un outil de planification fiscale à long terme dont l’avantage réel dépend de la différence entre votre taux d’imposition au moment de la cotisation et au moment du retrait.

Ce guide vous explique le REER en profondeur : le cycle de vie complet (cotisation → déduction → croissance → retrait → FERR), les droits de cotisation, le REER au conjoint, le RAP pour l’achat d’une maison, les pièges à éviter, et la comparaison avec le CELI et le CELIAPP. Toutes les informations sont vérifiées auprès de l’ARC.

Sommaire

Le cycle de vie du REER en 5 phases

Phase Ce qui se passe Impact fiscal
1. Cotisation Vous déposez de l’argent dans votre REER (jusqu’à 18 % de votre revenu gagné, plafond annuel ~33 810 $) Le montant cotisé est déduit de votre revenu imposable → économie d’impôt immédiate
2. Déduction Vous réclamez la déduction dans votre déclaration de revenus (fédérale et provinciale) Remboursement d’impôt ou réduction du solde dû, au taux marginal combiné
3. Croissance Vos placements croissent à l’intérieur du REER (intérêts, dividendes, gains en capital) Aucun impôt sur la croissance tant que l’argent reste dans le REER
4. Retrait Vous retirez de l’argent du REER (à la retraite ou avant, hors RAP/REEP) Le montant retiré est ajouté à votre revenu imposable → imposé à votre taux marginal de l’année du retrait
5. Conversion en FERR Au plus tard le 31 décembre de vos 71 ans, vous convertissez le REER en FERR (Fonds enregistré de revenu de retraite) Retraits annuels minimums obligatoires, imposés comme un revenu

Le mécanisme fondamental : le REER est un report d’impôt. Vous évitez l’impôt au moment de la cotisation (quand votre taux marginal est généralement élevé), et vous payez l’impôt au moment du retrait (quand votre taux marginal est généralement plus bas). La différence entre les deux taux est votre gain fiscal net. En plus, la croissance composée à l’abri de l’impôt pendant des décennies amplifie considérablement le rendement.

Pour comprendre exactement combien vous économisez selon votre revenu, consultez notre article détaillé sur l’impact fiscal d’une cotisation REER.

Vos droits de cotisation

Le montant maximum que vous pouvez cotiser au REER chaque année est déterminé par l’ARC et indiqué sur votre avis de cotisation.

Le calcul :

  • 18 % de votre revenu gagné de l’année précédente
  • Jusqu’au plafond annuel (environ 33 810 $ — indexé chaque année)
  • Moins le facteur d’équivalence (FE) si vous participez à un régime de retraite d’employeur
  • Plus les droits inutilisés des années précédentes (accumulés indéfiniment)

Revenu gagné : comprend les revenus d’emploi, les revenus de travail autonome, les revenus de location, et certaines pensions — mais pas les revenus de placement (intérêts, dividendes, gains en capital) ni les prestations gouvernementales.

Où trouver vos droits exacts : sur votre dernier avis de cotisation de l’ARC (la ligne « Maximum déductible au titre des REER ») ou dans Mon dossier de l’ARC en ligne. Vérifiez toujours avant de cotiser pour éviter les pénalités d’excédent.

Excédent de cotisation : vous pouvez dépasser vos droits de 2 000 $ maximum sans pénalité (un coussin de tolérance). Au-delà, une pénalité de 1 % par mois s’applique sur l’excédent jusqu’à ce que vous le retiriez.

Date limite de cotisation : les 60 premiers jours de l’année suivante (typiquement jusqu’au 1er mars). Une cotisation faite en janvier ou février peut être déduite sur la déclaration de l’année précédente.

La déduction fiscale : comment elle fonctionne

Chaque dollar cotisé au REER est déduit de votre revenu imposable, ce qui réduit votre impôt au taux marginal combiné (fédéral + provincial). Au Québec, les taux marginaux combinés vont d’environ 27 % (revenu modeste) à 53 % (revenu très élevé).

Exemple : vous gagnez 90 000 $ au Québec (taux marginal combiné ~41 %). Vous cotisez 10 000 $.

  • Votre revenu imposable passe de 90 000 $ à 80 000 $
  • Économie d’impôt : 10 000 $ × 41 % = 4 100 $
  • Ce montant vous revient en remboursement d’impôt ou en réduction du solde dû

Reporter la déduction : vous pouvez cotiser au REER maintenant mais reporter la déduction à une année future. C’est utile si votre revenu est temporairement bas (congé parental, études, année sabbatique) et que vous prévoyez un revenu plus élevé bientôt — vous cotisez maintenant (pour bénéficier de la croissance à l’abri de l’impôt) mais attendez une année à taux marginal plus élevé pour réclamer la déduction.

La déduction réduit l’impôt fédéral ET provincial. Au Québec, la cotisation REER réduit votre revenu imposable sur les deux déclarations (T1 fédérale et TP-1 provinciale). L’économie totale reflète le taux marginal combiné des deux paliers.

Ce que vous pouvez mettre dans un REER

Le REER n’est pas un « placement » en soi — c’est un contenant fiscal dans lequel vous pouvez détenir différents types de placements.

Placements courants dans un REER :

  • Comptes d’épargne à intérêt élevé — capital garanti, rendement modeste
  • CPG (certificats de placement garanti) — taux garanti pour une durée fixe, capital garanti, protégé par la SADC
  • Fonds communs de placement — gestion professionnelle, diversification, frais de gestion
  • FNB (fonds négociés en bourse) — diversification, frais plus bas que les fonds communs, négociés via un compte de courtage
  • Actions individuelles — plus risqué, potentiel de rendement plus élevé, via un REER autogéré
  • Obligations — revenu fixe, moins volatile que les actions

Le choix dépend de votre horizon : si la retraite est dans 20-30 ans, un portefeuille diversifié de FNB (actions + obligations) est généralement plus avantageux qu’un CPG grâce à un rendement potentiel supérieur. Si la retraite est dans 5 ans ou moins, la sécurité du capital (CPG, obligations) prend la priorité. Consultez notre article sur les options de placement à court terme pour les horizons courts.

Le RAP : utiliser le REER pour acheter une maison

Le Régime d’accession à la propriété (RAP) vous permet de retirer jusqu’à 60 000 $ de votre REER sans impôt pour l’achat ou la construction d’une première maison.

Conditions :

  • Vous devez être un acheteur d’une première habitation (ne pas avoir été propriétaire d’une résidence occupée comme lieu principal au cours des 4 années précédentes)
  • Les fonds doivent avoir été dans votre REER depuis au moins 90 jours avant le retrait
  • Vous devez avoir un accord écrit pour acheter ou construire une habitation admissible
  • L’habitation doit être votre résidence principale

Le remboursement : le montant retiré doit être remboursé dans votre REER sur une période de 15 ans, à raison de 1/15 du montant par année. Si vous ne remboursez pas le montant dû dans une année, il est ajouté à votre revenu imposable de cette année. Le remboursement commence la deuxième année suivant le retrait.

Combiner RAP + CELIAPP : pour maximiser votre mise de fonds, vous pouvez retirer jusqu’à 60 000 $ du REER via le RAP ET jusqu’à 40 000 $ du CELIAPP (retrait libre d’impôt et sans obligation de remboursement). Total potentiel : 100 000 $ par personne. Pour un couple, c’est 200 000 $. Consultez notre guide CELIAPP.

Le REER au conjoint

Le REER au conjoint (ou REER de conjoint) est un outil puissant de fractionnement du revenu. Voici comment ça fonctionne.

Le mécanisme : vous cotisez au REER de votre conjoint, mais c’est vous qui obtenez la déduction fiscale (la cotisation est déduite de votre revenu). Au retrait, c’est votre conjoint qui inclut le montant dans son revenu imposable.

L’avantage : si vous êtes le conjoint à revenu élevé (taux marginal de 45 %), vous obtenez une déduction à 45 %. Au retrait, si votre conjoint est à un taux marginal de 27 %, l’impôt payé sera seulement de 27 %. L’économie nette est de 18 points de pourcentage sur le montant.

La règle d’attribution de 3 ans : si votre conjoint retire de l’argent du REER au conjoint dans les 3 années civiles suivant la dernière cotisation, le montant retiré est ajouté à votre revenu (pas celui de votre conjoint). Après 3 ans, les retraits sont imposés au nom de votre conjoint comme prévu. Planifiez vos cotisations en conséquence.

L’utilisation des droits : les cotisations au REER au conjoint utilisent vos propres droits de cotisation, pas ceux de votre conjoint. Si vous avez 15 000 $ de droits et cotisez 5 000 $ dans votre REER + 5 000 $ dans le REER de votre conjoint, vous avez utilisé 10 000 $ de vos 15 000 $ de droits.

Le retrait du REER : les conséquences fiscales

Tout montant retiré du REER (en dehors du RAP et du REEP) est ajouté à votre revenu imposable de l’année et imposé à votre taux marginal.

La retenue à la source : votre institution financière prélève une retenue d’impôt au moment du retrait :

  • Jusqu’à 5 000 $ : retenue de 21 % au Québec (10 % fédéral + 14 % provincial, après abattement)
  • De 5 001 $ à 15 000 $ : retenue de ~26 %
  • Plus de 15 000 $ : retenue de ~31 %

La retenue à la source est un acompte, pas le montant final d’impôt. Le calcul exact sera fait dans votre déclaration de revenus — vous pourriez devoir payer plus ou recevoir un remboursement selon votre revenu total de l’année.

Perte définitive des droits : contrairement au CELI (où les droits sont rétablis après un retrait), les droits de cotisation REER utilisés pour un retrait sont perdus définitivement. C’est une des raisons pour lesquelles les retraits REER avant la retraite sont déconseillés — vous perdez non seulement l’impôt, mais aussi la capacité de re-cotiser.

Quand un retrait REER peut se justifier :

  • RAP (achat de première maison) — retrait sans impôt, remboursable sur 15 ans
  • REEP (Régime d’encouragement à l’éducation permanente) — retrait sans impôt pour financer un retour aux études, remboursable sur 10 ans
  • Année de revenu très faible (sabbatique, entre deux emplois) où votre taux marginal est bas
  • Urgence financière majeure quand toutes les autres options sont épuisées

La conversion en FERR à 71 ans

Le REER ne peut pas exister indéfiniment. Au plus tard le 31 décembre de l’année de vos 71 ans, vous devez le convertir en l’une des options suivantes :

  • FERR (Fonds enregistré de revenu de retraite) — l’option la plus courante. Vous transférez votre REER dans un FERR et effectuez des retraits annuels (avec un minimum obligatoire basé sur votre âge et le solde du FERR). Les retraits sont imposés comme un revenu
  • Rente viagère ou à terme — vous achetez une rente qui vous versera un revenu régulier pour le reste de votre vie (ou pour une période fixe)
  • Retrait forfaitaire — vous retirez tout d’un coup (rarement conseillé : imposition massive en une seule année)

Les retraits minimums du FERR : à partir de l’année suivant la conversion, vous devez retirer un pourcentage minimum du solde du FERR chaque année. Ce pourcentage augmente avec l’âge : environ 5,28 % à 72 ans, 5,82 % à 75 ans, 6,82 % à 80 ans, etc. Ces minimums sont fixés par le gouvernement et ne sont pas modifiables.

Conseil de planification : si vous avez un REER important et d’autres sources de revenu à la retraite (pensions, SV, RRQ), les retraits obligatoires du FERR peuvent pousser votre revenu dans un palier d’imposition plus élevé et déclencher la récupération de la Sécurité de la vieillesse (SV). Commencer des retraits REER progressifs avant 71 ans (dans les années à faible revenu entre la retraite et le début du FERR) peut réduire l’impôt total sur la vie entière.

REER vs CELI vs CELIAPP : comparatif rapide

Critère REER CELI CELIAPP
Déduction fiscale à la cotisation Oui Non Oui
Croissance à l’abri de l’impôt Oui Oui Oui
Retrait imposable Oui (ajouté au revenu) Non (libre d’impôt) Non (si pour achat de maison)
Droits rétablis après retrait Non (perdus définitivement) Oui (rétablis le 1er janvier suivant) Non
Plafond annuel 18 % du revenu gagné (max ~33 810 $) ~7 000 $/an (montant fixe, cumulatif) 8 000 $/an (max vie 40 000 $)
Report des droits inutilisés Oui (indéfiniment) Oui (depuis 2009 ou 18 ans) Oui (max 8 000 $ de report)
Âge limite Conversion FERR à 71 ans Aucun Doit être utilisé dans les 15 ans suivant l’ouverture
Meilleur pour Taux marginal élevé maintenant, bas à la retraite Taux marginal bas maintenant ou taux similaire à la retraite Premier achat de maison
Impact sur les prestations (SV, ACE) Le retrait augmente le revenu (peut réduire les prestations) Aucun impact (retrait non compté) Aucun impact (si retrait pour maison)

Pour une analyse complète, consultez notre guide CELI, REER et CELIAPP.

Les erreurs à éviter

Erreur 1 — Cotiser au REER quand votre taux marginal est bas. Si vous gagnez 40 000 $ (taux marginal ~27 %), le REER vous donne une déduction de 27 %. Si votre revenu de retraite est similaire, vous repayez au même taux — aucun avantage de taux. Le CELI est généralement préférable en dessous de ~37 %.

Erreur 2 — Dépenser le remboursement d’impôt. Le remboursement est un report, pas un cadeau. Si vous le dépensez en consommation, vous finirez avec moins d’argent net à la retraite qu’avec un CELI. Réinvestissez toujours le remboursement.

Erreur 3 — Retirer du REER avant la retraite (hors RAP/REEP). Vous payez l’impôt + une retenue à la source + vous perdez vos droits définitivement. Triple pénalité.

Erreur 4 — Ne pas vérifier ses droits avant de cotiser. Dépasser vos droits de plus de 2 000 $ coûte 1 % par mois de pénalité. Consultez Mon dossier de l’ARC.

Erreur 5 — Laisser son REER en liquidités (compte d’épargne) pendant des années. Un REER investi en CPG à 3 % pendant 25 ans génère beaucoup moins qu’un portefeuille diversifié de FNB à rendement historique de 6-7 %. Plus votre horizon est long, plus un portefeuille diversifié est avantageux.

Erreur 6 — Ignorer le REER au conjoint. Si vous êtes dans un couple avec des revenus très différents, le REER au conjoint est un outil de fractionnement puissant qui peut économiser des milliers de dollars d’impôt sur la vie entière.

Erreur 7 — Attendre février pour cotiser (la « course au REER »). Cotiser en janvier/février pour la déduction de l’année précédente est mieux que rien — mais cotiser mensuellement toute l’année est encore mieux. Votre argent travaille à l’abri de l’impôt pendant 10-11 mois supplémentaires. Consultez notre article sur l’automatisation de l’épargne.

Questions fréquentes

Puis-je avoir plus d’un REER ?

Oui. Vous pouvez avoir autant de comptes REER que vous voulez (un chez votre banque, un chez un courtier en ligne, un REER collectif chez votre employeur). Cependant, le plafond total de cotisation s’applique à l’ensemble de vos REER combinés, pas à chaque compte individuellement.

Mon conjoint peut-il cotiser à mon REER ?

Oui, via le mécanisme du REER au conjoint. Votre conjoint cotise à votre REER et obtient la déduction sur sa propre déclaration. Au retrait (après 3 ans), c’est vous qui payez l’impôt à votre taux marginal (idéalement plus bas que celui de votre conjoint).

Que se passe-t-il avec mon REER si je décède ?

Si votre conjoint est le bénéficiaire désigné, le REER peut être transféré dans le REER ou FERR de votre conjoint sans impôt. Si le bénéficiaire est une autre personne (ou votre succession), la valeur totale du REER est ajoutée à votre revenu imposable de l’année du décès — l’impôt peut être considérable. Désignez toujours votre conjoint comme bénéficiaire si vous en avez un.

Le REER est-il protégé contre les créanciers ?

Dans la plupart des provinces, les REER ne sont pas automatiquement protégés contre les créanciers (sauf en cas de faillite, où il y a une protection partielle). Si vous avez un REER de groupe avec votre employeur, il peut bénéficier d’une protection plus étendue. Les règles varient — consultez un conseiller juridique si c’est un enjeu pour vous.

Quelle est la différence entre un REER et un REER collectif ?

Un REER individuel est un compte que vous ouvrez vous-même auprès d’une institution financière ou d’un courtier. Un REER collectif est établi par votre employeur — souvent avec une cotisation de contrepartie (matching). Les deux comptent dans votre plafond total de cotisation. Le REER collectif offre l’avantage du matching (argent gratuit de l’employeur), mais le choix de placements est souvent plus limité.

Dois-je cotiser au REER si j’ai un régime de retraite à prestations déterminées ?

Votre facteur d’équivalence (FE) réduit vos droits REER en conséquence. Si vous avez un bon régime à prestations déterminées, vos droits REER restants peuvent être faibles. Vérifiez vos droits exacts sur votre avis de cotisation. Si vous avez des droits résiduels, le CELI est souvent un meilleur choix que le REER dans cette situation (parce que votre revenu de retraite sera probablement élevé grâce à la pension, donc votre taux marginal au retrait sera élevé aussi).

À quel âge devrait-on commencer à cotiser au REER ?

Pas nécessairement dès le premier emploi. Si votre revenu est modeste en début de carrière, le CELI est souvent préférable. Commencez le REER quand votre revenu atteint un taux marginal d’environ 37 % ou plus — typiquement dans la trentaine pour beaucoup de Canadiens. L’important est de commencer à épargner tôt, que ce soit dans un REER ou un CELI. Consultez notre guide sur combien épargner par mois.

Pour aller plus loin

Sources officielles


Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil fiscal ou financier personnalisé. Les plafonds, taux et règles du REER changent annuellement. Pour une stratégie adaptée, consultez un planificateur financier ou un CPA. Pour en savoir plus sur notre démarche, consultez notre méthodologie éditoriale.