Lorsqu’un entrepreneur vend les actions de sa société, il peut, à certaines conditions, mettre à l’abri de l’impôt plus d’un million de dollars de gain en capital. Selon l’Agence du revenu du Canada, l’exonération cumulative des gains en capital (ECGC) atteignait 1 250 000 $ pour 2025 — mais encore faut-il que les actions respectent trois tests précis, souvent échoués par simple manque de préparation.
Pour bien des propriétaires de PME (petite et moyenne entreprise), la valeur de l’entreprise représente l’essentiel de leur patrimoine et, souvent, leur fonds de retraite. Au moment de la vente — à un tiers, à des employés ou à la relève familiale — l’impôt sur le gain en capital peut amputer une part importante du produit. L’ECGC existe précisément pour alléger ce fardeau, mais elle repose sur des règles techniques qui se planifient des années à l’avance. Ce guide explique son fonctionnement, les critères des actions admissibles de petite entreprise, le calcul de la déduction et les pièges qui font perdre l’exonération.
Note : le plafond de l’exonération est indexé à l’inflation et les règles entourant les gains en capital ont été modifiées à plusieurs reprises ces dernières années (certaines mesures sont encore décrites par l’ARC comme des « modifications proposées »). Les montants cités ici proviennent des sources officielles consultées au moment de la rédaction ; vérifiez toujours le plafond applicable à l’année de la vente auprès de l’ARC (ligne 25400) et de Revenu Québec.
Sommaire
- L’exonération cumulative des gains en capital, c’est quoi?
- Les trois tests des actions admissibles de petite entreprise
- Vendre ses actions ou vendre ses actifs : une distinction décisive
- Ce qui peut réduire ou bloquer la déduction
- Exemples de calcul
- Préparer l’admissibilité : les stratégies courantes
- Les erreurs à éviter
- Questions fréquentes
L’exonération cumulative des gains en capital, c’est quoi?
Quand vous vendez un bien pour plus que ce qu’il vous a coûté, la différence constitue un gain en capital. Seule une fraction de ce gain — le taux d’inclusion, de 50 % — est ajoutée à votre revenu imposable. Le mécanisme général est détaillé dans notre guide sur l’impôt sur les gains en capital au Canada ; ici, on s’intéresse à l’exonération propre aux entrepreneurs.
Une exonération « à vie ». L’ECGC permet à un particulier résidant au Canada de ne pas payer d’impôt sur une tranche de gains en capital réalisés à la vente de certains biens : les actions admissibles de petite entreprise (souvent abrégées AAPE) et les biens agricoles ou de pêche admissibles. Elle est dite « cumulative » parce qu’il s’agit d’un plafond pour toute la vie : chaque dollar utilisé lors d’une vente réduit d’autant ce qui reste disponible pour les ventes futures, et ce plafond est commun aux deux catégories de biens.
Exonération ou déduction? Les deux termes désignent la même mesure vue sous deux angles. L’exonération s’exprime en gain total (par exemple 1 250 000 $ pour 2025, selon l’ARC). La déduction pour gains en capital, elle, est le montant réellement réclamé dans la déclaration : comme seule la moitié du gain est imposable, elle correspond à la moitié du plafond, soit un maximum de 625 000 $ de gain en capital imposable pour 2025.
Un plafond qui bouge. Le plafond est passé à 1 250 000 $ pour les ventes effectuées après le 24 juin 2024, et son indexation à l’inflation reprend à compter de 2026. Le ministère des Finances du Québec indique, dans ses fiches de dépenses fiscales, un montant de 1 275 000 $ pour les aliénations effectuées après 2025 ; pour le volet fédéral, confirmez le plafond de l’année de votre vente sur la page de la ligne 25400 de l’ARC.
Résidence au Canada. Pour réclamer la déduction, il faut généralement avoir résidé au Canada pendant toute l’année de la vente. L’ARC prévoit une souplesse pour les années d’arrivée ou de départ, à condition d’avoir été résident toute l’année précédente ou toute l’année suivante.
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Les trois tests des actions admissibles de petite entreprise
Toutes les actions de société privée ne donnent pas droit à l’exonération. Le guide T4037 de l’ARC (Gains en capital) précise qu’une action est une action admissible de petite entreprise seulement si toutes les conditions suivantes sont remplies.
Test 1 — Au moment de la vente : le test des 90 %. Au moment de la vente, l’action doit faire partie du capital-actions d’une société exploitant une petite entreprise, détenue par vous, votre époux ou conjoint de fait, ou une société de personnes dont vous êtes membre. L’ARC définit cette société comme une société privée sous contrôle canadien (SPCC) dont la totalité ou presque — soit 90 % ou plus — de la juste valeur marchande des actifs est utilisée principalement dans une entreprise exploitée activement, principalement au Canada, par la société ou une société liée, ou est constituée d’actions ou de dettes de sociétés rattachées qui sont elles-mêmes des sociétés exploitant une petite entreprise (ou une combinaison des deux).
Test 2 — Pendant les 24 mois précédents : le test des 50 %. Tout au long des 24 mois précédant la vente, pendant que l’action était détenue par vous, une société de personnes dont vous étiez membre ou une personne liée à vous, elle devait être une action d’une SPCC dont plus de 50 % de la juste valeur marchande des actifs servait principalement à une entreprise exploitée activement au Canada, ou consistait en certaines actions ou dettes de sociétés rattachées.
Test 3 — Pendant les 24 mois précédents : le test de détention. Pendant les 24 mois précédant immédiatement la vente, l’action ne doit avoir appartenu à personne d’autre que vous, une société de personnes dont vous étiez membre ou une personne liée à vous. En pratique, des actions nouvellement émises par la société sont généralement traitées comme si elles avaient été détenues par une personne non liée, sauf exceptions — par exemple lorsqu’elles sont émises en contrepartie de la totalité ou presque (90 % ou plus) des actifs d’une entreprise exploitée activement.
Qu’est-ce qu’un actif « actif »? L’équipement, l’inventaire, les comptes clients ou l’encaisse nécessaire aux opérations sont généralement considérés comme utilisés dans l’entreprise. À l’inverse, un portefeuille de placements, un surplus de liquidités accumulé au fil des ans ou un immeuble loué à des tiers sont des actifs passifs qui peuvent faire échouer le test des 90 % ou celui des 50 %. C’est là que la plupart des entrepreneurs prospères trébuchent : plus l’entreprise est rentable, plus l’encaisse excédentaire s’accumule dans la société.
Vendre ses actions ou vendre ses actifs : une distinction décisive
L’ECGC est une mesure accordée aux particuliers qui vendent des actions. Cette nuance, en apparence technique, détermine souvent si l’exonération pourra être utilisée ou non.
La vente d’actions. L’acheteur acquiert les actions de la société, qui continue d’exister avec ses actifs, ses contrats et son historique. Le vendeur réalise un gain en capital personnel sur ses actions et, si elles sont admissibles, peut réclamer l’exonération.
La vente d’actifs. C’est la société elle-même qui vend son équipement, sa clientèle ou son achalandage. Le gain est réalisé par la société, et non par l’actionnaire : l’exonération ne s’applique pas à ce gain. L’argent reste dans la société et devra ensuite être retiré, généralement sous forme de dividendes imposables — voir notre article sur l’imposition des dividendes déterminés et non déterminés.
Des intérêts souvent opposés. L’acheteur préfère fréquemment acheter des actifs (il évite d’hériter des risques passés de la société et obtient une base d’amortissement plus élevée), alors que le vendeur a intérêt à vendre ses actions pour profiter de l’ECGC. Cette tension se négocie souvent dans le prix : un vendeur peut accepter un prix légèrement inférieur pour une vente d’actions, compte tenu de l’économie d’impôt.
La vente à un membre de la famille. Lorsque l’acheteur est un enfant ou un autre proche, des règles anti-évitement peuvent transformer le gain en dividende réputé et faire perdre l’exonération, sauf si les conditions d’un transfert intergénérationnel reconnu sont respectées. Ce cas particulier est détaillé dans notre guide pour vendre son entreprise à la relève familiale. D’autres formes de transfert, comme la vente à une fiducie collective des employés ou à une coopérative de travailleurs, font l’objet de règles distinctes (formulaires T24EOT et T25QCC de l’ARC).
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Ce qui peut réduire ou bloquer la déduction
Avoir des actions admissibles et un plafond inutilisé ne garantit pas que toute la déduction sera accordée. Plusieurs éléments de votre historique fiscal personnel entrent dans le calcul, effectué au fédéral sur le formulaire T657 et au Québec sur le formulaire TP-726.7.
Les pertes nettes cumulatives sur placements (PNCP). Si, depuis 1988, vos frais de placement (intérêts sur un prêt pour investir, frais de gestion, certaines pertes) ont dépassé vos revenus de placement, l’écart cumulatif — appelé PNCP — réduit la déduction disponible. L’ARC exige le formulaire T936 pour ce calcul dès que vous avez eu des revenus ou des frais de placement depuis 1988. Ironiquement, un entrepreneur qui a emprunté pour investir ou qui a reçu peu de dividendes peut ainsi voir sa déduction amputée.
Les pertes déductibles au titre d’un placement d’entreprise (PDTPE). Si vous avez déjà déduit une perte sur des actions ou des prêts dans une petite entreprise ayant échoué, cette déduction peut réduire le montant d’exonération que vous pouvez réclamer par la suite.
L’exonération déjà utilisée. Toute portion du plafond réclamée lors d’une vente antérieure est soustraite du plafond restant.
L’impôt minimum de remplacement (IMR). Un gros gain exonéré peut déclencher l’IMR, un calcul parallèle conçu pour que les contribuables bénéficiant d’importantes déductions paient un minimum d’impôt. Les règles fédérales de l’IMR ont été revues à compter de 2024 et le Québec a son propre régime ; l’impôt ainsi payé est généralement récupérable dans les années suivantes, mais il crée un décaissement imprévu l’année de la vente. Au fédéral, le calcul se fait sur le formulaire T691.
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Exemples de calcul
Les exemples ci-dessous sont simplifiés : ils supposent des actions admissibles, aucune PNCP, aucune PDTPE, aucun usage antérieur de l’exonération et un plafond de 1 250 000 $ (celui de 2025 selon l’ARC). Ils ne tiennent pas compte de l’IMR.
Exemple 1 — Gain sous le plafond. Julie vend les actions de son entreprise de services pour 1 100 000 $. Son prix de base rajusté (le coût fiscal de ses actions) est de 100 000 $. Son gain en capital est donc de 1 000 000 $, dont la moitié, soit 500 000 $, est un gain en capital imposable. Elle réclame une déduction pour gains en capital de 500 000 $ : son revenu imposable lié à la vente tombe à zéro. Il lui reste 250 000 $ de plafond d’exonération (125 000 $ de déduction) pour une éventuelle vente future.
Exemple 2 — Gain au-dessus du plafond. Marc réalise un gain de 1 600 000 $ sur ses actions. Les premiers 1 250 000 $ sont exonérés (déduction de 625 000 $). L’excédent de 350 000 $ est imposé normalement : 175 000 $ s’ajoutent à son revenu imposable de l’année.
Exemple 3 — L’effet des PNCP. Reprenons Julie, mais supposons qu’elle a accumulé 40 000 $ de PNCP au fil des ans en empruntant pour investir. Sa déduction disponible passe de 500 000 $ à 460 000 $ : 40 000 $ de gain en capital imposable restent imposés, malgré un plafond suffisant. Ces 40 000 $ ne sont pas perdus pour autant, puisque la portion d’exonération non utilisée reste disponible pour l’avenir.
À retenir : l’économie d’impôt dépend de votre taux marginal. Au Québec, où les taux combinés figurent parmi les plus élevés au pays, mettre 625 000 $ de gain imposable à l’abri peut représenter une économie de plusieurs centaines de milliers de dollars — d’où l’intérêt de préparer la vente.
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Préparer l’admissibilité : les stratégies courantes
Parce que le test des 50 % porte sur les 24 mois précédant la vente, l’admissibilité se prépare idéalement plusieurs années à l’avance. Voici les stratégies les plus souvent évoquées par les fiscalistes ; chacune comporte des conditions et des risques qui exigent un accompagnement professionnel.
La purification de la société. Elle consiste à retirer de la société d’exploitation les actifs passifs (placements, liquidités excédentaires, immeuble non utilisé dans l’entreprise) afin de respecter les tests de 90 % et de 50 %. Ces actifs peuvent, par exemple, être transférés à une société de portefeuille ou versés en dividendes. Une purification faite à la dernière minute peut ne pas suffire pour le test des 24 mois.
La cristallisation de l’exonération. Sans vendre à un tiers, un actionnaire peut réaliser volontairement un gain sur ses actions — souvent au moyen d’un roulement à une valeur choisie — pour utiliser son exonération pendant que les actions sont admissibles. Le prix de base de ses actions augmente d’autant, ce qui réduira le gain imposable lors d’une vente future. Cette stratégie est surtout envisagée lorsqu’on craint que la société ne perde son admissibilité (croissance des actifs passifs, projet d’inscription en bourse, etc.).
La multiplication de l’exonération. Chaque particulier dispose de son propre plafond. Lorsque le conjoint ou les enfants détiennent aussi des actions — directement ou par l’intermédiaire d’une fiducie familiale — plusieurs exonérations peuvent potentiellement s’appliquer à une même vente. Ces structures doivent toutefois être mises en place longtemps d’avance (test de détention de 24 mois) et respecter les règles d’attribution et d’impôt sur le revenu fractionné.
Le gel successoral. En figeant la valeur des actions du propriétaire actuel et en attribuant la croissance future à la relève, le gel permet de planifier l’utilisation de l’exonération au fil des générations. Il fait souvent partie d’une planification plus large incluant l’impôt au décès et la succession, puisque l’exonération peut aussi s’appliquer au gain réputé réalisé au décès.
Le réflexe à adopter : au moins deux ou trois ans avant une vente envisagée, demandez à votre comptable de vérifier si vos actions respecteraient aujourd’hui les tests de 90 % et de 50 %, de calculer votre PNCP et d’estimer l’exonération déjà utilisée. Ce diagnostic précoce laisse le temps de purifier la société ou de restructurer l’actionnariat. Attendre la lettre d’intention d’un acheteur, c’est souvent découvrir trop tard que l’exonération est hors de portée.
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Les erreurs à éviter
Erreur 1 — Laisser l’encaisse s’accumuler dans la société. Des années de profits non distribués placés dans la société d’exploitation peuvent faire échouer le test des 90 % au moment de la vente, ou celui des 50 % sur les 24 mois précédents.
Erreur 2 — Accepter une vente d’actifs sans mesurer l’impact. Une vente d’actifs par la société ne donne pas accès à l’exonération. Comparez l’impôt total des deux scénarios avant de négocier le prix.
Erreur 3 — Oublier les PNCP. Des frais de placement accumulés depuis des années peuvent réduire la déduction de façon inattendue. Le formulaire T936 doit être rempli avant de compter sur l’exonération complète.
Erreur 4 — Restructurer l’actionnariat à la dernière minute. Les nouveaux actionnaires (conjoint, enfants, fiducie) doivent généralement respecter la période de détention de 24 mois ; une réorganisation faite quelques mois avant la vente peut ne rien donner.
Erreur 5 — Ignorer l’impôt minimum de remplacement. Un gain largement exonéré peut tout de même entraîner un IMR à payer l’année de la vente. Prévoyez les liquidités nécessaires.
Erreur 6 — Se fier à un plafond périmé. Le plafond est indexé et a changé plusieurs fois récemment. Vérifiez le montant de l’année de la vente auprès de l’ARC et de Revenu Québec plutôt que de vous fier à un chiffre lu il y a quelques années.
Erreur 7 — Vendre à un proche sans planification. Une vente à un enfant ou à sa société mal structurée peut transformer le gain en dividende réputé et faire perdre l’exonération.
Questions fréquentes
Quel est le montant de l’exonération cumulative des gains en capital?
Selon l’ARC, l’exonération était de 1 250 000 $ pour 2025, ce qui correspond à une déduction maximale de 625 000 $ de gain en capital imposable. Le plafond est indexé à l’inflation à compter de 2026 ; le ministère des Finances du Québec indique 1 275 000 $ pour les aliénations après 2025. Consultez la page de la ligne 25400 de l’ARC pour le plafond fédéral de l’année de votre vente.
Toutes les actions de société privée sont-elles admissibles?
Non. Les actions doivent être celles d’une société privée sous contrôle canadien exploitant une petite entreprise et respecter trois tests : au moins 90 % des actifs utilisés dans une entreprise active au moment de la vente, plus de 50 % pendant les 24 mois précédents, et aucune détention par une personne non liée pendant ces 24 mois.
L’exonération s’applique-t-elle si ma société vend ses actifs?
Non. L’exonération vise les particuliers qui vendent des actions admissibles. Lorsque la société vend ses actifs, le gain est réalisé par la société et ne donne pas droit à l’exonération personnelle de l’actionnaire.
Peut-on utiliser l’exonération en plusieurs fois?
Oui. Le plafond est cumulatif pour toute la vie : vous pouvez l’utiliser sur plusieurs ventes, et chaque montant réclamé réduit le solde disponible pour les ventes suivantes. Ce solde est commun aux actions admissibles de petite entreprise et aux biens agricoles ou de pêche admissibles.
Quels formulaires faut-il remplir?
Au fédéral, la déduction se calcule sur le formulaire T657 et se réclame à la ligne 25400 ; le formulaire T936 sert à calculer les pertes nettes cumulatives sur placements. Au Québec, on utilise le formulaire TP-726.7 et la ligne 292 de la déclaration de revenus.
Mon conjoint et mes enfants peuvent-ils aussi utiliser leur exonération?
Chaque particulier a son propre plafond. S’ils détiennent eux-mêmes des actions admissibles — directement ou par une fiducie — depuis suffisamment longtemps, plusieurs exonérations peuvent s’appliquer à une même vente. Ces structures sont complexes et doivent être mises en place avec un fiscaliste.
L’exonération s’applique-t-elle au décès?
Au décès, une personne est réputée avoir vendu ses biens à leur juste valeur marchande. Si elle détenait des actions admissibles, l’exonération inutilisée peut généralement réduire l’impôt sur le gain réputé, d’où l’importance de vérifier l’admissibilité dans le cadre de la planification successorale.
Faut-il être résident du Canada pour en bénéficier?
Oui. Il faut généralement avoir résidé au Canada toute l’année de la vente. L’ARC accepte aussi le cas d’une personne résidente pendant une partie de l’année, si elle était résidente toute l’année précédente ou toute l’année suivante.
Sources officielles
- Agence du revenu du Canada — Ligne 25400 : Déduction pour gains en capital
- Agence du revenu du Canada — Guide T4037, Gains en capital
- Revenu Québec — Formulaire TP-726.7, Déduction pour gains en capital sur biens admissibles
- Ministère des Finances du Québec — Exonération limitée des gains en capital sur les actions admissibles d’une société qui exploite une petite entreprise
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil fiscal ou juridique personnalisé. Les règles entourant l’exonération cumulative des gains en capital sont techniques, certaines mesures sont encore en voie d’adoption et les plafonds sont indexés chaque année. Avant toute vente, réorganisation ou purification de société, consultez un comptable professionnel agréé (CPA) ou un fiscaliste. Pour en savoir plus sur notre démarche, consultez notre méthodologie éditoriale.

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